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Turbo diesel !

08/07/2018
21:01

Depuis sa sortie médiatique de fin juin, le président Roch Marc Christian Kaboré n’a eu de cesse d’appeler ses compatriotes au travail, seul gage pour consolider la croissance économique et mettre le pays sur les rails du développement. Alors qu’une certaine opinion est tombée à bras raccourcis sur le Président du Faso, lui taillant des croupières. Au motif qu’il serait désormais en campagne électorale. Tout simplement parce qu’il a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020, en réponse à une question qui lui a été posée au cours de l’entretien télévisé. 
Au-delà du fait que cette déclaration du chef de l’Etat rentre dans l’exercice normal du jeu démocratique. Il parait aussi évident que le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses alliés, depuis l’élection de leur candidat en 2015, travaillent à ce que le président Kaboré rempile pour un autre mandat.  Le constat sur le terrain  est que son gouvernement est en train de donner le bel exemple. Hormis les vaines polémiques, l’impression dominante est que l’Exécutif garde sa dynamique habituelle, pour ne pas dire qu’il a appuyé d’un cran sur l’accélérateur, pour booster la mise en œuvre  du Plan national de développement économique et social (PNDES). Que dire d’autre quand on voit que le Premier ministre Paul Kaba Thieba a inauguré, le week-end dernier, la route Banfora-Yendéré (frontière de la Côte-d’Ivoire), longue de plus de 72 kilomètres, concrétisant, pour le grand bonheur des usagers de ce tronçon, une promesse présidentielle faite aux populations de la région des Cascades à Banfora en 2015. Le lancement, dans la foulée, des travaux de construction de la mine d’or de Niankorodougou dans la Léraba par le chef du gouvernement a prouvé, à nouveau, l’engagement du Président du Faso à faire du  secteur minier, « un puissant moteur de la croissance et de promotion sociale des populations et respectueux de l’environnement». C’est en effet,  80 à 90 tonnes d’or qui sont attendues sur une vingtaine d’années d’exploitation prévue. Sans compter les 84 milliards d’impôts et taxes qui seront versés à l’Etat et aux collectivités sur 9 ans, ainsi que le millier d’emplois générés par les activités de la mine, dans la phase de construction (1000 emplois) et dans la phase d’exploitation (600 emplois permanents) avec une préférence pour les compétences locales dans les domaines où elles existent. Ces inaugurations font suite aux nombreux  chantiers ouverts sur les trois principaux axes du PNDES, notamment dans le secteur des infrastructures où le ministre Eric Bougma n’a jamais aussi bien porté son surnom d’Eric « Bulldozer » que par ces temps d’opération « enrobée » sur les avenues des deux principales villes du pays (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso). Des dizaines de chantiers en cours, on peut noter avec soulagement les ponts sur les voies d’eau de la Sirba, du Nazinon, du Mouhoun, de Yalgo, le bitumage des tronçons Kongoussi-Djibo, Manga-Zabré, Kantchari-Diapaga-Frontière du Benin…, ainsi que les 1400 kilomètres de pistes rurales en chantiers dans les 13 régions du pays. 
Avec les récentes discussions sur la remise à plat des rémunérations dans la Fonction publique, le régime Kaboré est en passe d’apporter une solution globale aux revendications tous azimuts. A la lumière des conclusions salutaires de cette rencontre visant à   instaurer plus de justice et d’équité, et partant, renforcer la cohésion et la paix sociales, on peut dire que le gouvernement est en phase avec les aspirations du peuple travailleur. L’autre chantier majeur ouvert ou en voie de l’être est le vote des Burkinabè de la diaspora. Il va concrétiser, non seulement une autre promesse électorale du président Kaboré, mais aussi un vieux rêve caressé depuis des décennies par nos compatriotes vivant à l’étranger. Le défi immédiat,  incombant au gouvernement,  est l’adoption d’un arsenal législatif permettant à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d’opérationnaliser le processus. Ce besoin est en train d’être comblé : la relecture du Code électoral est au menu de la prochaine session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Et que dire de ce face à face avec les personnes vivant avec un handicap, premier du genre sous nos cieux qui va redonner espoir et confiance à cette frange plus ou moins marginalisée de la société et l’inciter au travail. 
Sur le plan des relations extérieures,  on constate le même dynamisme avec le redéploiement de notre diplomatie qui vient de renouer avec la première puissance économique du monde, la Chine continentale, avec tout ce que cela suppose en termes de retombées bénéfiques. 
Au constat, c’est donc un pays au travail qu’il nous est donné de voir, un pays qui sait ce qu’il veut et où il va. Tout le reste n’est que conjectures politiques, car, seul le travail paie, et les observateurs constatent, de plus en plus que, sous le moteur diesel, il y a un véritable turbo.

Par Mahamadi TIEGNA
mahamaditiegna@yahoo.fr 







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