Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Flash info :

Les adversaires de l’ombre

02/09/2018
19:13

Les adversaires de l’ombre

Qui en veut au Burkina Faso, au point d’en faire une cible permanente ? Cette question, nombre de nos compatriotes se la posent au regard de la dernière actualité nationale «combinant« grèves répétitives, souvent pour des motifs anodins, et attaques meurtrières contre nos Forces de défense et de sécurité (FDS) à l’Est du pays, qui semble être le nouveau «terrain de jeu« des assaillants qui endeuillent régulièrement la Nation. C’est vrai que l’hydre terroriste étend ses tentacules dans tous les quatre coins du monde, mais il est difficile d’attribuer toutes les attaques, de moins en moins revendiquées, que subit le Burkina, à cette nébuleuse, vu le modus operandi et surtout les cibles de ces attaques. Sur le premier aspect, on admet que les terroristes n’opèrent pas comme les bandits de grands chemins. Ces derniers étant très peu intéressés par « l’auréole « de martyrs. Ils frappent pour ensuite disparaître sans laisser de trace, comme s’ils étaient en mission de déstabilisation morale de nos troupes  et  de  la population. Le but ne se limite pas seulement à cette guerre psychologique. En effet, les cibles (postes de FDS et convois miniers) indiquent la volonté de réduire à néant les efforts de développement consentis jusque-là par le gouvernement. Dans cette occurrence, nul besoin d’être grand clerc pour savoir, qui en veut le plus au nouveau pouvoir qui a poussé  la roue de l’insurrection pour faire partir l’ancien régime. Les autorités en parlent avec circonspection à l’image de cette sagesse dioula, qui prescrit qu’on laisse le fétiche dans son contenant pour faire les sacrifices. Cela, en évitant de prononcer le nom de la grand-mère pour des raisons diplomatiques évidentes. Mais personne n’est dupe. Ces attaques quasi coordonnées, exécutées avec «professionnalisme», sont le fait d’experts en maniement d’armes, d’explosifs improvisés et en reconnaissance de terrains. En l’espèce, on sait où trouver ces «déflatés« au regard de l’histoire depuis 2011, et surtout, on sait qui peut manipuler ces poupées et autres ombres chinoises.  En termes de remède, seule une riposte populaire peut mettre fin à cette guerre lâche et sans visage qui nous est imposée. Vivement une approche multisectorielle à l’image de celle qui a permis à l’Algérie de combattre et de vaincre le terrorisme grâce à ses propres moyens et à la combinaison d’un vaste ensemble cohérent de politiques et de stratégies militaire, politique, religieuse, économique, sociale et éducationnelle. Connaître, anticiper, prévenir, dissuader, protéger, intervenir, requièrent de   collaborer plus franchement avec les forces de défense et de sécurité en ayant à l’esprit que c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu. 
L’heure est grave et ce n’est certainement pas en  nous calfeutrant dans notre confort douillet et en lançant des critiques acides au pouvoir que nous nous en sortirons. Faut-il encore le rappeler, cette tragédie qui se joue aux confins de notre septentrion, sur les sentiers boisés de l’Est et derrière les collines du Sud-Ouest n’est pas que l’affaire d’un pouvoir, d’une institution ou d’un camp.  
C’est la nation entière qui est touchée.  Au moment où le pays est attaqué, toutes les couches socioprofessionnelles de la patrie devraient s’en préoccuper, y compris les syndicats qui  devraient, eux aussi, adopter une attitude patriotique, sans que l’on ne leur demande de renoncer à leur vocation première. Tout le monde est interpellé, car les dommages de la guerre -du terrorisme- ne catégorisent pas les victimes.

Par Mahamadi TIEGNA



371
Partager sur Facebook

> Recherche



>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

 

> Chronique du vendredi




> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus