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Logiciels libres : du bohneur, des craintes et de l’espoir

17/03/2015
10:10

Utiliser un système d’exploitation sous licence libre est l’une des choses formidables qui me soient arrivées depuis que je touche à l’ordinateur. J’ai arrêté de souffrir de l’invasion des virus, ou des anti-virus (qui se périment au bout de quelques temps). Il fallait soit les racheter, soit les craquer. Bref.

Au départ, j’avais quelques appréhensions. Comment basculer d’un système, que j’ai utilisé pendant des décennies, vers un autre que je découvre. Heureusement, une forte communauté m’a prêté main forte (Merci Florent Youzan & Cyriac Gbogou). Mes préoccupations étaient surtout relatives à des logiciels de traitement de texte, de traitement de photos et de montage vidéo.

Comme outils de traitement de texte, j’utilise Open Office. Pour les photos j’ai Gimp Image Editor et Gthumb. Pour travailler les sons, rien de tel qu’Audacity et pour les vidéos OpenShotVideo Editor. Mon navigateur c’est FireFox. En plus (et c’est vraiment un vrai plus), je peux accepter toutes les clés USB ou autres disques durs externes, même les plus « virussés ».

Néanmoins, tout n’est pas toujours rose dans le monde du libre. Surtout, lorsqu’il il faut affronter le monde de la formation. Je donne des cours en journalisme et, parfois, on est emmené à toucher à l’infographie ou au multimédia. Photoshop, In Design, Illustrator, Quark Xpress ou encore Première Pro, Adobe Audition, Cool Edit. Ce sont là quelques logiciels utilisés communément sous nos cieux.Constat : Vous êtes dans le libre, mais en face de vous, vos étudiants, les participants à la formation, vos collaborateurs ou vos clients sont tous sur un système propriétaire (Windows à 99%). 

Ils travaillent depuis de nombreuses années sous ce système. Tous les logiciels avec lesquels ils travaillent y sont arrimés.Du coup, vous vous sentez obligé de basculer en mode « double système d’exploitation ». Mais à quoi bon ? A quoi bon continuer d’utiliser du libre quand vous nagez dans un environnement qui est à majorité sous logiciel et système d’exploitation propriétaire. Comment continuer à vivre comme en «autarcie numérique » quand en face de vous, les personnes ignorent parfois l’existence des logiciels libres ?


De la lutte …


Le constat ci-dessus n’altère en rien ma bonne appréhension avec les systèmes etlogiciels libres que j’utilise. Seulement voilà, nous ne sommes pas (les) seuls.Au sortir de mon expérience, je pense qu’il faut continuer à agir.
- Informer. C’est la première étape pour les défenseurs et acteurs du monde du libre. Une grande partie de la population ne sait pas ce que c’est. Et c’est effrayant de leur brandir des outils inconnus. Il faut en parler. Expliquer. Démontrer. Comparer.
- Sensibiliser. Une fois que l’information est bien relayée, il faudra passer à la phase de sensibilisation. L’objectif étant de présenter les avantages qu’il y a à utiliser les logiciels libres. 
Qu’est-ce qu’ils ont de bien ? 
Pourquoi une entreprise, une institution ou une personne les utiliserait ? 
Qu’est-ce que ça apporterait de plus ? 
Une fois ces réponses données, il faudra créer une vraie communauté de « users ». Plus on est nombreux à utiliser, mieux on arrivera à contaminer. Mais cela passe par la formation.- Former. Le tout n’est pas de connaître l’existence des logiciels libres. Le tout n’est pas non plus de comprendre leur utilité et leurs bénéfices. Il faut (savoir) s’en servir. Il faut donc former des « formateurs ». Eux, à leur tour, formeront leur entourage. Ainsi de suite, on arrivera à une vraie communauté. 

Ne pas attendre d’être des centaines avant d »initier des formations. Celles-ci commencent dans notre environnement le plus proche. Nos parents, nos collègues, nos amis… etc. Par groupe de 2, 3, 4 etc. En Côte d’Ivoire il existe des tiers-lieux qui ont intégré le libre dans leur programme. Je pense au « Laboratoire du Libre » de EyoLab à Bonoua et BabiLab à Abobo (Abidjan).… et de la patience
En tout état de cause, cela va demander de la patience. Beaucoup de patience. Un an. 2, 3 … 5 voire 10 ans. Il ne faudra cependant pas baisser les bras. Au contraire, les informaticiens et autres techniciens doivent travailler parallèlement à « fabriquer » des logicielsavec beaucoup plus d’options, fun, update, dans l’air du temps etc. (Par exemple,commencer à améliorer les polices dans les logiciels de traitement de texte).

Dernière chose. Il est impératif de ne pas entrer dans la confrontation avec ceux qui n’utilisent pas les logiciels libres. En se sentant rejetés, ceux-ci peuvent se braquer, et être moins réceptif à « l’évangile » du libre. Il faut, au contraire, les approcher. Les défenseurs du « monde libre » comprendraient les problèmes qu’ils ont et pourraient facilement leur proposer des solutions… libres.J’y crois. Fermement. 

Le libre peut apporter énormément dans le développement numérique (et développement tout court) de nos sociétés. Il suffit juste de prouver son utilité, son efficacité et sa nécessité. Tout cela avec  suite sur
http://yoroba.net/logiciels-libres-du-bohneur-des-craintes-et-de-lespoir/






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