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Un monde fou

16/09/2014
19:24

L’absurdité de l’homme  n’a manifestement  pas de frontière.   A voir les agissements de certains, par ces temps qui courent,  il n’est  de doute là-dessus.   De fait,  mille et une questions nous assaillent, mais les réponses, elles, sont peu nombreuses.   Toujours est-il que la société va à vau-l’eau, par le fait de l’insécurité,  sans  que  l’on ne sache véritablement  si la  tendance pourra s’inverser un jour.   Pas même les autorités compétentes, qui  luttent  sans  relâche pour le bien-être des populations avec les moyens du bord, n’ont le cœur net.  La récente  arrestation par la police  d’une bande de voleurs, qui écumaient au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) de  Ouagadougou,  remet à nu cette  triste réalité.  En ces lieux où des patients  sont entre la vie et la mort,  et  où  la tristesse emporte régulièrement les âmes, des manœuvres, de mèche, avec un ambulancier  spoliaient des biens depuis 2012. Des téléphones portables, des portefeuilles, des climatiseurs, des compresseurs,  des tôles et autres,  les délinquants n’épargnaient rien.  La morgue, les salles d’hospitalisation, les  bureaux administratifs et divers autres locaux de l’hôpital  ont été visités  par  la bande.  Le matériel volé était revendu au Burkina Faso ou dans des pays voisins,  comme le Togo,  avec l’aide d’un receleur, également mis aux arrêts. Engagés pour des travaux de réfection au sein de l’hôpital,  les ouvriers interpellés  ont  abattu un  travail autre  que ce l’on leur avait demandé.  A défaut de faire l’affaire de la structure bénéficiaire de leurs prestations, ils ont travaillé à la dépouiller.  Avec eux, un ambulancier au service de l’hôpital, qui simulait des évacuations d’urgence,  pour faire sortir le matériel dérobé.  Quel monde ! Certains diront que ce qui est arrivé est impensable, mais c’est mal connaitre l’homme. Cela a beau choqué les sensibilités,  les voleurs ont étendu leur champ d’action.  Mosquée, église, cimetière, hôpital comme dans le cas du CHU-YO, tout y passe.   Poser ses chaussures à l’entrée d’une mosquée et  prier,  est devenu un acte risqué.  Vous avez le malheur de ne pas retrouver vos babouches ou vos pantoufles, à la sortie. Au cimetière, les nattes qui recouvrent les tombes ou les briques servant à aménager les sépultures sont régulièrement chopées. Le cimetière de Dag Noën, où repose l’ancien président Thomas Sankara, dans l’arrondissement n°5 de Ouagadougou, n’avait pratiquement plus de mur, n’eût été la détermination des autorités municipales à remettre les choses en l’état. Un malade couché à l’hôpital doit désormais géré un double stress : celui de sa maladie et la peur de se faire voler des médicaments ou un bien quelconque.  Ces quelques  réalités  ont de quoi froisser une mine et enlever le sourire au plus optimiste.  La société a perdu moult  valeurs. Les tares l’ont dangereusement envahi.  Quand un travailleur vole son employeur, c’est le monde à l’envers. Le travail ne doit pas enfoncer un individu et  le rendre vulnérable. Bien au contraire, il  doit l’éloigner du vice, comme le disait Voltaire. En principe, c’est l’oisiveté qui est source  de toutes les bassesses, pas le travail.  Mais tel est le monde  d’aujourd’hui, cruel.   Et chacun de nous a sa part de responsabilité dans ce qui advient.  Surtout les parents, qui ont comme démissionné, et les sages, dont certains sont loin de refléter les valeurs pour lesquelles  ils sont  censés être respectés.  Affectées par  les difficultés, somme toute légitimes de la vie, les mentalités ont fortement changé, et il faut les remettre en place.  Seulement, la tâche paraît  herculéenne pour la société elle-même, au rythme où vont  les dérives.  Vivement  un monde moins fou.   


Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr





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