Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Flash info :

Financement des projets des jeunes : La création d’un fonds unique envisagée

08/11/2018
20:15

Le ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles (MJFIP), Dr Smaïla Ouédraogo, était à l’Assemblée nationale lors de la plénière du 2 novembre 2018. Il s’est agi pour lui, d’apporter des réponses aux préoccupations des élus nationaux sur la gestion et le bilan des fonds de financement des projets des jeunes et des femmes.

Deux questions avec débats adressées au ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles (MJFIP), Dr Smaïla Ouédraogo, étaient à l’ordre du jour de la plénière de l’Assemblée nationale du 2 novembre 2018. Les auteurs des questions, les députés Yaya Zoungrana du groupe parlementaire Paix, justice et réconciliation nationale (PJRN) et Tahirou Barry du groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), ont demandé des explications sur la gestion et le bilan des fonds sous la tutelle dudit ministère. La question du député Yaya Zoungrana a concerné le Programme de financement d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF). Situant le contexte, il a expliqué que le lancement du PAE/JF devrait permettre la promotion de l’autoemploi et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes. Mais de son avis, ce programme est financé par cinq fonds nationaux déjà existants. Yaya Zoungrana a donc voulu savoir pourquoi le PAE/JF utilise les fonds déjà existants au lieu de rechercher d’autres financements pour assurer son autonomisation. Aussi, il s’est inquiété que le PAE/JF dépossède ces autres fonds de leurs ressources, avant de s’interroger sur le bilan de la mise en œuvre du programme. En réponse aux préoccupations du député, le ministre Smaïla Ouédraogo a d’abord reconnu la pertinence des questions. Pour lui, le PAE/JF n’utilise pas les ressources des autres fonds comme pourrait le croire M. Zoungrana. Il a expliqué que le PAE/JF a son budget à part entière. Les différents fonds n’interviennent, selon lui, que dans la mise en œuvre du programme. Et de renchérir que le PAE/JF n’aura aucun impact sur les conditions d’accès des prêts des autres fonds existants. Il reconnaît cependant que des problèmes existent pour couvrir l’ensemble du territoire.

11 057 projets à l’actif du PAE/JF

Le ministre Smaïla Ouédraogo a fait remarquer, que son département est à la recherche de solutions durables comme la rationalisation et la dynamisation des fonds par la création d’un fonds unique. En termes de bilan de mise en œuvre du PAE/JF, le ministre a noté le financement de 11 057 projets dont 7057 projets de femmes, pour un montant de plus de 4,657 milliards de F CFA.  Toute chose qui a permis, à l’entendre, la création de 14 149 emplois et de consolider 14 865 autres. Ces explications ont convaincu l’auteur de la question. Mais, il a invité le gouvernement à trouver des mécanismes de sélection pour l’octroi des prêts, car « tout le monde ne peut avoir la fibre de l’entreprenariat ». A sa suite, c’est le député Tahirou Barry qui a pris la parole. Dans son exposé, il a rappelé que le Burkina Faso a mis en place depuis les années 2000, une dizaine de fonds de financement des microprojets en vue de lutter contre le chômage des couches vulnérables et des jeunes. Toutefois, il regrette que malgré cela, la tendance du chômage ne soit pas inversée. Il a donc demandé à l’hôte du jour de la Représentation nationale, le bilan global des différents fonds ainsi que la cause de l’inefficacité de ces financements à inverser la courbe du chômage.
Enfin, M. Barry a demandé au gouvernement, la stratégie mise en œuvre pour accompagner les bénéficiaires des différents fonds en vue de leur réussite. 

36 985 promoteurs financés depuis 2000

En ce qui concerne le bilan, Smaïla Ouédraogo a rappelé que les fonds relevant de son département sont au nombre de trois. Il s’agit, du Fonds d’appui à l’initiative des jeunes (FAIJ), du Fonds d’appui au secteur informel (FASI) et du Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE). Selon ses estimations, les trois fonds ont financé 36 985 promoteurs à hauteur de 27 milliards 126 millions 581 mille francs CFA. Cet appui a généré 33 742 emplois et la consolidation de 87 539 autres avec un taux global de recouvrement de 54,75%, selon le ministre en charge de la jeunesse. Quant au taux de satisfaction, le ministre l’a estimé à 43%. De son analyse, l’accroissement du chômage est la conjugaison de plusieurs facteurs. Il s’agit, entre autres, de l’employabilité, de la main-d’œuvre et de l’environnement économique ou encore la règlementation du marché du travail. En ce qui concerne les mesures d’accompagnement, le ministre a évoqué les formations en entreprenariat des jeunes ou l’éducation à la gestion financière des jeunes entreprises par son ministère. Dans l’ensemble, la Représentation nationale a loué les efforts du gouvernement dans la promotion de l’emploi des jeunes.

Ali SAOUADOGO



105
Partager sur Facebook

> Recherche



>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

11/11/2018 20:24
04/11/2018 21:38
 

 



> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus