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Flash info :

Les moustiques aiment les consommateurs de bière

20/10/2015
19:17

Les journalistes scientifiques ont, du 14 au 16 octobre 2015, côtoyé les chercheurs et visité des stations de recherche à Bobo-Dioulasso. L’initiative est de  l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et des innovations (ANVAR). Arrêt sur des études portant sur le comportement des moustiques vis-à-vis des consommateurs de bière et celle sur le blocage de la transmission du paludisme.

La consommation de bière est un facteur  à risque supplémentaire pour le paludisme. En effet, les moustiques, vecteurs du paludisme, sont attirés plus par les personnes qui consomment  la bière  que ceux qui n’en consomme pas . L’étude, dirigée par Thierry Lefèvre, se mène à Bobo Dioulasso avec un groupement de laboratoires et d’instituts de recherche dont l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS) de Bobo Dioulasso. Les équipes de recherche ont mené les tests sur deux groupes de volontaires avec deux subs-tances : la bière et l’eau. L’expérimentation a démontré que la consommation de l’eau n’a  aucun effet sur le comportement des moustiques  tandis que la consommation de bière  a sensiblement augmenté l’attrait des moustiques. « Le consommateur de bière dégage certaines odeurs, une  chaleur qui attirent les moustiques. Une personne qui consomme la bière fait venir vers lui, plus de moustiques qu’une personne qui n’en a pas consommé. Pour le moment, c’est le comportement que l’on a observé. Mais les recherches se poursuivent pour nous permettre de connaitre davantage », a expliqué, Dr Serges Yarbanga, pharmacognosiste, chercheur à l’IRSS.

Bloquer la chaîne 
de transmission

Les chercheurs de l’IRSS sont à la recherche des molécules qui vont empêcher la transmission du paludisme. Le moustique qui pique une personne et qui prend ces molécules ne  peut puiser le parasite qui s’y trouve  pour continuer la chaine de transmission. Par ailleurs, la molécule ne protège pas celui qui le prend, mais plutôt son entourage. Il agit en forme altruiste. Des perspectives de la mise en œuvre d’un médicament et un vaccin  sont en cours. 
Le projet s’appelle transmalariablock. « Concrètement, la personne malade de paludisme qui prend le transmalariablock, les molécules  vont rester dans son sang et quand le moustique la pique pour son repas sanguin, il prend en même temps la molécule qui reste dans son corps et bloque  le développement du parasite. Le moustique ne sera pas infesté. Il continuera de piquer sans pouvoir transmettre le parasite », a expliqué Dr Yerbanga. Cependant, pour que la molécule puisse soigner et protéger l’entourage du malade, il faut le combiner  avec une molécule curative. Deux  vaccins-tests en bonne voie ont été testés sur plus de 100 enfants âgés de 5 à 11 ans. 
La  recherche sur le transmalariablock a valu en 2013 un prix de la Société américaine de médecine à l’IRSS.
A la malariasphère de Bama située à 30 km de Bobo-Dioulasso, le moustique n’a plus de secret pour les chercheurs de l’IRSS. Ces derniers étudient le comportement  et la reproduction  du moustique afin de lutter contre les résistances que celui-ci viendrait à développer. 
Selon le chercheur entomologiste Abdoulaye  Diabaté,  les travaux des scientifiques de l’IRSS ont  permis d’identifier ou de découvrir des nouvelles espèces de moustique. Aussi, les moustiquaires imprégnées ont étés mises au point à Bama.
En ce qui concerne les moustiques transgéniques (génétiquement modifié pour lutter contre le paludisme), l’entomologiste affirme qu’ils ne sont pas encore utilisés au Burkina Faso, mais tous les travaux de formation et d’équipement sont en train d’être mis en œuvre pour être prêts au cas où.


Boureima SANGA
bsanga2003@yahoo.fr

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Quelques éléments sur le paludisme 

·  Le paludisme est une maladie qui peut être mortelle. Il est dû à des parasites transmis à l’homme par des piqûres de moustiques infectés.
·  En 2013, le paludisme a été à l’origine de 584 000 décès (avec une marge d’incertitude comprise entre 367 000 et 755 000), pour la plupart parmi les enfants africains.
·  Le paludisme est une maladie évitable dont on guérit.
·  Le renforcement des mesures de lutte et de prévention permet de réduire de façon spectaculaire, la charge palustre dans certains endroits.
·  Les voyageurs non immunisés venant de régions exemptes de paludisme sont très vulnérables à la maladie lorsqu’ils sont infectés.

Types de paludisme
Le paludisme est dû à des parasites du genre plasmodium transmis d’une personne à l’autre par des piqûres de moustiques anophèles infectés, appelés «vecteurs du paludisme», qui piquent principalement entre le crépuscule et le petit matin.
Il existe 4 types de paludisme humain:
1.  Plasmodium falciparum;
2.  Plasmodium vivax;
3.  Plasmodium malariae;
4.  Plasmodium ovale.
Les plasmodium falciparum et plasmodium vivax sont les plus répandus. Le plasmodium falciparum est le plus mortel.
Ces dernières années, on a enregistré aussi certains cas humains de paludisme à plasmodium knowlesi – un paludisme du singe rencontré dans certaines zones de forêts d’Asie du Sud-Est.

Vaccins contre le paludisme
Il n’existe actuellement aucun vaccin homologué contre le paludisme ou aucun autre parasite de l’homme. Un vaccin expérimental contre P. falciparum, connu sous le nom de RTS,S/AS01, est le plus avancé. Ce vaccin a été évalué dans le cadre d’un vaste essai clinique dans 7 pays d’Afrique et a été soumis à l’Agence européenne des médicaments au titre de l’article 58 pour examen réglementaire. La décision de l’OMS de recommander ou non ce vaccin dépendra des résultats définitifs de l’essai clinique et de l’issue positive de l’examen réglementaire. Une recommandation relative à l’adjonction ou non de ce vaccin aux moyens de lutte actuellement utilisés devrait être formulée fin 2015.

Source : OMS




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