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Mévente des huiles : Les acteurs à la recherche d’une solution structurelle

10/09/2018
18:30

Le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba, a reçu en audience, ce lundi 10 septembre 2018, les professionnels de l’huilerie du Burkina Faso.  Les échanges ont porté sur la recherche de solutions à la mévente que connaît le secteur.

Le sous-secteur de la production locale d’huile traverse une période difficile. Afin de sortir de cette situation, les acteurs du domaine sont allés exposer au Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, le lundi 10 septembre 2010, à Ouagadougou, les difficultés auxquelles ils font face. Cette rencontre vise à trouver des réponses idoines à la situation de mévente que connaît actuellement le groupement des producteurs locaux d’huile à base de graines de coton. « La problématique est de trouver une solution à un volume de mévente d’à peu près 10 000 tonnes d’huile réparties sur l’ensemble de nos huileries à un coût qui nous fera perdre le moins possible », a indiqué le porte-parole des professionnels de l’huilerie au Burkina Faso, Alexandre Zanna, à sa sortie d’audience. Selon lui, des décisions ne sont pas encore prises mais des axes de réflexions ont été identifiés. « On n’a pas encore fixé concrètement les choses mais on a des pistes de travail très intéressantes et j’espère qu’on va pouvoir approfondir et trouver une solution définitive dès demain », a précisé M. Zanna. L’une de ces pistes, a laissé entendre le représentant des producteurs locaux d’huile, est l’inscription de l’huile sur la liste des produits les mieux contrôlés en matière d’importation et de vente afin de garantir la qualité et un bon prix aux consommateurs. Outre ce point, les prochaines discussions vont s’orienter vers la prise de mesures en matière de renforcement des capacités de répression de  la fraude, au regard de la diversité des situations déloyales en présence, a fait savoir le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.

Vers une solution structurelle

« Aujourd’hui, il y a de l’huile produite au plan national, celle importée, et celle produite de façon frauduleuse par des unités clandestines », a confié le ministre. Et pour juguler la crise, a expliqué M. Kaboré, les actions doivent s’étendre à la fermeture des unités clandestines, à une régulation, à des conditionnalités en matière d’importation de l’huile, tout en veillant à ce que l’huile importée soit de grande qualité. Pour le chef du département en charge du commerce, l’objectif est de parvenir à des solutions structurelles et durables. Et pour y arriver, il faut de la prudence dans la démarche et l’élargissement des discussions à l’ensemble des acteurs , sans perdre de vue la nécessité de se conformer à la règlementation nationale et internationale en la matière, a-t-il rappelé. Les échanges se poursuivront le mardi 11 septembre 2018, avec la participation d’un troisième acteur : les importateurs d’huile. Les conclusions qui sortiront de cette rencontre tripartite (gouvernement – producteurs – importateurs) seront rendues publiques et applicables afin de venir durablement à bout  de la crise du secteur de l’huilerie qui perdure depuis des années, a rassuré le ministre Kaboré.

Mahamadi SEBOGO
San serge COULIBALY
(stagiaire)



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