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Portrait du candidat Maurice Denis Salvador Toussaint Yaméogo

14/11/2015
13:42


Sur la ligne de départ de l’élection présidentielle, le président du Rassemblement des démocrates pour le Faso (RDF), Maurice Denis Salvador Toussaint Yaméogo a de grandes ambitions pour le Burkina Faso. 

Avoir pour géniteur, le père de l’indépendance de la Haute-Volta devenue Burkina Faso est à la fois pour Maurice Denis Salvador Toussaint Yaméogo un atout et un inconvénient. En effet, le président du Rassemblement des démocrates pour le Faso (RDF), 59 ans, marié et père de 4 enfants, est le 2e fils de Maurice Yaméogo, le premier président de la Haute-Volta. « C’est un atout parce que dans ma position, j’ai vécu des situations que d’autres personnes n’ont pas vécues. J’ai pu très tôt toucher du doigt ce que c’est que la contrainte de l’Etat, la contrainte des électeurs, le succès et l’échec en politique», avance-t-il. Il se souvient du 3 janvier 1966 où un soulèvement a mis fin au pouvoir de son père, comme si c’était hier. Il dit avoir un petit avantage par rapport à ceux qui n’ont pas vécu dans cet environnement. « On panique moins vite et on sait qu’au bout des choses, la vérité triomphe toujours, donc on reste solide dans nos convictions», relève ce candidat à la présidentielle. Cependant reconnaît Salvador Yaméogo, c’est un désavantage parce que quand on est fils de président, il faut te faire un prénom, mériter le nom porté. « Des gens veulent te prendre à défaut alors que tu es aussi un homme indépendamment de ta naissance. Certains pensent qu’à partir du moment où tu es fils de président, tu n’as pas eu de problème dans ta vie, tu n’as pas souffert, tu es né avec une cuillère en argent, ce qui est souvent loin de la réalité ». Son souhait, c’est d’être à la hauteur du nom qu’il porte. Né le 2 novembre 1956 à Koudougou, le petit Yaméogo a commencé son école primaire dans cette ville du Centre-Ouest du pays, où il a obtenu son Certificat d’études primaires. Il s’envole pour l’Europe pour des études secondaires en France et en Suisse couronnées par un baccalauréat série D en 1975. En 1983, il soutient une thèse de Doctorat de 3e cycle en sciences économiques, à la Faculté de droit et des sciences de l’Université de Nice (France) avec la « mention très honorable ». En butte à des difficultés en termes d’insertion professionnelle du fait du régime de la révolution d’août 1983 au Burkina Faso, il prend le chemin de la lagune Ebrié. « Je suis parti en Côte d’Ivoire où je pensais rester quelque temps. Finalement, je suis resté 15 années de 1985 à 2000 », relate M. Yaméogo. Bien qu’étant macro- économiste, il a commencé dans le secteur privé et a offert ses services à différentes structures, principalement dans le négoce de produits d’exportation, le café, le cacao. « J’ai fait également de la banane, de l’ananas, du transport et j’ai été consultant aussi pour des sociétés qui étaient dans le secteur du caoutchouc naturel. J’ai une expérience significative dans tout ce qui est filière de produits de base notamment», précise le patron du RDF. En 2000, à la faveur du gouvernement d’ouverture qui s’est installé à la suite de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, il est appelé au gouvernement dit protocolaire, sous la bannière de l’ADF/RDA qui avait pour président, Me Hermann Yaméogo (son grand-frère). 

Libéral mais réaliste 

Cette équipe regroupait 7 partis d’opposition, plus le parti au pouvoir d’alors, le CDP. En 2002 et en 2007, il est élu député à l’Assemblée nationale. « J’ai un profil un peu atypique dans la mesure où je ne suis pas un politicien professionnel, j’ai commencé par le privé et je pense que c’est une bonne chose. Cela permet d’avoir aujourd’hui un regard sur les décisions à prendre, sur les politiques... Je sais ce que c’est que d’aller déposer un CV et de chercher du travail, je sais ce que c’est que de connaître des refus», souligne Salvador Yaméogo. Le projet de société du candidat se décline en sept axes. « On ne peut pas arriver à dire qu’on veut être candidat à  la présidence si on n’a pas une idée de ce qu’on fera si on y parvient. Mais rares sont les projets de société aboutis au moment de la quête de la présidence. C’est une fois au pouvoir, avec ceux qui vont vous aider à y parvenir, que vous allez affiner ce projet, le modeler au contact de la réalité pour qu’il puisse s’appliquer », affirme ce challenger à la présidentielle du 29 novembre prochain. Le RDF est d’orientation libérale, sans pour autant céder au libéralisme absolu : « je considčre simplement que nous sommes dans une économie de marché et que depuis la chute du mur de Berlin, les idéologies figées n’ont plus cours. Qu’on soit tenté vers le libéralisme total ou vers la social-démocratie, on est contraint d’accepter qu’il y a un principe qui est l’économie de marché ». Depuis sa création, son parti a établi un manifeste qui est actualisé à chaque congrès. « Je pourrai extraire des éléments de ce manifeste pour en faire un programme. Mais j’ai pensé qu’après la Transition consécutive à la chute du régime Compaoré, il faut adresser aux populations un message beaucoup plus concret, beaucoup plus proche des réalités, beaucoup plus empreint sur leurs attentes, plutôt qu’un projet qui serait venu à exécution dans le cadre d’une alternance normale», soutient le leader du RDF. « Dans ce que je peux identifier comme étant un projet de société, il y a d’abord la nécessité pour les Burkinabè de se réconcilier avec eux-mêmes », dévoile-t-il. Pour lui, la Transition n’a malheureusement pas assez mis l’accent sur la réconciliation, sur le fait qu’il faut se retrouver, qu’il faut se parler, se pardonner, s’accepter pour pouvoir repartir. Aussi, il mentionne la nécessité de restaurer l’autorité de l’Etat, de travailler à remettre au goût du jour le civisme.  « Après la Transition, il est nécessaire de faire un bilan, un audit de l’Etat, de sa gestion, de sa gouvernance et de ses comptes, non pas pour une quelconque chasse aux sorcières, mais pour savoir au moment où on arrive, ce qu’on trouve. Il n’y a peut-être pas que des choses mauvaises à trouver», prône-t-il. S’il accède au palais de Kosyam, il compte également organiser une grande table ronde des bailleurs de fonds et des amis du Burkina pour essayer de financer ce qu’il appelle un programme présidentiel d’urgence. En outre, il demandera une trêve politique, syndicale et sociale.

Quid du second tour ?

Comment Maurice Denis Salvador Toussaint Yaméogo est entré en politique ? « Inconsciemment, il y a le fait qu’on a vu les parents évoluer dedans depuis le plus jeune âge. Je ne suis pas l’aîné. On a naturellement orienté les choses vers lui. On m’a plutôt orienté vers la gestion des affaires et des ressources de la famille », confie-t-il. Cependant, au cours de son séjour en Côte d’Ivoire, dans les années 1990 quand le multipartisme s’est installé et que le FPI de Laurent Gbagbo a commencé à monter en puissance, il s’est engagé en politique. « A l’époque, les Burkinabè votaient pour les élections locales. On a travaillé pour le PDCI/RDA. J’ai pris une part importante à l’élection de Mel Théodore à la mairie de Cocody. Je suivais ce que le frère aîné faisait. C’est véritablement en 1998-2000 que l’idée a germé que je puisse venir le renforcer dans son action politique», précise-t-il. En cas de second tour où il n’y serait pas, il ne dévoile pas encore quel parti il soutiendra, mais laisse entrevoir quelques pistes. Aussi avance-t-il : « le plus important, c’est de ne pas perdre son âme, c’est de sauvegarder ce qui a fait qu’on a voulu se porter candidat. Si au bout d’un moment je ne peux plus porter moi-même mes espoirs et de ceux qui sont engagés avec moi et que quelqu’un peut et m’en donne la garantie formelle, pourquoi pas ? ». Armel Kaboré connaît Salvador Yaméogo depuis une dizaine d’années. Il loue les qualités d’homme de dialogue et de consensus de M. Yaméogo. « Ce n’est pas le monsieur qui tranche seul. Il écoute tout le monde avant de décider», affirme M. Kaboré. Pour lui, il n’y a pas de raison que le président du RDF ne soit pas parmi ceux qui doivent construire l’avenir du Burkina Faso. Dans la même veine, Safia Bakouan confie que son candidat, plein de qualités humaines et intellectuelles, est le meilleur et devrait s’installer dans le fauteuil présidentiel au lendemain du 29 novembre. Pour cela, elle comme les autres membres du parti ne ménageront pas leurs efforts pendant la campagne. 

 Par Bachirou NANA


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