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Burkina Faso : le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré échangera avec l’opposition politique le jeudi 19 avril 2018 (CFOP).//Arabie Saoudite : Le Président du Faso,  Rock Marc Christian Kaboré assiste, ce 16 avril 2018 à  la clôture de l’exercice militaire dénommé «Bouclier commun du Golfe». //Procès putsch 2015 : l’audience a été renvoyée au mercredi 9 mai 2018.
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Au coin du Palais/ Un voleur « généreux »

21/03/2018
21:45

Couturier de son état et domicilié à Bobo-Dioulasso, K.D. a comparu le samedi 17 mars 2018, devant la Chambre correctionnelle de la ville, pour vol de 12 ordinateurs, 71 téléphones et la somme de 4 millions de F CFA. Agé de 28 ans, le prévenu n’est pas à son premier forfait. Il avait déjà écopé d’un an avec sursis pour recel en 2016. Les faits qui lui sont reprochés cette fois-ci, remontent à la nuit du 9 au 10 janvier 2018. Ce jour-là, K.D. s’est introduit dans le magasin du plaignant A.K, où des ordinateurs, téléphones et 4 millions de F CFA sont  dérobés. K.D. a plaidé non coupable. A en croire l’accusé, ces objets lui ont été confiés par un ami. A la barre, il affirme n’avoir jamais participé à ce vol. Le  procureur, cependant, se dit convaincu de la culpabilité du prévenu. Pour le ministère public, K.D. a opéré avec son ami qui est présentement en fuite. Après le cambriolage, selon le procureur, les cambrioleurs se sont partagé le butin. Le prévenu a contesté la version du ministère public. « Je n’ai jamais été sur le lieu du cambriolage », insiste-t-il. Même si K.D. nie en bloc les faits, à en croire le procureur, lors de l’enquête préliminaire, il avait affirmé être sur le lieu du vol, avant de se raviser par la suite devant les juges. Le comportement du prévenu intrigue le parquet. Après s’être vu confier le butin, pourquoi K.D. avait-il commencé à distribuer les portables aux membres de sa famille, se sont interrogés les juges. D’où vient cette générosité envers les membres de sa famille ? Pourquoi avait-il essayé de camoufler les objets volés chez sa cousine ? Autant de questions qui n’ont pas eu de réponse de la part de l’accusé. Dans son réquisitoire, le procureur a émis son souhait de le voir condamné, car selon lui, il n’y a pas de circonstance atténuante. Après avoir délibéré, les juges ont condamné K.D. à une peine de 7 ans de prison ferme dont 4 ans de sûreté. Il est par ailleurs, sommé de payer une amende de 500 000 F CFA et 5 millions de F CFA de dommages et intérêts. 

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Un chèque le conduit à la barre


Le 31 décembre de chaque année est une période où les débits de boissons augmentent leurs chiffres d’affaires. Pour la Saint-Sylvestre 2017, P.O. entendait aussi en profiter. N’ayant pas de fonds de roulement, il a décidé d’emprunter de l'argent dans une banque. Au 30 décembre 2017, P.O. n’a pas eu gain de cause. Alors, il a utilisé le nom d'un responsable de la banque pour approcher le propriétaire d’une cave de boissons. Il lui a fait croire qu’il venait de la part du banquier et qu’il y a un partenariat entre lui et l'institution bancaire. Très proche du banquier, le propriétaire de la cave accède à la requête de P.O. en lui fournissant des casiers de boissons à hauteur de 500 000 F CFA. Alors, P.O. lui remet un chèque en retour. Le 4 janvier 2018 au guichet de la banque, le propriétaire de la cave se rend compte que le compte n’est pas approvisionné.  Le  samedi 17 mars 2018, P.O. comparaissait donc devant le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso pour des faits d’escroquerie. A la barre, il a reconnu les faits à lui reprochés. Il a même affirmé avoir remboursé l’argent qu’il avait pris. En tant que délinquant primaire, la défense a demandé la clémence des juges. P.O. a été déclaré coupable.  En répression, il a écopé de 12 mois de prison assortis de sursis.


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Le « deal » entre le vendeur de drogue et la police

A.T., profession «vendeur de drogue» a écopé de 2 ans de prison ferme pour vente de drogue et consommation de stupéfiants. Le prévenu était appelé à comparaitre le samedi 17 mars 2018 devant le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso. Il a reconnu avoir vendu de la drogue dans la localité de Dan durant cinq années, mais a nié en être consommateur. Devant les juges, A.T. a dit être cultivateur pendant l’hivernage et dealer de drogue après les travaux champêtres,  pour subvenir aux besoins de sa famille. Les clients de A. T. sont généralement des orpailleurs, a-t-il fait savoir. Est-ce normal cette pratique ? ont demandé les juges. « Je ne savais pas que la vente de drogue était interdite », a-t-il fait savoir, indiquant que la vente se faisait à domicile. Pour les juges, s’il ne savait pas que cette pratique était interdite, pourquoi vendait-il les stupéfiants à domicile et non dans une boutique, ou pourquoi n’en donnait-il pas à ses enfants et sa femme. Le ministère public a réfuté l’argument de A.T. d’autant plus que ce dernier avait déjà été arrêté par la police. A l’époque, la police lui avait notifié que la vente était interdite, a poursuivi le procureur. Et même A.T. avait été libéré en vue de collaborer pour mettre la main sur le plus grand nombre de trafiquants. Le prévenu avait accepté le « deal » avec la police, mais il n’a pas respecté les clauses du «contrat». En effet, A.T.  a nargué les policiers, en changeant de fournisseurs. Selon le procureur, A.T. est coupable et ne peut bénéficier de circonstances atténuantes. Il a donc recommandé deux ans de prison ferme et 500 000 F CFA d’amende pour l’accusé. La défense du prévenu ne l’entendait pas de cette oreille, car pour elle, aucun élément dans le dossier ne prouve que ce que détenait son client fût de la drogue. De son avis, aucune analyse n’a été faite au préalable. Selon la défense, c’est le refus de son client de collaborer qui l’a conduit à la barre. « On s’acharne sur mon client, parce qu’il a refusé de collaborer. On ne peut pas infiltrer le milieu de la drogue, sans être comme eux », a-t-il renchéri, en faisant comprendre que le commissaire de police qui a autorisé le «deal» devrait être également poursuivi. Mais au verdict, A.T. va écoper de 2 ans de prison et être sommé de payer une amende de 500 000 FCFA. 



Rassemblés par 

Boudayinga J-M THIENON





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