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Ne pas relancer les jeux, c’est donner raison aux détracteurs

08/03/2018
19:44

Présent à Ouagadougou pour promouvoir la relance des Jeux de l’avenir pour personnes handicapées d’Afrique (JAPHAF), Djibril Ouédraogo est venu tomber sur les attentats du 2 mars. Mais cet acte terroriste plutôt que de le refroidir, le conforte à l’idée de maintenir la relance des jeux dans la capitale burkinabè.

S. : Dans quel cadre séjournez-vous au Burkina ?

D.O. : J’achève une mission au Burkina pour le compte du comité international des Jeux de l’avenir pour personnes handicapées d’Afrique (JAPHAF). C’est une structure qui est une organisation non gouvernementale créée au Burkina Faso en 1992 et dont notre pays abrite le siège. Je suis le président de cette structure, je suis venu prendre des contacts en vue de relancer les JAPHAF.

S. : Pour quelle raison ces jeux sont tombés dans la léthargie ?

Les jeux se sont mis en veilleuse après les jeux de 2013 à Yaoundé où le Mali a été désigné par l’assemblée générale pour abriter la XIe édition en 2015. Cette année a été difficile pour le Mali d’abord et pour les pays de la sous-région qui ont connu les évènements dont l’invasion du nord Mali par les groupes djihadistes. Ce qui a fait que nous n’avons pas pu tenir notre rendez-vous de 2015. Après ce rendez-vous manqué, nous avons essayé de retisser les contacts en vue de poursuivre, mais il y a eu également dans la même période un changement de régime et Ebola est venu s’en mêler également. Nous avons préféré surseoir à ces jeux par politesse et par obligation. Maintenant, c’est le moment de repartir car prendre trop d’écart alors qu’il y a des athlètes qui se préparent de longues dates et qui attendent cet évènement de pied ferme fera tache. C’est la raison pour laquelle j’ai effectué cette mission pour prendre contact avec les autorités burkinabè en vue de soumettre le projet. J’ai profité aussi de ce séjour pour prendre des contacts au niveau des structures dirigeantes des associations des personnes handicapées. J’ai rencontré le président de la Fédération burkinabè de sport pour personnes handicapées, Guy Yaméogo. J’ai pu échanger avec Mme Annick Pikbougoum, la responsable de Spécial Olympics Burkina. J’ai aussi pu rencontrer le comité national paralympique en la personne de M. Ousséni Minoungou. Enfin, j’ai eu un tête-à-tête avec Mr Palenfo qui est le président des associations des personnes handicapées. Le but de la démarche est de faire en sorte qu’il y ait une mobilisation totale autour de l’évènement pour relancer toutes les activités. Notre activité principale, c’est le sport, mais à travers cela, nous voulons promouvoir l’inclusion de la jeunesse vivant avec un handicap en général en y incluant toutes les activités génératrices de revenus et de professionnalisation. Nous associons à cet évènement un certain nombre d’activités qui seront médiatisées en faveur des personnes handicapées.

S. : Avez-vous l’assentiment de toutes les personnes que vous avez pu rencontrer ?

C’est unanime pour les associations des personnes handicapées que c’est le moment de repartir sur un bon pied malgré toutes les difficultés que nous avions connues de par le passé et malgré les difficultés qui existent entre les différentes structures. A travers les JAPHAF, nous pensons pouvoir faire en sorte que la communication se rétablisse entre ces structures car il y a une volonté de part et d’autre de mettre en commun les efforts pour se faire entendre. Rien ne peut aboutir dans les querelles et dans les divisions.

S. : Avez-vous pu aussi rencontrer les autorités burkinabè pour leur présenter ou les vendre ces jeux ?

D.O. : Nous avons, au cours de notre séjour, pu rencontrer M. le ministre des Sports et des Loisirs Daouda Azoupiou qui nous a accordé un bon accueil. Il se dit disposé à nous accompagner dans cette démarche. Nous avons profité aussi lui présenter nos félicitations pour les nouvelles responsabilités à lui confiées et l’encourager dans sa nouvelle mission. Pour ce qui concerne les activités sportives pour les personnes handicapées, nous sommes, au niveau du comité international des JAPHAF, disposé à apporter notre expertise en vue de faire avancer les choses. Nous avons pu rencontrer aussi M. Smaïla Ouédraogo, ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles qui nous a rassuré de son engagement pour faire en sorte que la voix de ces jeunes soit entendue et il ne ménagera aucun effort pour nous apporter tout le soutien attendu. Il y a d’autres autorités que nous avons souhaité rencontrer mais, calendrier oblige, nous avons été contraint à nous limiter à ces deux ministres. La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille étant dans plusieurs déplacements à l’intérieur du pays pour la préparation des activités de 8-Mars nous n’avons pas pu la rencontrer mais son ministère sera associé à notre action dès lors que nous aurons le quitus du gouvernement.  
 
S.  : Il y a, certes, cette volonté de faire revenir les jeux à Ouagadougou, mais les attentats survenus dans la capitale burkinabè ne viennent pas jeter un bémol dans votre dynamisme ?

D.O. : Je saisis l’occasion pour exprimer ma compassion aux familles en deuil et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Nous pensons fermement que cela ne doit pas faire arrêter toutes nos activités car ce sera donner raison à ces détracteurs qui veulent à tout prix déstabiliser nos pays. Il faut que la vie continue et nous nous inscrivons totalement dans cette dynamique.

S.  : Avez-vous déjà pris contact avec les pays qui viendront pour la relance des activités ?

D.O. : On a des relais dans chaque pays membre qui nous sollicite quotidiennement pour voir la suite à donner par rapport à ces jeux. Ces personnes vont donc être saisies rapidement dès lors que le Burkina va marquer son accord pour la tenue de la XIe édition. Pour nous, les autorités burkinabè ne vont pas tarder et que les jeux vont pouvoir se dérouler dans les meilleurs délais.

S. : Avez-vous déjà arrêté une date pour la tenue des jeux ?

D.O. : Les jeux vont se dérouler dans la dernière semaine du mois de juillet au mois d’août. La clôture interviendra certainement vers le 5 août 2018. On ne peut pas se limiter au fait que des évènements se produisent dans la sous-région pour arrêter de vivre. Aussi le Burkina est au centre du dispositif de développement du sport pour les personnes handicapées en Afrique et il n’y a pas meilleur lieu pour relancer ces activités que notre pays qui est à l’origine et qui a longtemps porté cette activité. Il y a beaucoup de structures qui se sont constituées et notre objectif premier était de faire en sorte qu’après la mise en place des Fédérations nationales de sport pour personnes handicapées que ces structures évoluent vers les instances internationales. C’est le cas en ce moment car dans la plupart des pays, il existe des comités nationaux paralympiques qui fonctionnent et ces différents pays participent aux jeux paralympiques. On ne peut pas se contenter de participer seulement aux compétitions internationales. Au niveau des JAPHAF, notre démarche, c’est le développement du sport à la base. Et si dans notre pépinière il y a des élites qui s’affirment, nous sollicitons les Etats pour les accompagner vers le sport de haut niveau. Nous allons susciter un intérêt pour la relance de ces activités et nous comptons sur les autorités burkinabè pour nous accompagner dans cette démarche.

Entretien réalisé par
Béranger ILBOUDO 
   




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Commentaires - Ajouter un commentaire - Voir tous les commentaires (1)
Posté parDjibril OUEDRAOGO - 10/03/2018 à 20:13:33
Merci à Bérenger et à toute l'équipe de SIDWAYA Djibril OUEDRAOGO Président du CI/JAPHAF

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