Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Flash info :

Attaques terroristes du 2 mars : 24h après, les commerçants se remettent du choc

04/03/2018
23:06

La capitale burkinabè a encore été victime d’une attaque, le vendredi 2 mars 2018. L’état-major général des armées et l’ambassade de France ont été les principales cibles, faisant officiellement huit morts et plus de 80 blessés. Le jour d’après, des commerçants du grand marché de Ouagadougou tentaient de vaquer à leur train-train quotidien.


Vingt-quatre heures après les attaques de Ouagadougou, les boutiques du grand marché de la capitale burkinabè et les commerces aux alentours de l’état-major général des armées s’ouvrent peu à peu. Les stations-services offrent à nouveau du carburant aux clients.  Mamounata Ilboudo est une vendeuse de Dèguè (mélange de couscous et du lait), aux abords du grand marché de Ouagadougou, activité qu’elle exerce depuis dix ans. En cette matinée du 3 mars, elle est encore sous le choc. Mais elle a quand même tenu à reprendre la vente de son produit. Comment a-t-elle vécu la journée du 2 mars ? Pour elle, ce fut un cauchemar. «Je suis venue comme d’habitude à mon commerce et j’étais loin de m’imaginer que la journée allait tourner court», explique Mamounata Ilboudo. Lorsqu’il y a eu l’explosion aux environs de 10 heures, poursuit-elle, tout RoodWoko (marché central) a paniqué. «Mes clients et moi sommes couchés immédiatement  à même le sol.  Peu après, nous avons entendu des échanges de tirs. C’est à ce moment que chacun a pris ses jambes à son cou », raconte la vendeuse. 


Garder confiance aux forces de sécurité


Saïdou Zangré, lui, a pensé à d’autres vieux démons après la déflagration. «Quand j’ai entendu la détonation, j’ai pensé que c’était un coup d’Etat. Alors, j’ai fui, laissant mes articles au  marché. C’est ce matin que je suis venu les ranger », explique-t-il. Il a dit voir une population dans la panique, courant dans tous les sens. «Les gens ne savaient pas ce qui se passait et la peur a fait qu’il y a eu de nombreux accidents. Chacun voulait rejoindre immédiatement son domicile», souligne-t-il.  Les stations-services aux alentours du grand marché, restées fermées une bonne partie de la journée du 2 mars, ont aussi rouvert. Pour le gérant de station total, en face du gouvernorat du Centre, Assami Ouédraogo, tout a tremblé autour de lui aux alentours 10 heures. «J’ai reçu ensuite un message de ma hiérarchie m’intimant l’ordre de fermer la station», précise-t-il. Bref ! Dans la matinée du 3 mars, les commerçants aux alentours de l’état-major, malgré le choc, vaquent à leurs occupations. Cependant, l’attaque de la veille suscite en eux moult inquiétudes car cette fois-ci, c’est l’armée burkinabè qui a été ciblée. Assami Ouédraogo dit avoir toujours confiance aux forces de défense et de sécurité. Saidou Zangré, quant à lui, souhaite une délocalisation de l’état-major car il est en plein centre-ville. Cela pourrait, espère-t-il, diminuer l’ampleur des dégâts en de pareilles circonstances. Le sexagénaire, Soumaïla Ouédraogo, propose que l’armée veille au grain pour que toute personne suspecte soit interpellée. «Il est difficile de lutter contre le terrorisme qui endeuille chaque jour des familles. Je crois que notre armée peut veiller à ce que toute personne suspecte soit  interpellée et aux besoins, mises aux arrêts», suggère-t-il. 


Fleur BIRBA
Fleurbirba@gmail.com






89
Partager sur Facebook

> Recherche



>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

 

> Chronique du vendredi




> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus