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Connaissez-vous la date de péremption d’un homme ?

19/04/2018
22:26

Un jour, un vieux «routier» repenti m’a soufflé au soir de sa vie ceci : «mon fils, il y a trop de choses qui exposent l’homme à sa propre perte, mais les trois plus grandes armes de son déclin sont en lui-même. Méfie-toi de ta bouche, de ton ventre et de ton bas-ventre !». Il m’a dit que ces trois choses faisaient à la fois le bonheur et le malheur de l’homme. Il a même ajouté que celui qui réussissait par malheur à croiser ces trois mystères, verrouillait son destin dans le «Triangle de Bermudes». Depuis sa confidence, je partage aux «hommes de somme» que nous sommes, la sage prescription du «cafouilleur». Nul n’est au-dessus du Triangle de Bermudes ; nul n’est suffisamment hardi pour s’élever au-dessus de sa propre bouche pour échapper au délicieux poison de la boulimie. Un homme gourmand est une honte qui résonne. Le digne boude le copieux plat qui s’exhale pour sauvegarder la faim de la fierté qui vrombit dans un ventre creux. La chair est faible, mais la plus grande faiblesse de l’homme est un turbulent «membre ballant» au contact facile. Attention aux appétits épicés du  bas-ventre bombé ! 
Connaissez-vous la date de péremption d’un homme ? La beauté ne se conjugue pas bien au masculin et l’homme qui passe son temps à grimacer devant un miroir est une perte pour la nation. A quoi sert un bel homme si son seul bras valide est un «bijou» qui se dresse au moindre froufrou de jupon ? Quelle gloire un homme peut-il tirer en s’accrochant au soutien-gorge de  tous les «balcons» et en collectionnant les «ustensiles» les plus moulants de la terre ? Le filon qui mène à l’or est très tentant ; certains mâles ne manquent pas de cran pour explorer à mains nues les falaises dorées du piège fatal. Parfois ça a l’air banal, mais la vie d’un homme ne tient qu’à un fil. Peu importe son palmarès, ses records et ses trophées de chasse, les grands coureurs de jupons finissent toujours dans un coupon, emballé comme du saucisson. A force de palper les pépites à mains nues, on oublie que la mine crépite et périclite. C’est au cœur de l’extase que la caverne d’Ali Baba se referme. C’est au septième ciel que les plus grandes chutes interviennent. Attention à tout ce qui brille ; il y a trop de mines d’or hantées aux rebords argentés. La date de péremption de l’homme est inscrite sur son bas-ventre hérissé.
Voulez-vous connaître la date de péremption d’un homme ? Pendant que beaucoup usent de leur bouche pour goûter à tous les fruits défendus, il y en a qui se délectent des plaisirs éphémères des poisons enivrants. De la venimeuse racoleuse de trottoir à la minette croquante en jupette, le vrai homme est un salace rongeur de «crudités» infectées. Il finit par casser sa pipe entre deux bips cardiaques, sans souffle. A force de boire et de fumer, certains hommes ressemblent à des cheminées avec une gueule de volcan, cramée par l’alcool et la nicotine. Si votre ennemi commence à boire ou à fumer, frottez-vous les mains ; étouffer votre inimitié et présentez-lui vos sincères condoléances avant qu’il ne vous en veuille. Sa bouche le traînera à la tombe lentement mais sûrement, parce qu’il n’y a pas de fumée sans feu.
Voulez-vous vraiment savoir comment vous vous périmez ? Commencez par utiliser votre bouche pour dire des choses bien et défendre des causes justes. L’homme vrai sait ce qu’il dit et dit ce qu’il sait. Certains ont appris à lire et à écrire, mais il suffit qu’ils sortent des lignes de leur beau discours pour verser dans le vulgaire. Il y a loin de la coupe aux lèvres, mais seul celui qui sait tourner sept fois sa langue dans la bouche connaîtra le goût exquis de la parole. Malheureusement, il y a trop de bouches infectes au verbe nauséabond. Il y a peu d’hommes de parole, parce qu’il y a trop d’hommes sans bouche.Et généralement, les hommes sans bouche «n’ont pas de ventre» ; ils l’ont bradé à satiété au pied des râteliers, toute honte bue. Leur seul alibi est une sale libidomal entretenue ; leur bas-ventre est à vendre, à bas prix ! Ainsi, se périment les hommes.


Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr





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Commentaires - Ajouter un commentaire - Voir tous les commentaires (1)
Posté parMarc Aristide Kaboré - 08/06/2018 à 12:03:35
Merci pour cette bonne leçon de moral

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