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Portrait de la candidate Saran Séré/ Sérémé

16/11/2015
14:33

Saran Séré/ Sérémé

L’Amazone du Sourou

 Native de la province du Sourou, la présidente du Parti pour le développement et le changement (PDC) est candidate à la présidentielle 2015. Celle qui se fait appeler « Amazone » compte placer son mandat sous l’effectivité d’un Etat républicain basé sur la bonne gouvernance. 

Elle a commencé la politique très tôt sous la Révolution d’août 1983.Elle, c’est Saran Séré/Sérémé, présidente du Parti pour le développement et le changement (PDC). « Nous, les jeunes, nous apprécions énormément le capitaine feu Thomas Isidore Sankara. Et quand il avait été arrêté sous le président Jean-Baptiste Ouédraogo, nous étions sortis le 17 mai 1983 pour sa libération », précise-t-elle. 
Ainsi donc, l’« Amazone » du Sourou s’est intéressée aux mouvements associatifs dès le Lycée national des jeunes filles. 
Aujourd’hui, elle confie que son parti a été créé à un autre tournant de sa vie politique. « J’étais aux affaires et à force d’apporter ma contribution aux populations, je suis revenue dans la politique et j’ai été élue à travers un parti d’ailleurs que j’avais combattu à un moment donné, disons un système.
 Tout système développe des limites, des déviances et je ne suis pas du genre à m’accommoder à des déviances profondes parce que je ne viens jamais par calcul à cause de l’impact révolutionnaire que j’ai eu à un moment donné», souligne-elle. Et pour elle, il y a eu un sentiment d’accaparement du pouvoir par un clan. Avant, c’était le copinage, avant le copinage, c’était juste des partisans car ce sont eux qui ont créé le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), fait savoir Mme Saran Sérémé. « Les populations aimaient me dire : nous sommes en Haute-Volta et les autres sont au Burkina Faso. Je me suis dit, à un moment donné, qu’il était bon de créer un parti politique qui va essayer d’expérimenter la vision que j’ai de la politique», dit-elle. Faisant partie des rares femmes à être dans l’arène politique au « pays des Hommes intègres », la présidente du PDC déclare n’avoir aucun complexe vis-à-vis des hommes politiques. Bien au contraire, ce sont des personnes qu’elle connaît depuis belle lurette. « Les hommes que j’ai en face, je les ai fréquentés. Nous avons mené des luttes ensemble et je ne les trouve pas extraordinaires par rapport à moi. Je les prends comme des camarades politiques et on se respecte. Il faut arrêter de nous limiter et de croire que nous sommes bannies ou de croire que nous avons des limites physiologiques ou parce que nous sommes femmes. Nous devons sortir de ces carcans, de ces formatages social et culturel », déclare-t-elle. 

Le système de la social-démocratie

Cette gestionnaire-économiste de formation s’inscrit dans le système de la social-démocratie. Car, à l’en croire, c’est à cause de l’irresponsabilité de certaines personnes qu’elle dit avoir quitté le CDP afin de travailler avec une nouvelle génération d’hommes politiques particulièrement des jeunes et des femmes qui ont un potentiel énorme à donner pour leur pays. 

Pour ce qui est de l’élection présidentielle de 2015 où elle est candidate, Saran Séré/Sérémé s’arc-boute sur un projet de société basé sur la solidarité, un Etat républicain réel, un Etat de droit réel et sur l’effectivité d’une bonne gouvernance. « Nous avons toujours eu de grands intellectuels mais nous avons un syndrome de plans et projets enfermés dans nos tiroirs. Nous avons aussi, un syndrome de séminaires que nous organisons chaque semaine pour reprendre ce qui a été dit il y a 50 ans. Tout ce que nos pères de la nation avaient tracé pour l’Afrique est toujours d’actualité, que ce soit l’unité africaine à travers l’intégration ou le développement basé sur l’agriculture », rappelle-t-elle. 

Ainsi, la candidate Sérémé compte mettre l’accent sur le premier potentiel existant qui est l’agriculture afin de la moderniser à travers l’importation des nouvelles technologies et une formation adéquate des producteurs. « Cela nous permettra de développer plusieurs autres domaines économiques. En ce qui concerne le système sanitaire, nous pensons que le minimum doit être disponible pour nos populations, notamment dans le domaine de la santé de la  mère et de l’enfant », poursuit-elle. 

A cela s’ajoute la lutte contre la corruption et l’évasion de fonds qui se font à travers des détournements. Une lutte qu’elle entend axer sur le changement de comportement et de mentalité. Elle ne perd pas de vue également, la valorisation des ressources humaines. « Par exemple, l’instituteur qui contribue à la formation d’un médecin et qui se retrouve avec un salaire dérisoire, ce n’est pas normal. Un infirmier ou une infirmière qui travaille toute la journée avec des moyens élémentaires, avec un bas salaire ; c’est incroyable de nos jours ! Pour nous, c’est tout un système que nous devons revoir sans vouloir refaire la roue », résume-t-elle. Avec les cadres de sa formation politique, l’ « Amazone » du Sourou dit être prête à recevoir des cadres d’autres partis politiques pour diriger le pays si le peuple lui confie la gestion du pouvoir. « Nous pensons que c’est dans un consensus que nous apprendrons à  construire notre pays et cela nous est imposé par la réalité actuelle des choses », notifie-t-elle. Qu’à cela ne tienne, Saran Séré/Sérémé se dit fière d’aller à l’élection présidentielle dans un esprit démocratique, dans le respect du jeu de mots démocratique et dans l’espoir que tous les résultats seront crédibles et fiables. 

Elle invite les Burkinabè à faire confiance à son parti.

 Par Paténéma Oumar 


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