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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Portrait du candicat Boukary Ouédraogo

14/11/2015
13:40

Boukary Ouédraogo:Tintin rêve d’un Burkina prospère et juste 

Candidat indépendant à l’élection présidentielle, Boukary Ouédraogo dit Tintin, entrepreneur chevronné de 56 ans compte instaurer une justice sociale et économique au Burkina Faso, s’il est élu au soir du 29 novembre. L’homme à qui son entourage reconnaît de nombreuses qualités et une témérité inébranlable à toutes les épreuves, a un ambitieux programme socio-économique pour les Burkinabè.

 A 56 ans, Boukary Ouédraogo, n’a qu’un souhait ardent : occuper le palais de Kosyam au soir du 29 novembre 2015. Mince, le regard vif, du haut de ses 1m 87, il dit vouloir trancher d’avec la gouvernance du président déchu, Blaise Compaoré et instaurer une justice sociale et économique au Burkina Faso. Epoux de deux femmes et père de 11 enfants, Boukary Ouédraogo que parents, amis et connaissances appellent affectueusement Tintin, est né en 1959 au quartier Kamsonghin (son village) de Ouagadougou. Il entame ses études primaires à 7 ans à l’école Cissin et les termine à l’école Peloghin où il obtient son Certificat d’études primaires (CEP) et son entrée en 6e en 1972. Hélas, le parcours scolaire du rejeton des feux El hadj Karim Ouédraogo et Adja Azèta Tiendrébeogo prend fin en si bon chemin, au décès de son géniteur, la même année. «Mon père avait quatre femmes et 15 enfants dont je suis le 6e. Je savais que ma mère aurait eu des difficultés pour payer mes études secondaires. J’ai donc décidé d’arrêter l’école et affronter la vie à 13 ans », raconte le candidat indépendant. Il intègre facilement le milieu professionnel, car Tintin apprenait dès son jeune âge, un métier pendant les vacances scolaires. Ainsi, celui pour qui la couture, la menuiserie-bois, la mécanique-auto, la soudure et le commerce n’ont aucun secret, tente de se faire une place au soleil au marché central de Ouagadougou, où il coud des habits jusqu’en 1977. L’année suivante, il tourne la page de la couture et ouvre celle du commerce. Ce nouveau périple le  conduit dans la boutique de son oncle maternel Tintanga Jérôme Ilboudo dit Tintin en 1979. C’est ainsi que pour faire le distinguo d’avec ses amis homonymes parfaits, le surnom Tintin lui a été attribué en référence à son oncle. 

Le prix du syndicalisme

Pendant qu’il est employé aux Etablissements Tintin Ilboudo, il ouvre son propre atelier de menuiserie, où il exerce à ses temps libres. Il élargira par la suite son champ d’actions à la fourniture d’agrégats et aux travaux publics. Aussi, en 2000, il crée une entreprise dénommée Structure de construction moderne (Strucom) devenue Société de travaux universels et de commerce international (STRUCOM international), spécialisée dans le domaine du Bâtiment et des travaux publics (BTP). Employant au départ une centaine d’agents, son entreprise n’en compte à ce jour qu’une dizaine. Tintin justifie cette régression par son engagement dans le syndicalisme, son franc parler, son refus de la corruption et son opposition au régime Compaoré. Celui qui rêve de devenir le futur président du Faso connaît bien le milieu syndical. Il a dirigé le Syndicat national des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics du Burkina Faso de 2001 à 2006 et en est actuellement le vice-président. « Le nom de mon entreprise a été donné à tous les ministères pour qu’aucun marché ne me soit attribué. Je me suis donc dirigé vers les pays de la sous-région. Là encore, le régime Compaoré a tout fait pour que je ne réussisse pas», déplore-t-il. En  dépit de tous ses déboires, il est resté égal à lui-même et sur sa position. « Heureusement, avant ma destruction programmée, j’avais déjà acquis suffisamment de biens à la sueur de mon front. Ce qui me permet de vivre dignement», confie-t-il. Pour lui, devenir président de la République est une suite logique de son combat pour un Burkina meilleur. «J’estime qu’il est de mon devoir de faire de mon pays un exemple de gouvernance, un pays prospère où règne la justice. Et je me sens capable de cette prouesse», se justifie-t-il. Au lieu de créer un parti politique, Tintin préfère la posture de candidat indépendant. «Je me départis de la politique politicienne. Mon parti est l’ensemble du peuple qui a souffert pendant 27 ans», avance-t-il.

 Les antidotes présidentiels

En attendant de pouvoir convaincre les Burkinabè sur sa capacité à changer le pays, Tintin bénéficie déjà du soutien de ses employés et de sa famille qui lui attribuent de nombreuses qualités. Magasinier à STRUCOM, Prosper Tiendrébéogo, qui travaille aux côtés du candidat depuis 22 ans, le trouve rigoureux, généreux et sociable. «Malgré qu’il ne gagne plus de marchés, il paye ses agents chaque mois et à bonne date. Il fera un bon président, car il a l’expérience de la vie », soutient-il. La cousine du prétendant au palais de Kosyam, Adja Assita Ouédraogo ne manque pas d’éloges pour lui. Elle affirme que Tintin ne peut rester insensible face aux problèmes d’autrui. « C’est un gros travailleur. De plus, il aime la vérité et ne s’éloigne jamais de ce chemin quel que soit le prix à payer. Il a toutes les qualités pour être président et les compétences nécessaires pour bien gérer le pays », scande-t-elle haut et fort. Qu’à cela ne tienne, celui qui a pour slogan : « Agir ensemble pour un avenir meilleur au Burkina Faso », a un ambitieux programme de société. Dans le domaine de l’éducation, il compte, entre autres, assurer « l’éducation pour tous » d’ici la fin de son mandat, construire 10 000 salles de classe par an et des universités dans les grandes régions du pays. Au plan sanitaire, Tintin promet la gratuité des soins dans les urgences des centres de santé, ainsi que des soins maternels et infantiles. Il compte également réduire de 60% les coûts des médicaments de première nécessité, etc. Pour booster l’économie burkinabè, il propose une palette de mesures dont la construction d’autoroutes Ouagadougou-frontière du Ghana et Ouagadougou-frontière du Togo et de centrales solaires. Il prévoit aussi l’octroi de prêts sans intérêt et sans garantie aux groupements agricoles, l’industrialisation du pays… « Si je suis élu, j’arrêterai l’exportation du coton. Il sera transformé sur place, de même que les noix de karité. J’ouvrirai également des usines de transformation de granit en carreaux. Cela créera de nombreux emplois et engendrera des ressources pour le pays», explique-t-il. Il envisage également une réorientation des dépenses de l’Etat. « Il est inconcevable de payer des voitures de 77 millions de F CFA pour les ministres, alors que des enfants étudient dans des écoles sous paillotes. Je supprimerai les dépenses superflues au profit des domaines prioritaires», prévient-il. Dans la panoplie de solutions pour ses compatriotes, le candidat promet la création d’un million d’emplois au profit des jeunes d’ici à 2020, la réalisation de 500 000 logements sociaux dans les grandes villes du Burkina Faso, le renforcement des capacités d’investigation et d’intervention des forces de défense et de sécurité pour mieux lutter contre le grand banditisme et le terrorisme…Quant aux moyens de mobilisation des fonds pour la réalisation de ces projets, Tintin n’a pas voulu dévoiler sa stratégie. Et s’il est élu au soir du 29 novembre 2015, Boukary Ouédraogo se dit disposé à travailler avec tous les honnêtes citoyens qui souhaitent l’émergence du Burkina Faso, peu importe leur bord politique.                           

 Par Eliane SOME               


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