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A l’unisson pour le même combat

09/09/2018
21:31

A la faveur d’une conférence de presse animée la semaine dernière, l’opposition politique burkinabè a  annoncé son intention de battre le macadam, le 29 septembre prochain, pour protester contre « la gestion chaotique du pouvoir par le MPP et ses alliés ». Estimant avoir suffisamment interpellé le pouvoir à travers des déclarations et des conférences de presse,  Zéphirin Diabré et d’autres acteurs politiques  pensent qu’il est temps  de retrouver la rue pour crier leur ras-le-bol face aux problèmes du moment. Précarité, morosité de l’activité économique, recul des libertés fondamentales, politisation de l’administration, attaques terroristes à répétition…voici autant de griefs  qui amènent l’opposition à sortir de ses gonds.  Après tout, le Burkina est un Etat de droit,  où la liberté de manifester est  reconnue à tous, pourvu qu’elle s’exerce dans le strict cadre des règles de la République, mais aussi, par ces temps qui courent, de l’intérêt supérieur des Burkinabè.  Mais en prenant en considération le contexte actuel du Burkina en proie à des attaques terroristes itératives, on se demande si l’opposition n’aurait pas été mieux inspirée d’organiser une journée de solidarité et de soutien à l’intention des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui défient quotidiennement la mort pour préserver la quiétude des populations et l’intégrité du territoire. Ainsi, elle volerait même la vedette à la majorité qui n’aurait le choix que de répondre à cet appel à l’union sacrée. Est-il opportun de tirer à boulets rouges sur le régime de Roch Marc Christian Kaboré lorsque ce, pour quoi gouvernants et opposants se battent est remis en cause ?  La nation étant attaquée  sans relâche  par les  forces du  mal  qui,  de  par leur mode opératoire,  semblent mener une opération de déstabilisation, aucune considération politique partisane ne peut encore tenir la route. Au pays des exceptions, il n’est tout de même pas exagéré  de concevoir que quand la nation est assaillie,  tous ses  fils  doivent  communier,  aller au-delà des divergences, des intérêts immédiats  et  de tout ce qui peut les opposer.  Partant de  ce postulat,  on peut s’inquiéter de « l’importance » que prend de plus en plus la rue dans le système démocratique burkinabè.  Même si elle  est  à la mode, la propension à battre le pavé met quelque peu à mal les mécanismes « normaux » de contestation du pouvoir. Les récriminations  de l’opposition à l’encontre du régime Kaboré n’auraient-elles pas pu être exprimées dans d’autres cadres, principalement à l’Assemblée nationale, le lieu idoine ?  Cette préférence pour la rue ne cache-t-elle pas des velléités de parvenir au pouvoir par la courte échelle ?  C’est à croire que toute attaque, tout blocage du fonctionnement de l’Etat par quelque organisation que ce soit, rapproche davantage les contempteurs du pouvoir en place de leur but. Aujourd’hui, pouvoir et opposition doivent se donner la main pour combattre les ennemis de la nation.  Ce n’est pas le moment de se donner des  coups,  mais  plutôt de faire front commun pour défendre l’intégrité du territoire national. D’aucuns n’ont-ils pas proposé  de créer des comités de défense de la nation  partout ?  Sans  doute parce qu’ils mesurent la gravité de la situation.  Si le Burkina part en vrille, ce qu’on n’a jamais souhaité,  personne n’en profitera. Garant de la concorde nationale, le président Roch Marc Christian Kaboré  en appelle à la solidarité de tous et travaille à trouver les voies et moyens  pour contrecarrer ces  « individus armés non identifiés »,  qui veulent prendre le Burkina pour leur terrain de jeu.  Du  Nord au Sahel,  ils  en sont arrivés à envahir l’Est, avec notamment  l’usage  d’engins explosifs improvisés,  qui ont déjà fait de nombreuses victimes dans les rangs de nos vaillantes forces de défense et de sécurité.  Aussitôt rentré de la  Chine, le chef de l’Etat  a convoqué d’urgence, ce week-end, une session du Conseil supérieur de la défense pour repenser la lutte contre le terrorisme sous nos cieux.  « Il est important que nous reprenions l’initiative sur l’Est. C’est pourquoi, sans rentrer dans les détails des opérations que nous mènerons, je voudrais vous rassurer que les dispositions seront prises non seulement pour éradiquer ce fléau qui a commencé à sévir à l’Est, mais également pour neutraliser définitivement ceux qui, tous les jours, contribuent à tuer des Burkinabè », a dit le chef suprême des armées.  Le ton est donné et il ne reste plus qu’à  espérer  des résultats concrets à la satisfaction de tous.  Le seul combat qui vaille, par ces temps qui courent, c’est la poursuite de l’œuvre de construction nationale, entamée par Roch Marc Christian Kaboré.  En attendant des lendemains meilleurs, nous devons nous donner la main pour sauver notre pays des forces du mal.

Par Mahamadi TIEGNA
mahamaditiegna@yahoo.fr 




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