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Les balises de la réconciliation

07/10/2018
19:01


C’est autour de «La responsabilité pour faute et la responsabilité sans faute de l’Etat», que s’est déroulée la rentrée judiciaire 2018-2019 des Cours et Tribunaux du Burkina Faso. En choisissant de placer la rentrée judiciaire sous le thème de la responsabilité de l’Etat, la justice burkinabè et le pouvoir actuel posent les balises d’une réconciliation véritable et partant, de la dynamisation du tissu économique du pays. Il faut avoir le courage de dire que, de par son action ou de son inaction, l’Etat burkinabè aura contribué, sans le vouloir, à «déposséder»  nombre de citoyens qui sont en attente de réparations légitimes. Entre les émeutes de la faim de 2008, les mutineries de 2011, et plus près de nous, l’insurrection populaire d’octobre 2014, beaucoup de citoyens  auraient subi d’énormes préjudices, avec à la clef, de nombreux laissés-pour-compte dont certains seraient devenus comme des zombies ambulants. Le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), une excellente initiative au demeurant, commis à la tâche pour dénouer l’écheveau a, certes, abattu un travail considérable et appréciable.  Cependant, c’est la bonne disposition d’esprit de l’administration judiciaire et des différents partenaires qui viendra donner plus d’allant à cette quête de justice sociale. Cette bonne disposition d’esprit s’est déjà matérialisée au cours  de l’année judiciaire précédente (2017-2018) où le montant des indemnités déjà versées par l’Etat à la suite des condamnations de juridictions administratives a dépassé 8 milliards de F CFA. «Il est impérieux d’éviter que s’installe dans l’esprit des justiciables, la perception d’une justice inéquitable causée par l’administration », a indiqué, avec force et raison, le bâtonnier, soulignant ainsi qu’il était bien au fait de ce malaise social naissant. Le processus de quête d’une justice équitable sera peut-être long, mais à terme, il permettra de «rétablir l’équilibre, l’égalité de tous devant les charges publiques et consolider l’Etat de droit ». Si cette initiative du troisième pouvoir, après l’exécutif et le législatif,  pouvait inspirer tout le corps social en cette période où le défi sécuritaire auquel nous sommes confrontés, doit être la préoccupation principale, nulle doute que nous pouvons venir  à bout de l’hydre terroriste. C’est bien dans l’unité que se forgent les grandes victoires. Laquelle unité prend aussi sa source dans l’équité. Puisse donc les adeptes de Thémis (la justice) aller au bout de cette dynamique  socialement apaisante et porteuse d’espoir pour ceux qui crient justice. En somme, il faut que tout le monde se mobilise pour que la promesse présidentielle, à savoir que «personne ne soit laissé sur le bas-côté de la route», devienne une réalité concrète et palpable. 

Par Mahamadi TIEGNA


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