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Paul Kaba Thiéba demande aux Burkinabè de rester confiants

04/03/2018
22:41

Après la double attaque terroriste qui a secoué Ouagadougou, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba  a visité, le samedi 3 mars 2018, les lieux ciblés, le siège de l’Etat-major des armées et l’ambassade de France, et  apporté  le soutien du gouvernement aux blessés à l’hôpital Yalgado-Ouédraogo et à l’hôpital Blaise-Compaoré.


Passés les premiers moments de stupeurs et de colère suite à la double attaque de l’Etat-major général des armées et de l’ambassade de France à Ouagadougou, le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba, constate l’ampleur des dégâts sur les lieux de cette double attaque et réconforte les blessés dans les centres hospitaliers au lendemain des évènements. C’est l’état-major général des armées qui est le premier site à recevoir la visite du Premier ministre, le samedi 3 mars 2018, accompagné d’une délégation gouvernementale. Des impacts de balles sur les murs, des vitres brisées, une partie du bâtiment écroulée, des bureaux calcinés, des arbres du côté ouest de la cour ravagés par la furie des flammes, le tout visible à partir de l’extérieur. Bien que l’accès à la cour soit refusé aux journalistes, une vue de dehors donne une idée de la violence de l’attaque. Même les immeubles voisins portent toujours les stigmates de cette attaque. Après environ une heure de visite sur les lieux de l’attentat, Paul Kaba Thiéba laisse éclater son indignation : « Permettez-moi d’exprimer mon émotion et mes sentiments de révolte après ce que je viens de voir ce matin en visitant l’Etat-major. Ce sont des scènes apocalyptiques et je voudrais m’incliner devant la mémoire de nos braves soldats tombés au combat pour la défense de la patrie, de la liberté et de la démocratie», indique-t-il. Il présente les condoléances du gouvernement et de toute la Nation aux familles des victimes tout en rassurant que leur sacrifice ne sera jamais oublié. Il tient à condamner avec la dernière vigueur  « cet attentat terroriste, lâche, qui sème la mort et la désolation inutilement dans un pays de paix qui a fait le choix de vivre dans la démocratie, la liberté et le respect des droits humains». Pour Paul Kaba Thiéba, les terroristes doivent comprendre que rien, absolument rien n’ébranlera la détermination de son gouvernement et du peuple burkinabè à surmonter cette épreuve, à lutter contre les forces du mal et à rétablir la sécurité. A entendre le chef du gouvernement, ce ne sont pas ces attaques terroristes qui vont intimider le peuple burkinabè car le pays a une tradition de courage et de combativité et est jalousement attaché à l’indépendance ainsi qu’à la démocratie. «Je demande aux Burkinabè de rester confiants. Nous sommes débout comme un seul homme pour lutter contre l’ennemi commun et nous ne courberons jamais l’échine. Je demande à la population de coopérer avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) pour  que nous puissions sortir victorieux contre nos ennemis quel que soit le prix à payer», ajoute-il à l’endroit des populations.  


Prise en charge gratuite des blessés


A la question de savoir comment les assaillants ont pu avoir accès à l’Etat-major pour attaquer, Paul Kaba Thiéba est sans équivoque : «Les terroristes adaptent leur mode opératoire au dispositif que nous mettons en place. Nous devons à tout moment rester vigilants, anticiper ces modes opératoires utilisés par les assaillants pour faire face à toute adversité. Le terrorisme est devenu un fléau mondial et même les pays qui ont les moyens sophistiqués sont confrontés aux mêmes problématiques que les nôtres ».   Après l’Etat-major général des armées, le chef du gouvernement met le cap sur l’hôpital Yalgado-Ouédraogo pour apporter compassion et soutien aux blessés avant d’aller sur le site de l’ambassade de France pour constater les dégâts. Sur les lieux, l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabane, accueille son hôte et lui explique la scène de l’attaque. A entendre le diplomate français, cet acte terroriste qui n’a pas enregistré de perte en vie humaine dans la communauté française, avait pour but de semer la discorde entre les deux pays. Mais, ajoute-t-il, le président  Emmanuel  Macron a échangé au téléphone avec son homologue Roch Kaboré  après les évènements et les deux hommes se sont engagés à conjuguer leurs efforts pour renforcer la lutte contre le terrorisme.  La dernière étape de la tournée du chef du gouvernement le conduit à l’infirmerie du camp Sangoulé-Lamizana et  ensuite à l’hôpital national Blaise-Compaoré pour un soutien aux blessés. 
Des dires du chef du gouvernement, ces blessés ont le moral et leur état est, dans l’ensemble, encourageant. Il ajoute que son gouvernement, à travers le ministère en charge de la solidarité nationale, a décidé d’une prise en charge gratuite des frais médicaux pour les blessés militaires et civils et leur accompagnement psycho-social. 
Selon Dr Abdoulaye So, chef de service de la qualité, la plupart des victimes reçues à l’hôpital Blaise-Compaoré sont des blessés par balles et d’autres dus au souffle des armes utilisées. Ils ont reçu des soins permettant de stabiliser leur état de santé et leur pronostic vital n’est plus engagé, à en croire Dr So. 


Lassané Osée OUEDRAOGO






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