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Portrait du candidat Ram Ouédraogo

16/11/2015
12:39

Ram Ouédraogo
Un plan d’urgence contre la pauvreté

Investi le 19 juillet 2015 sous la bannière du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Ram Ouédraogo est un écologiste chevronné. Editeur, manager et impresario, il est également un professionnel des arts et des spectacles, un homme de culture qui a parcouru l’Afrique et le monde entier. Le 30 mai 2015, il recevait à Yamoussoukro, le Prix africain pour l’émergence et le développement (PAED), preuve de sa lutte pour une société africaine débarrassée de la misère économique et sociale, une Afrique émergente. Zoom sur l’homme et son projet de société pour la présidentielle de novembre.

 Né le 2 janvier 1950 à Agboville en Côte d’Ivoire, Ram Ouédraogo est un ressortissant du Passoré dans la région du Nord du Burkina Faso. Après avoir passé deux décennies dans le monde du show-biz, il rentre au pays en 1984 sous la Révolution. Il a été, tour à tour, comptable, détective privé, journaliste et surtout promoteur de spectacles. En 1991, il crée, l’Union des verts pour un développement du Burkina (UVDB). Un parti qui le porte candidat à l’élection présidentielle de 1991. Mais, Ram Ouédraogo n’y prendra pas part en respect au mot d’ordre de boycott lancé par l’opposition face au refus du pouvoir de Blaise Compaoré de convoquer une conférence nationale souveraine, gage d’une démocratie véritable. Cet épisode passé, en 1998, il est une fois de plus candidat à la présidentielle où il arrive en 2e position sur trois candidats en lice avec un score de 6,61%. En 1999, à la faveur du drame de Sapouy relatif à l’assassinat du journaliste indépendant Norbert Zongo en 1998, Ram Ouédraogo entre dans le gouvernement dit de réconciliation comme ministre d’Etat chargé de la Réconciliation et des Réformes politiques. C’est à ce titre qu’il occupe le poste de président du Comité de mise en œuvre des recommandations de la commission pour la réconciliation nationale (CMOR-CRN). Puis en 2001, toujours dans le gouvernement d’ouverture, il est nommé président du comité technique d’appui au gouvernement pour la mise en œuvre des engagements pris par le président du Faso lors de la Journée nationale du pardon organisée, le 30 mars 2001. En janvier 2003, il quitte le gouvernement pour créer le Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), bien évidemment après avoir démissionné de l’UVDB. A la tête de ce parti, il participe pour les 2 e fois à une élection présidentielle, celle de 2005. Sur 12 candidats en course, Ram Ouédraogo arrive 5e avec 2,6% des voix. Il se réjouit aujourd’hui d’être le seul homme politique à avoir affronté deux fois Blaise Compaoré dans un combat pour la magistrature suprême. Auteur du livre « Ma part de bilan » paru en 2010, il est également membre fondateur des partis écologistes d’Afrique et membre du Réseau écologiste mondial. En 2014, au moment où le débat sur la révision ou non de la Constitution se fait rage, son parti forme avec d’autres partis de la mouvance présidentielle, le Front républicain. Une coalition dont l’objectif était de soutenir Blaise Compaoré afin qu’il organise un référendum. Cependant, même étant dans cette coalition, Ram Ouédraogo disait haut et fort qu’il était contre la modification de l’article  37, mais soutenait le référendum. « Les 12 partis qui ont adhéré tout récemment au Front républicain, ne sont-ils pas de l’opposition ? Ceux qu’on applaudit aujourd’hui, qu’ont-ils été avant ? Ce sont eux qui ont géré le pays pendant 30 ans. Ce sont les mêmes qui ont pillé et qui ont même souvent été complices de certains meurtres. Je n’ai pas peur de le dire, car j’ai été ministre d’Etat et j’ai les dossiers de tout le monde. Quand on est un homme d’Etat, on ne parle pas, on doit être discret. Si je dois parler aujourd’hui, certains n’auront plus le courage de sortir de leur maison », affirmait l’«écolo» dans les colonnes du journal Le Pays, en mai 2014. 

Un Plan d’urgence pour lutter contre la pauvreté

Qu’à cela ne tienne, pour la présidentielle de novembre 2015, l’homme est décidé à occuper le fauteuil de Kosyam, même si pour avoir été membre du Front républicain, sa candidature a failli être invalidée par le Conseil constitutionnel. Sur les 13 autres candidats, il dit être le seul à avoir un programme de société clair, à même de sortir le Burkina Faso de l’extrême pauvreté. Ainsi, aucun secteur n’a été occulté dans ce programme. 

De la lutte contre le chômage, la lutte pour l’accès à l’eau potable, la protection de l’environnement, la promotion de la femme, la santé, l’éducation, la jeunesse, les arts, la culture, le tourisme en passant par la construction d’infrastructures, la promotion des énergies renouvelables tels le solaire, la sécurisation des hommes, des biens et des frontières, la promotion de l’agriculture, l’élevage, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, le programme de Ram le Vert touche à tous les domaines.

 Et pour y arriver, il propose à l’électorat burkinabè, s’il est élu au soir du 29 novembre prochain, de mettre en place le Plan d’urgence de Ram (PUR). Un plan qui vise à doter toutes les provinces de moyens conséquents qui serviront à l’investissement local, c’est-à-dire les infrastructures communautaires, la santé, la création d’emplois, surtout d’emplois verts (recyclage des déchets plastiques et ordures), la modernisation de l’agriculture, la formation professionnelle, la création de petites et moyennes industries et l’octroi de microcrédits. « Le PUR dont le montant annuel est de 38 milliards 200 millions de francs CFA pour les 382 départements que comptent les 45 provinces sera décaissé au début de chaque exercice budgétaire. Durant les 5 années de mandat, le PUR sera reconduit chaque année et le montant total sera de 191 milliards de F CFA », soutient le candidat des Verts. A propos de la stratégie de mise en œuvre d’un tel projet, Ram Ouédraogo a expliqué qu’au début de chaque exercice budgétaire, des états généraux provinciaux seront organisés, eux-mêmes précédés d’assises départementales. Il a d’ores et déjà déclaré qu’en cas de contre-performance ou de mauvaise gestion, la province qui aura failli, perdra tout ou une partie de la dotation annuelle.

 Concernant les festivités du 11- Décembre, elles seront redimensionnées afin qu’elles se tiennent simultanément dans toutes les provinces. « Dans la pratique actuelle, il faudrait 13 années pour organiser ces festivités dans les 13 chefs-lieux de régions. Alors que dans notre vision et projet, une seule année pourra permettre le développement utile dans les 45 provinces », souligne-t-il. Conscient de la place qu’occupent la justice et l’équité dans une nation, Ram Ouédraogo promet de s’y atteler. Il propose aussi la promotion de la paix et de la citoyenneté. Toute chose qui, selon lui, pourra permettre une réconciliation véritable et une stabilité du pays. En attendant, il invite l’électorat burkinabè à lui placer sa confiance, le 29 novembre 2015.

 Par Gaspard BAYALA


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