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Manifestation du 30 octobre 2014: le lieutenant-colonel Zida rend visite aux blessés de Ouagadougou

04/11/2014
21:40

Le Lieutenant-colonel Yacouba  Isaac Zida s’est rendu aux hôpitaux Blaise-Compaoré et Yalgado-Ouédraogo, le 4 novembre 2014, pour voir et encourager les victimes des manifestations des 30 et 31 octobre dernier.


Atteint par les flammes des pneus et transporté à l’hôpital Blaise Compaoré, l’ancien ambassadeur, Lonkou Olivier  Kini a affirmé avoir été soulagé par la visite du nouveau chef d’Etat, le Lieutenant-colonnel IsaacYacouba Zida. C’était dans l’après-midi du 4 novembre 2014.  Montrant sa main droite brûlée, ce blessé a expliqué qu’il était en réunion avec d’autres anciens du parti majoritaire lorsque leur lieu de rencontre a été mis à feu et c’est en voulant sortir qu’il s’est brûlé la main. «C’est une question de dérapage», a-t-il ajouté, tout en souhaitant que de tels événements malheureux ne se reproduisent plus au Burkina Faso. Dans la chambre d’hospitalisation d’à côté, un autre blessé du nom de Karim Boua, le pied plâtré, a dit avoir été atteint par une balle alors qu’il passait. Tout comme eux, les dix victimes des manifestations du 30 octobre dernier et  alités dans ledit hôpital ont reçu la visite du chef de l’Etat. Ce dernier a confié à la presse nationale et internationale que : «Nous sommes venus pour  souhaiter un prompt rétablissement aux blessés et leur manifester notre disponibilité à assurer leur prise en charge totale,  car dans ce genre de situation, tout le monde n’a pas les moyens de se prendre en charge convenablement». Il a souligné que des suggestions sont faites pour décréter une journée de deuil  national et qu’il est tout à fait normal de rendre hommage à ceux qui sont décédés. Cependant, il a affirmé qu’il il y a encore des corps dans les morgues et  que le ministère de la Justice est en train de boucler les enquêtes. Il a alors révélé qu’après  les enquêtes  menées par le ministère de la Justice, il y aura d’abord l’inhumation des corps et ensuite, la journée de deuil.  A la question de savoir si l’hôpital changera de nom, il a dit avoir remarqué qu’à la porte de l’hôpital, le nom Blaise Compaoré a été barré. Il a précisé qu’il y a déjà des propositions de noms pour rebaptiser cet hôpital  et qu’il pense à une personnalité comme feu le député de l’opposition, feu Hama Arba Diallo qu’il estime que le peuple en sera beaucoup plus réceptif. 
Le directeur général de cet hôpital, Alexandre Sanfo, a souligné qu’il y’a dix patients et particulièrement  trois types de blessés : ceux qui l’ont été par balles, ceux qui ont été brûlés et les victimes de fractures et de traumatismes  liées aux bousculades. Il a affirmé que leur prise en charge est entièrement gratuite. Il a, par ailleurs précisé que cette structure a enregistré deux décès le 30 octobre 2014. Mais si dans cet hôpital, les journalistes ont pu effectivement voir les malades, au Centre  hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo où ils étaient précédemment, ce n’est pas le cas. En effet, la bousculade des militaires qui bloquaient et retenaient les journalistes, en arrière et la réticence des médecins voulant éviter les blessés des caméras, a été un obstacle à la collecte de l’information. Le directeur général de l’hôpital Yalgado, Robert Sangaré a indiqué que ce centre hospitalier universitaire  a reçu  189 blessés totalement pris en charge  et que 7 décès y ont été enregistrés. 


Aimée Florentine KABORE




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