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La main tendue d’Alassane Ouattara

07/08/2018
20:29

La main tendue d’Alassane Ouattara

Le président Alassane Ouattara, en portant la surprise à son paroxysme avec l’amnistie accordée à huit cents personnes parmi lesquelles l’ex-première Dame, Simone Ehivet Gbagbo, donne du répit à son pays qui semblait emprunter la voie des querelles politiciennes, et du coup, reprend la main et devient désormais le seul vrai maître du jeu politique dans son pays. Quelle mouche a piqué le « PRADO » président Alassane Dramane Ouattara à la veille des 58 ans de l’indépendance de son pays ? Une mouche «bienfaitrice» qui va lui valoir des dividendes inespérés dans un contexte d’une Côte d’Ivoire qui, comme tous les pays, connaît une «crise générationnelle» où les quadra «trop pressés» ou simplement déçus des aînés, veulent aussi se faire une place au soleil.
Simone Ehivet Gbogbo amnistiée (surtout elle) avec de nombreux cadres du parti qui connaîtront la joie de la liberté,  que reste-t-il comme revendication majeure aux militants du Front populaire ivoirien  (FPI)?  Le retour au pays du père fondateur du parti, le président Laurent Gbagbo à la CPI ? Souleymane Kamaraté dit Soul to Soul, le directeur du protocole du président de l’Assemblée nationale, Soro Guillaume, amnistié, que reste-t-il comme incompréhension entre le président Ouattara et Soro ? La possible candidature du second à la présidentielle de 2020 ? Avec cette mesure salutaire, la Côte d’Ivoire politique, sociale rentre dans une nouvelle dimension. Elle ne fera certes pas l’économie des turbulences propres à la vie en groupe, mais devra pouvoir travailler à conforter ses propres assises au-delà des regroupements. L’exemple du Rassemblement des houphouëtistes  pour la démocratie et la paix  presque dans le coma avant la mort en est une illustration que sur ce plan, les Hommes n’ont pas pu dépasser leurs ambitions personnelles et voir l’intérêt national.  Mais qu’importe, il va maintenant falloir rebattre les cartes dans chacune des trois grandes composantes politiques de la Côte d’Ivoire et dont chacune est désormais appelée à se regarder dans le miroir et tirer le maximum de leçons possibles. Si le Rassemblement des républicains (RDR) du président Ouattara dans cette nouvelle configuration semble serein, c’est bien une sérénité avant la campagne présidentielle qui pourra se tourbillonner à l’occasion. Le  Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), tient d’un homme, Henri Konan Bédié de plus en plus dépassé par les choses tant le parti connaît des courants générationnels si poussés. L’idée d’un candidat RHDP forcément du PDCI fait pour l’instant l’unanimité, au sein de cette formation, mais ne passera pas comme lettre à la poste au cas où par surprise Ouattara dans une autre surprise, viendrait à y donner une suite favorable.  Avec la libération de madame Gbagbo ; l’une des deux tendances du Front populaire ivoirien devrait se saborder, ou alors changer de dénomination. Or, de façon normale et évidente, le cœur et la raison commandent bien à madame Gbabgo de rejoindre le bloc Aboudramane Sangaré qui, malgré vents et marées, a toujours maintenu Laurent Gbagbo comme le leader incontesté du parti, au point de faire de lui, le président du parti. Le président Alassane Ouattara s’est assurément rendu service en élargissant des «prisonniers politiques». Une main tendue que forcément les Ivoiriens devront savourer comme un premier pas vers la décrispation socio-politique. Une « détente » qui, dans le fond, permettra à Alassane Ouattara maintenant, de se consacrer à ce qu’il savait faire le mieux: l’économie, avant de montrer par le discours de la veille de l’indépendance qu’il sait aussi porter la veste d’un habile politique .



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