Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Flash info :

Editorial - CAMES : une ambition burkinabè

03/06/2018
18:38

Une semaine durant, des sommités scientifiques des 19 pays du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) se sont réunies à Ouagadougou, à la faveur du jubilé d’or de l’institution.

Des temps forts de la célébration des 50 ans de la principale agence d’assurance qualité et d’accréditation de l’enseignement supérieur dans les pays-membres, on retiendra la distinction, à titre exceptionnel, du chef de l’Etat burkinabè.

Roch Marc Christian Kaboré a été élevé à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES, devant la fine crème de l’intelligentsia africaine francophone et des partenaires techniques et financiers. Le président du Faso  inscrit ainsi son nom au palmarès de la prestigieuse distinction honorifique à la suite d’un autre compatriote, l’ex-président Blaise Compaoré, première personnalité politique à recevoir cette distinction en 2012.

Au-delà de leur caractère symbolique indéniable au sein de la communauté scientifique de l’espace CAMES, ses lauriers  traduisent une reconnaissance amplement méritée des efforts du peuple burkinabè et de ses dirigeants pour un enseignement supérieur de qualité et plus généralement, en faveur de la valorisation du capital humain. Aussi, à travers cette distinction, le CAMES honore sa propre histoire et celle des artisans de sa création «de toutes pièces», en 1968, à Niamey au Niger. En effet, si le CAMES a pris son premier souffle au bord du fleuve Niger, c’est à Ouagadougou qu’il a pris corps en 1970 et y a établi son siège, grâce à l’entregent d’un autre digne fils du pays, le Pr Joseph Ki-Zerbo.

Le premier africain agrégé d’histoire  fut l’un des initiateurs et plus tard, le premier Secrétaire général de cette institution interafricaine, qui a la grande ambition  de  définir, de commun accord, des conditions de promotion des carrières des enseignants du supérieur par l’uniformisation des programmes d’enseignement supérieur et de  concourir ainsi à la réalisation de l’unité africaine par l’éducation. Au fil des années, le CAMES s’est imposé comme la principale autorité de reconnaissance des diplômes obtenus un peu partout dans le monde et dont l’équivalence constituait un casse-tête continental. Il a si bien rempli son rôle que les diplômes nord-américains ont la cote et volent, parfois, la vedette à leurs équivalents français dans l’espace francophone du continent. C’est en partie grâce au CAMES, si à Dakar, Abidjan ou Ouagadougou, on parle de PHD, de Bachelor, de MBA, etc.

Cela est aussi un honneur pour le berceau du CAMES, l’Etat burkinabè et la communauté scientifique nationale. Le CAMES est carrément une ambition burkinabè, au regard de l’implication de ses fils au plus haut niveau tout au long de sa brillante histoire. Et c’est pour cette raison que la cérémonie de remise de distinction  a viré, par moments, à l’apologie des actions du président Roch Marc Christian Kaboré, accréditant sa vision exprimée dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) : faire de l’éducation une priorité nationale.

Cette vision se matérialise au quotidien par des recrutements massifs d’enseignants, des réalisations ou des chantiers d’amphithéâtres, de laboratoires, de bâtiments pédagogiques, de bibliothèques, de cités universitaires, de voies d’accès sur les différents sites universitaires du pays. Ces réalisations placent le Burkina résolument sur les rails de son ambition de faire de la recherche scientifique, le moteur du développement. Le pays est, de ce point de vue, un allié de poids du CAMES, face au défi de la 4e révolution industrielle : fusion des technologies qui gomme les frontières entre les sphères physique, numérique et biologique.

Par Mahamadi TIEGNA
mahamaditiegna@yahoo.fr


162
Partager sur Facebook

> Recherche



>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

 

> Chronique du vendredi




> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus