Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Flash info :

Une trentaine de femmes «immunisées» contre les piratages

08/03/2018
18:08

Dans le cadre de la commémoration du 8- Mars, la Fondation femme TIC et développement durable et la Ligue panafricaine des blogueurs et web activistes pour la démocratie (Africtivistes) ont organisé, du 2 au 4 mars 2018 à Ouagadougou, une formation à la cyber-sécurité au profit d’une trentaine de femmes.

Une trentaine de femmes exerçant dans divers domaines d’activités disposent maintenant des outils nécessaires pour utiliser, en toute sécurité, les technologies de l’information et de la communication et faire face à toute sorte de menaces notamment les piratages et les vols de données. En effet, malgré la frayeur et  une interruption dues aux dernières attaques terroristes, elles ont suivi, du 2 au 4 mars 2018, à Ouagadougou, une formation à la cyber-sécurité organisée par la Fondation femme, TIC et développement durable en collaboration avec la Ligue panafricaine des blogueurs et web activistes pour la démocratie (Africtivistes) dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la femme. Ainsi, le président de la ligue, le Sénégalais Cheikh Fall a d’abord défini la cyber-sécurité  comme l’ensemble des dispositifs de protection mis en place pour sécuriser son environnement numérique, le cyber espace. Se protéger suppose d’abord connaître les dangers et les failles de sécurité. De ce fait,  au titre des menaces, il a cité les virus et malwares (mouchards, logiciels espions), les accès non autorisés, les usurpations d’identité, les pertes de confidentialité…

Après quoi, il a donné aux participantes les astuces et outils pour sécuriser le réseau Internet qu’elles utilisent notamment dans les pays où il est surveillé ou censuré. Elles ont aussi acquis les mécanismes pour  détecter les espionnages et y faire face. Les méthodes de création de chambres noires dans les ordinateurs comme les smartphones afin d’y stocker des données chiffrées auxquelles personne ne peut accéder n’ont plus de secrets pour les participantes. Elles ont en plus appris à envoyer des mails et des messages cryptés dont la durée de vie peut être programmée.  La trentaine de femmes ont également été outillées aux techniques de sécurisation des smartphones, des données et applications qui s’y trouvent  de telles sortes qu’en cas de perte de l’appareil, aucune donnée ne peut être exploitée. Mais avant d’arriver à là, elles ont appris à comprendre la politique de sécurité de leurs appareils afin d’établir leur propre politique de sécurité.


Changer la condition de la femme à travers les TIC


 En dernier ressort, les participantes ont appris à renforcer la sécurité de leurs comptes sur les réseaux sociaux et naviguer sans se faire localiser.

A la fin des travaux, toutes les apprenantes se sont dites satisfaites des connaissances reçues qui «leur permettront de sécuriser leur environnement de travail». Au regard de cela, la responsable chargée des formations à la Fondation femme TIC et développement durable, Rasmata Compaoré/Tiendrebeogo, a soutenu que l’objectif des organisateurs est atteint. «Tout le monde part sur Internet, utilise les services qui s’y trouvent sans prendre en compte les failles de sécurité et les dangers qu’elles peuvent constituer pour la vie des utilisateurs. Le but donc de la formation était d’outiller les femmes pour une meilleure utilisation des TIC, de l’Internet, et la sécurisation de leur environnement de travail afin qu’elles soient à l’abri de tout ce qui est vulnérabilité et  piratage », a-t-elle justifié.

Elle a souligné que sa fondation attend maintenant que les participantes partagent les connaissances reçues avec leurs proches. «Nous espérons que certaines vont se perfectionner davantage et devenir des expertes en cyber-sécurité afin d’assurer la formation des autres femmes », a-t-elle souhaité.

La ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Ouattara/Sanon qui a soutenu la formation, a, pour sa part, demandé aux participantes et à toutes les autres femmes de s’approprier les TIC afin de se développer. A cet effet, la session de formation s’est achevée par un forum sur le thème : « Femmes et transformation digitale ». Le président d’Africtivistes, Cheikh Fall a assuré que jamais dans l’histoire du monde, la femme n’a été autant outillée pour prendre la parole à travers les TIC. « Il est temps qu’elles deviennent des activistes en utilisant les TIC car personne ne peut mieux parler des conditions de la femme qu’elles-mêmes», a-t-il soutenu. La formatrice au leadership et développement personnel, Bintou Diallo, par ailleurs activiste, a relevé que la  socialisation de l’autre moitié du ciel a fait qu’elle se prend pour une victime et se complait dans ça. A l’entendre, la société a aussi tout fait pour que la femme soit l’ambassadrice de sa propre destruction et ne prenne pas conscience du « pouvoir » qu’elle détient. « Il faut donc une reprogrammation pour changer la donne. Le digital se présente comme une opportunité pour y parvenir », a-t-elle argumenté. Pour elle donc, la femme doit s’approprier les TIC pour induire des changements de mentalité et partant de sa condition.


Eliane SOME

elianesome4@gmail.com



14
Partager sur Facebook

> Recherche



>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

 

> Chronique du vendredi




> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus