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L’eucalyptus, la plante qui assèche

07/10/2014
13:33

Au Burkina Faso le reboisement pour contrer l’avancée du désert est à la mode à chaque saison des pluies. Des milliers de plants sont mis en terre chaque année. Parmi les espèces prisées pendant les campagnes de reforestation figure en bonne place l’eucalyptus. Cette plante, venue d’Australie appauvrie les sols. Il faut maximiser plus sur les espèces locales.

Le déboisement est réel au Burkina Faso. La recherche des terres agricoles (chaque année plus de 100 mille hectares de forêt sont dévastés au profit des champs), l’exploitation minière, sont entre autres les causes principales de cette dégradation environnementale. 

Pour renverser la donne l’Etat a pris le taureau par les cornes en initiant depuis 2007, pendant la saison pluvieuse, des campagnes de reboisement. Le thème de cette année est « Une commune, une forêt pour lutter contre la désertification ».

  Certes, cette initiative est louable, même si les résultats se font toujours attendre, il faut cependant savoir que tous les arbres ne sont pas à planter, surtout pour des terres arides comme celles du Burkina Faso.

 L’eucalyptus est l’un d’eux.  Originaire de l’Australie cette espèce est très utilisée lors des reboisements collectifs ou individuels au pays des Hommes intègres. Pourtant, elle assèche les sols. Le chef de département production forestière de l’Institut de l’environnement et recherche agricole (INERA), docteur Louis Sawadogo, confirme que chaque arbre a son écologie. 

« L’eucalyptus pompe l’eau en permanence. Dans certains pays il est planté pour assécher les marais. Il y a plus de  cent espèces d’eucalyptus. Si vous le planter dans votre champs vous n’aurez pas de production agricole optimum »,  a précisé le chercheur.

 Mais à y voir de près pour le docteur Sawadogo, les promoteurs de cette plante ont opté d’appauvrir le sol pour des raisons économiques car c’est un arbre à croissance rapide. Il se commercialise bien. Il est utilisé dans la fabrication des meubles, comme bois de chauffe, dans le bâtiment, etc. 

A l’instar de cette plante nuisible à la biodiversité au Burkina Faso, il y a le neem, l’acacia qu’il faut éviter de planter en masse parce qu’ils appauvrissent les terres. Ce sont tous des arbres exotiques. 

Le docteur encourage plutôt  la plantation des espèces locales, telles que le karité, le baobab, le néré

Steven Ozias KIEMTORE 
kizozias@yahoo.fr



Quelques espèces locales à intérêt socio-économique avéré à promouvoir dans les campagnes de reboisement




Nom scientifique                                        Nom commun

 Vittelaria paradoxa...............................................Karité
Parkia biglobosa....................................................Néré
       Tamarindus indica.............................................Tamarinier
        Saba senegalensis..............................................Liane goïne
                 Lannea microcarpa..................................................Raisini
Ziziphus mauritiana..............................Jujubier greffé ”Pomme du Sahel
”Adansonia digitata............................................................Baobab
Acacia senegal..........................................Gommier (gomme arabique)
Bombax costatum...............................................................Kapokier



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