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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Commentaire : Discours sur la situation de la nation -L’homme au cœur de l’action gouvernementale

06/04/2014
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Que retenir de l’année 2013, en termes d’investissement humain ? « La consolidation de l’investissement humain et la protection sociale constituent le socle du développement humain durable que mon Gouvernement s’emploie à réaliser à travers la mise en œuvre des politiques sociales », a déclaré le chef du gouvernement Luc Adolphe Tiao dans son adresse à la Représentation nationale, le jeudi 3 avril 2014. L’on retient que l’équipe gouvernementale a poursuivi le processus de réforme du système éducatif, l’année dernière. Cela s’est opéré par le transfert de l’ensemble des établissements du préscolaire et de 350 CEG au ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation. Et comme l’a précisé Luc Adolphe Tiao, l’objectif est « d’accroître, à travers cette réforme profonde, l’accès à une éducation de base de qualité ». L’année 2013 a également été marquée par l’ouverture de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dédougou. Le Burkina Faso compte désormais sept (7) ENEP avec une capacité de formation de 4 900 élèves-maîtres par an. L’effectif des enseignants du primaire de ces trois dernières années est passé de 48 592 à 51 453, soit une hausse de 5,89%. A cela s’ajoute, la campagne spéciale d’alphabétisation 2013-2014, lancée le 27 août 2013, avec l’ouverture d’au moins 4 262 centres d’alphabétisation d’au profit de 100 000 personnes dont 83 720 jeunes et femmes. « L’un des principaux enseignements que je tire est que le Gouvernement doit investir davantage pour améliorer les infrastructures et la qualité de l’enseignement. Aucun sacrifice ne sera de trop pour accompagner le secteur de l’éducation », a souligné le Premier ministre.

En outre, il a relevé que l’accent a été mis dans l’accroissement de l’offre éducative et l’amélioration de la qualité de l’enseignement secondaire. Dans ce domaine, l’année 2013 a enregistré l’ouverture de 36 nouveaux CEG, la construction de 116 salles de classes, l’érection de 235 CEG en lycées dans des chefs-lieux de commune et des villages. Les localités telles que Tenkodogo, Garango et Toma, ont pu bénéficier des Collèges d’enseignement technique (CET). Dori pour sa part, a vu la pose de la première pierre de son lycée professionnel régional. On ne peut non plus occulter le recrutement exceptionnel de 1 689 enseignants du post-primaire et du secondaire comme effort de 2013. Résultat, les indicateurs d’accès et de participation ont connu une hausse. « Le nombre d’établissements d’enseignement publics et privés est passé de 1 578 en 2011/2012 à 1 772 en 2012/2013, soit une augmentation de 194 établissements ; les effectifs scolaires du post-primaire et du secondaire sont passés de 676 337 à 762 445 élèves, soit un accroissement de 12,7% ; ce taux est passé de 11,3% à 13,9% au secondaire, soit une hausse de 2,6 points dans la même période », lit-on dans le Discours sur la situation de la nation en 2013.

N’ignorant pas que tout n’a pas été que réussite, le Premier ministre Tiao, a regretté le faible taux de réussite aux différents examens dont le BEPC et le Baccalauréat. « Les troubles récurrentes, consécutives aux mouvements des élèves et la persistance des grèves en sont les causes principales. Nous reconnaissons tout de même une part de responsabilité de l’Etat avec l’insuffisance des moyens déployés et la surcharge des classes. Quoiqu’il en soit, il faut un sursaut national pour que l’enseignement secondaire retrouve son lustre d’antan. Il y va de l’avenir de nos enfants et de notre pays », a justifié M. Tiao.

Au niveau de l’enseignement supérieur, 2013 a été marquée par une volonté du gouvernement de résoudre de manière durable et concertée les problèmes qui frappent les temples du savoir du pays. Cela s’est manifesté par l’organisation des Etats généraux de l’enseignement supérieur en juin 2013, d’où est sorti un Plan d’action national de développement de l’enseignement supérieur 2014-2025 d’un coût d’environ 1 127 milliards de francs CFA. Des Etats généraux qui ont par ailleurs recommandé le blanchiment technique pour réguler l’impasse académique.
Dans le cadre des mesures sociales, une rallonge budgétaire de 21,9 milliards de FCFA au profit du ministère des Enseignements secondaire et supérieur a été octroyée. Ce qui a permis la réalisation et la réfection d’infrastructures dans les Universités de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso et de Koudougou mais aussi dans les Centres universitaires de Fada N’Gourma, Ouahigouya et Dédougou. Un acquis qui vient d’être renforcé par l’octroi de plus de sept (7) milliards F CFA annoncé le 24 mars dernier pour la réalisation d’infrastructures universitaires. L’augmentation du nombre de bourses, passant de 1000 à 2000 dont 300 pour les filles sur instruction personnelle du Chef de l’Etat, Blaise Compaoré témoigne de la volonté de changer la donne éducative. Certains diront que c’est insuffisant pour près de 60 000 étudiants. Mais en attendant d’avoir mieux, c’est l’effort supportable pour le moment par l’Etat.

La jeunesse qui constitue près de 60% des Burkinabè n’a pas été oubliée l’année dernière. 1 358 apprenants ont été formés aux métiers de production dans le cadre du Programme d’appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et professionnels. Plus de 4 000 jeunes ont bénéficié d’une formation professionnelle de qualité dans la mise en œuvre du Programme de formation aux métiers.

En termes de création d’emplois, on note que plus de 2 000 projets d’auto-emploi ont été mis en œuvre. 4 478 emplois ont été créés et consolidés pour un coût d’environ 1,6 milliard de francs CFA. Aussi, le Programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et les femmes a contribué à créer environ 42 000 emplois directs et indirects. Plus de 100 000 jeunes ont été recrutés dans le cadre de plusieurs programmes à Haute intensité de main-d’œuvre, a soutenu le Premier ministre Luc Adolphe Tiao. 3000 volontaires adjoints de sécurité de 18 à 25 ans ont été également recrutés. Cependant, une certaine opinion déplore son caractère temporaire et inadapté pour lutter efficacement contre le chômage des jeunes. Dans le secteur de la santé, l’année écoulée a vu le renforcement des infrastructures sanitaires et des équipements médico-techniques avec une élévation du niveau des plateaux techniques. 2013 a été marquée par la transformation des CSPS des chefs-lieux de communes rurales en centres médicaux. 37 communes disposent déjà de centres médicaux. Et le rayon moyen d’action théorique est passé de 9,1 km en 2003 à 6 km en 2013. Ce qui permet d’améliorer l’accès des populations aux services de santé. En outre, près de 90% des formations sanitaires (CSPS) remplissent les normes minimales en personnel et un programme d’investissements prioritaires concernant les infrastructures hospitalières dans le but d’accroître davantage l’offre de soins d’ici à 2018 existe. « Ces investissements estimés à 229 milliards 96 millions 646 mille 365 francs CFA, permettront la mise à niveau de plusieurs hôpitaux régionaux, la construction et l’équipement d’un nouvel hôpital à Bobo-Dioulasso, la construction d’un Centre de soins spécialisés de haut niveau en neurochirurgie et la construction et l’équipement d’un Centre de cancérologie à Ouagadougou ainsi que la mise en place d’une unité d’hémodialyse à Bobo-Dioulasso », a détaillé Luc Adolphe Tiao.

Autant d’efforts consentis en 2013 pour le citoyen burkinabè. Ce bilan non exhaustif ne prétend pas satisfaire tout le monde mais présente tout de même les actions posées. Certains souhaiteraient que l’Etat octroie 10 000 à 20 000 bourses, d’autres voudraient des soins gratuits dans tous les centres de santé du pays, d’autres encore réclameraient l’octroi systématique d’un emploi à tout jeune en âge de travailler. Mais est-ce possible, au regard du budget annuel de l’Etat ? En tous les cas, même si l’Etat ne peut pas prendre en charge les préoccupations de tous, il travaille pour l’intérêt de tous.

Enok KINDO


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