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Assemblée nationale: la session des lois est ouverte

08/03/2018
18:37

L’Assemblée nationale a ouvert solennellement, le mercredi 7 mars 2018 à l’hémicycle, sa première session de l’année. Jusqu’au 4 juin prochain, les élus du peuple burkinabè se pencheront en priorité sur l’examen et l’adoption de propositions de lois.

Les députés burkinabè ont repris le chemin de « l’école », mercredi 7 mars 2018, après quelques semaines de vacances. L’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2018 de l’Assemblée nationale est intervenue, ce jour-là,  en fin d’après-midi,  à l’hémicycle, devant des membres du gouvernement et des diplomates de certains pays. Cette session, qui s’ouvre en général chaque année, le premier mercredi du mois de mars, est dite « session des lois ». Ainsi, pendant quatre mois les députés auront à examiner les projets et les propositions de lois venant du gouvernement ou eux-mêmes auront suscités. La session sera marquée aussi par le discours du Premier ministre sur l’Etat de la nation. « Nous avons un délai de 30 jours après l’ouverture de la session pour recevoir la totalité des projets de lois que le gouvernement aura à nous envoyer. Mais en attendant, nous avons sur la table des ratifications et quelques lois sur le Conseil supérieur de la communication », a énuméré d’entrée le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé.
Le moins que l’on puisse dire, est que l’ombre des victimes des attaques de l’état-major général des armées et de l’ambassade de France a plané tout au long de la cérémonie d’ouverture de la session. L’Assemblée nationale, à travers son président,  Alassane Bala Sakandé, a rendu hommage aux victimes des attaques et a souhaité « prompt et bon rétablissement » aux blessés. Il a loué par la suite le « grand professionnalisme, l’héroïsme, l’intrépidité et la vaillance » des policiers, des gendarmes et des militaires qui sont parvenus à neutraliser les assaillants. « Ils peuvent compter sur l’Assemblée nationale pour adopter toutes les lois qui appellent au renforcement de la politique sécuritaire et à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail », a indiqué Alassane Bala Sakandé, à l’endroit des forces de défense et de sécurité. Le président de l’Assemblée nationale a prévenu que la lutte contre « les forces du mal » sera de longue haleine, « pénible et coûtera encore du sang, de la sueur, des larmes… ». Cependant, a-t-il martelé, la victoire est « inéluctable » parce que les bons triomphent toujours des méchants.

« …le Sahel (…) bientôt votre enfer ».

 « Notre victoire est inéluctable parce que chaque coup porté contre un Burkinabè nous meurtrit, mais rend la nation entière plus forte », a déclaré Alassane Bala Sakandé avant de mettre en garde ceux qu’ils nomment les ennemis de la liberté et de la démocratie : « vos jours sont comptés. Le Sahel qui a été longtemps votre repaire deviendra bientôt votre enfer ».
 Pour le président de l’Assemblée nationale, nonobstant ces attaques et la mauvaise conjoncture économique internationale, 2018 s’annonce sous d’heureux auspices pour le Burkina Faso. « La croissance économique devrait se consolider autour de 6,6% soutenue par un programme d’investissement public du PNDES », a-t-il souligné. Pour lui, la hausse des cours de l’or et du coton devrait également dynamiser les perspectives de croissance. Mais de son avis, la croissance est celle qui doit « servir à offrir aux masses laborieuses une eau saine à boire, des centres pour se soigner, des écoles pour instruire leurs enfants… ». En sus, le président de l’Assemblée nationale a salué les accords entre le gouvernement et les syndicats qui illustrent la volonté des acteurs de tourner la page des remous sociaux. « Au-delà de nos divergences politiques et sociales et au nom de notre désir commun de servir le Burkina Faso, il est plus que temps de hâter le retour à un climat socio-politique favorable au dialogue et à la mobilisation de toutes les énergies et intelligences disponibles du pays », a affirmé Alassane Bala Sakandé.
De même, dans son allocution, il a posé sur la table de réflexion deux réformes majeures pour assurer un meilleur contrôle de l’action gouvernementale. Le président de l’Assemblée nationale s’est demandé s’il n’est pas judicieux désormais que les ministres soient individuellement responsables devant la représentation nationale et que le temps consacré aux questions orales soient rallongé afin  de mieux prendre en compte les préoccupations des populations et des élus. Aussi, Alassane Bala Sakandé a indiqué qu’au moment où les citoyens se demandent « à quoi sert un député ou un parlement », les parlementaires doivent justifier leur raison d’être, leur utilité. « La responsabilité historique nous incombe de faire en sorte que la démocratie devienne un ensemble de réponses aux attentes légitimes des citoyens plutôt que de demeurer une source d’interrogations, de déception, de ressentiment, voire de révolte », a conclu le président de l’Assemblée nationale.


Sié Simplice HIEN

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Alassane Bala Sakandé, à propos de son absence du pays
« J’ai pris du repos…et fait un check-up »

« C’est à vous de constater si je suis en forme ou pas.  Est-ce qu’il y a une assurance qui dépasse vos caméras ou vos yeux ? Faites votre analyse. Je suis là, l’école a repris avec l’ouverture de la session et j’ai répondu présent. Nous étions en intersession, c’est-à-dire en vacances. J’ai profité de cette période pour effectuer quelques missions et éventuellement prendre du repos. Car 2017 a été une année éprouvante pour l’Assemblée nationale. J’ai pris du repos. J’ai profité aussi, comme je le fais d’habitude, chaque année, quand j’ai l’occasion, faire un check-up. Dans tous les cas, je n’étais pas obligé d’être à l’Assemblée nationale. Nous avons fait un programme d’intérim et l’Assemblée a toujours fonctionné comme il se doit. Les salaires ont été payés et tous les autres services ont fonctionné normalement. L’Assemblée nationale ne tient pas à la seule personne du président. C’est une institution. Vous vous rappelez cette phrase : mieux vaut rendre des institutions fortes que des individus forts.
Bref, pendant les vacances, ce qui intéresse les Burkinabè ce n’est pas de savoir où est le président de l’Assemblée nationale. L’essentiel est qu’il puisse être là, lorsque le travail reprend. Ses vacances, ce qu’il en a fait, la population n’a rien à cirer ».

 Propos recueillis
par : S.S.H.








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