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On Murmure - Saaba : ça chauffe entre riverains et propriétaires terriens

27/02/2018
18:10

Kantigui a appris que le climat social n’est pas du tout serein à Saaba, une commune située à la périphérie Est de Ouagadougou. Selon les sources de Kantigui, tout serait parti de l’occupation illégale d’une réserve administrative par la population. Les riverains de cette réserve, visiblement opposés à son morcellement, se heurtent aux propriétaires terriens. 

Après s’être déporté sur les lieux, Kantigui est resté bouche bée face au spectacle. En réalité, la réserve n’est plus que l’ombre d’elle-même. Propriété de plusieurs familles, elle est devenue une zone non lotie, où se concentrent des habitats spontanés. Une partie avait été illégalement occupée, il y a bien longtemps, sans problème. Profitant du « silence » des autorités, les autres propriétaires terriens se sont livrés, à leur tour, au morcellement puis à la vente systématique de la partie restante. Ce qui a provoqué le courroux des riverains, a appris Kantigui. A ce jour, les nouveaux acquéreurs sont en train de construire des maisons en matériaux définitifs, sous le regard inquisiteur des autorités communales. Face à cela, a-t-on relaté à Kantigui, les riverains affirment avoir interpellé les autorités, à travers des écrits publiés dans la presse, en vain. Aussi, ils expliquent avoir tenté, sans succès, de rencontrer le maire de Saaba pour lui exposer leurs préoccupations. Ce qui a fini par les convaincre que les autorités sont quelque peu complices de la situation qui prévaut sur le  terrain. Un des propriétaires terriens qui s’est confié à Kantigui soutient que la partie restante était une colline que le lotissement de 2005 n’avait pas prise en compte. Pour lui, les propriétaires terriens sont dans leur droit de vendre leurs terres à qui ils veulent. En revanche, les résidents ne sont pas prêts à quitter aussi facilement et réclament des dédommagements en cas de déguerpissement.  Ils espèrent, par la voix de Kantigui, que leur cri du cœur sera entendu et souhaitent que des mesures soient prises pour satisfaire, au mieux, chacun d’eux. C’est le lieu ici pour Kantigui d’appeler les autorités municipales à ouvrir l’œil et le bon pour éviter de telles situations à l’avenir.  Car, comme le dit si bien l’adage, prévenir vaut mieux que guérir.

Université Ouaga2 : des grincements à la Faculté de droit

Il est revenu à Kantigui que les étudiants qui viennent d’obtenir leur licence en Droit (promotion 2015-2018) à l’Université Ouaga2 ne sont pas contents. La raison serait que le gouvernement et l’institution ont pris des engagements qu’ils tardent à appliquer. Selon les sources de Kantigui, à l’entame de la mise en application  du système Licence-master-doctorat (LMD) dans cette université, en 2008, l’université en question avait pris l’engagement d’accepter l’inscription de tous les étudiants qui obtiendraient leur licence en Master 1. Ce qui n’est pas le cas, selon le confident de Kantigui, car l’accès au Master 1 se fait toujours par sélection, sur la base des moyennes obtenues. En ce qui concerne l’Etat, il se serait engagé à ramener les concours de niveau Maîtrise au niveau licence, afin de permettre aux nombreux titulaires de ce diplôme d’y postuler. Mais jusqu’à présent, l’informateur de Kantigui estime que rien de concret n’est fait de ce côté non plus. Au vu de la situation qui n’évolue pas, il a affirmé que les étudiants entendent monter au créneau ce vendredi, à travers une conférence de presse, pour attirer l’attention des autorités sur la question. La source a précisé que la grève n’est pas, pour le moment, à l’ordre du jour, mais que le problème mérite d’être pris au sérieux. 

Gourcy : des Koglweogo s’illustrent de la bonne manière

Kantigui a applaudi quand il a appris des exploits des Koglweogo de la ville de Gourcy. En effet, selon ce qui lui a été rapporté, le groupe d’autodéfense du secteur n°4 de ladite ville a appréhendé un présumé voleur qu’il a remis aux forces de sécurité. Celui-ci a dénoncé ses trois complices dont deux ont pu être interpellés et un est en cavale. Aux mains des desdits délinquants, il a été retrouvé quatre motos, deux vélos et des portables. Les faits se sont déroulés le 23 février 2018, la veille du Nabasga (fête coutumière) du chef du village. En attendant, les interpellés attendent la suite de l’enquête pour être situés sur leur sort.

Ouahigouya : quand toucher son salaire devient un calvaire

Kantigui a appris que certaines banques peinent à satisfaire leur clientèle pendant les fins de mois, notamment à partir du 24, date à laquelle commencent les fortes affluences. Selon l’informateur de Kantigui, devant  ces institutions financières, il est fréquent de voir des scènes à l’image de celles qu’on a dans les périphéries de Ouagadougou en temps de pénurie d’eau. Il faut se lever tôt le matin pour espérer toucher son argent le même jour. Pis, certaines de ces structures avancent, de façon fréquente, le manque de réseau internet. La source de Kantigui qui a vécu une situation similaire dit avoir attendu de 9h à 17h pour entrer en possession de son dû. Une journée entière sacrifiée pour cet instituteur et ses élèves. Pour ne rien arranger, les Guichets automatiques bancaires (GAB) censés résoudre le problème, sont défaillants dans nombre d’ agences dans la cité de Naaba Kango. Non content  de vous renvoyer bredouille pour indisponibilité des services aux GAB, il arrive que l’on vous envoie un message pour vous accuser d’avoir effectué un retrait qui n’a jamais eu lieu. Du coup, vous avez une semaine minimum pour rétablir la situation avec toutes les conséquences sociales que cela comporte, explique la source de Kantigui. A cela s’ajoute la lenteur des caissiers quelquefois débordés par les sollicitations. Tout en compatissant à la douleur des clients, Kantigui invite les premiers responsables desdites entreprises à se pencher sérieusement sur la qualité de leurs services qui est en-deçà du minimum qu’il faut en ce 21ème siècle, même dans un pays en voie de développement comme le Burkina Faso. Autrement, l’Etat n’aura plus de raison à obliger les fonctionnaires à la bancarisation.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(226) 25 31 22 89


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