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Ve Conférence nationale du développement durable : Onze recommandations pour une transition vers l’économie verte

08/11/2018
20:54

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, a organisé les 6 et 7 novembre 2018 à Ouagadougou, la Ve Conférence nationale du développement durable (CONADD).


Examiner l’état de mise en œuvre des recommandations du 4e Conseil national pour l’environnement et le développement durable (CONEDD) et faire le bilan 2014-2018 et celui triennal 2019-2021 du Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD) sont, entre autres, objectifs de la Ve la  Conférence nationale du développement durable (CONADD). « Economie verte et développement durable au Burkina Faso : contribution des emplois verts à la création de richesses, à la lutte contre le chômage des jeunes dans un contexte de changement climatique », a été le thème qui a réuni plus de 300 acteurs du secteur de l’environnement, les 6 et 7 novembre 2018, dans la capitale burkinabè. Deux principaux panels ont permis de mieux cerner la thématique. Le premier panel a porté sur plusieurs questions, dont l’occupation illégale des aires classées et les mesures prises au niveau du ministère en charge de l’environnement pour y faire face, l’état de la diversité biologique au Burkina Faso et les menaces sur les différentes espèces. Outre les statistiques de la dégradation des terres au Burkina Faso, l’utilisation durable et rationnelle des pesticides et engrais, les participants ont échangé sur l’état des lieux du transfert des compétences aux collectivités territoriales en matière d’environnement. Le deuxième panel a concerné la dégradation du cadre de vie et les inefficiences du système énergétique avec un accent particulier sur les thématiques liées aux alternatives des énergies fossiles et l’accessibilité aux énergies propres et l’état des lieux des infrastructures vertes au Burkina Faso.  Aux termes de ces travaux, onze recommandations ont été formulées. Il s’agit de diligenter la mise en place du Commissariat général du développement durable, de renforcer le contrôle de l’importation de la distribution et l’utilisation des pesticides et herbicides, d’interdire totalement l’importation du charbon de bois, de sécuriser les forêts classées et les espaces de conservation des collectivités territoriales, de renforcer les statuts des espaces par des actes juridiques , renforcer les capacités techniques, humaines, matérielles et financières des structures de l’information climatique et d’élaborer un manuel pour illustrer et catégoriser les emplois verts du Burkina Faso.

Les recommandations seront mises en œuvre

Par ailleurs, il a été recommandé de règlementer l’importation des objets usagers communément appelés «France-au revoir», d’organiser un séminaire gouvernemental sur le développement durable, de mobiliser davantage de ressources innovantes issues notamment du financement lié au climat et entreprendre des réformes de prise en compte de la REDD+ dans les politiques sectorielles et dans les dispositions législatives et règlementaires. «Toutes ces recommandations ne dormiront pas dans les tiroirs, parce que le Premier ministre a instruit le secrétariat général afin qu’elles soient mises en œuvre», a déclaré le ministre en charge de l’environnement, Batio Nestor Bassière. Il a estimé que les enjeux de cette conférence étaient énormes. Car, a-t-il ajouté, le front agricole qui progresse de 5% par an, restreint l’aire de parcours du bétail et augmente les charges animales sans compter les fortes pressions foncières et celles sur les ressources forestières et pastorales qui entraînent une disparition progressive des forêts et une dégradation croissante des sols et des eaux. Pour le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, l’économie verte se présente comme un catalyseur du développement durable dans la perspective de lutter contre la pauvreté et d’accélérer la croissance économique. «Nos secteurs les plus productifs doivent connaître un verdissement en intégrant une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant significativement les risques environnementaux et la pénurie des ressources», a déclaré le chef du gouvernement. Car de son opinion, en créant des emplois verts au profit des jeunes, cela participe à la mise en œuvre réussie du Plan national de développement économique et social (PNDES). Paul Kaba Thiéba a saisi l’occasion pour faire le point d’un certain nombre d’actions posées ou en cours dans le sens de la protection de l’environnement. Au nombre de celles-ci, l’application de la mesure d’interdiction des sachets plastiques non biodégradables et leur recyclage, la libéralisation du secteur de la production et de distribution de l’énergie, la création en cours d’écovillages et la mise en place d’un environnement fiscal favorable aux investissements.


Gaspard BAYALA
Mahomed OUEDRAOGO

(Stagiaire)



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