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Portrait du candidat Zéphirin Diabré

17/11/2015
14:42

Zéphirin Diabré: le « burkindi » au service d’un Faso meilleur

Militant de l’Organisation pour la démocratie populaire/Mouvement du travail (ODP/MT), membre-fondateur du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), président-fondateur de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré s’est fait illustrer à la tête du Chef de file de l’opposition politique. Après avoir lutté à la tête de l’opposition et soir obtenu le départ de Blaise Compaoré, le social-libéral aspire à présider aux destinées du Burkina Faso au du 29 novembre 2015.

C’est pour offrir aux Burkinabè «le vrai changement ou le teek-songo» (en langue nationale mooré) que le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a été investi candidat de son parti en juin dernier. Celui qui ne jure que par l’économie du marché et la liberté d’entreprendre dit être l’homme qu’il faut pour permettre au Burkina Faso  de « retrouver son identité culturelle et historique perdue à savoir le  burkindi ». Né le 26 mars 1959 à Ouagadougou, Zéphirin Diabré est économiste de formation et titulaire d’un doctorat en sciences de gestion de la faculté d’économie et  de gestion de Bordeaux, en France. Il entre à l’Université de Ouagadougou en 1987 comme professeur assistant de gestion avant d’intégrer le secteur privé entre 1989 et 1992 en tant que directeur adjoint des Brasseries du Burkina. Il est élu député en 1992 sous la bannière de l’ODP/MT, mais cède son fauteuil à son suppléant pour occuper respectivement les postes de ministre du Commerce, de l’Industrie et des Mines (1992-1994), ministres de l’Economie et des Finances (1994-1996), président du Conseil économique et social (1996-1997). Le candidat à la présidentielle de novembre 2015 quitte le CDP (créé à la suite de la fusion de l’ODP/MT avec d’autres partis) pour des raisons de divergences et opte pour une carrière internationale. D’abord chercheur à l’université américaine de Harvard, puis directeur général adjoint du  PNUD et ensuite directeur Afrique et Moyen-Orient du groupe AREVA, Zéphirin Diabré choisit de retourner au bercail. En mai 2009, Zéphirin Diabré annonce déjà les couleurs de l’alternance en organisant un forum sur le sujet  à Ouagadougou. Le 1er mars 2010, il  crée avec d’autres camarades, l’UPC, un parti politique d'opposition qui milite pour l'alternance démocratique et le «vrai changement» au Burkina Faso.

Zéphirin Diabré ou le sens du leadership

Après les législatives de décembre 2012, le président de l’UPC devient, avec ses 19 députés à l’Assemblée nationale, le Chef de file de l’opposition politique (CFOP).  A ce poste,  il sera sous le coup des projecteurs avec la lutte contre l’installation du Sénat et la révision de l’article 37. Il réussit à réunir l’opposition autour d’un même objectif à travers ce que ses proches appellent son leadership exceptionnel. «C’est la venue de l’UPC sur la scène politique qui a sonné le réveil de l’opposition, c’est avec le président Diabré que les Burkinabè ont commencé à faire confiance à l’opposition et cette confiance en lui continue. Notre président est un vrai leader parce qu’il a pu réunir autour d’un même objectif, beaucoup de partis politiques d’obédiences différentes au sein du CFOP»,  indique le directeur national de campagne de l’UPC, Nathanaël Ouédraogo.  Pour celui que ses proches appellent affectueusement « Zéph »,  il faut tenir compte des  positions des autres dans sa manière de mener les hommes : « Je donne le meilleur de moi-même, j’essaie de rassembler le plus large possible et d’être un homme de synthèse à la tête de mon parti et au CFOP, qui sont des structures composées de femmes et d’hommes qui peuvent avoir des avis divergents. Cela suppose respecter le choix des autres, ne pas trop s’attarder sur les étiquettes idéologiques». Le premier chantier auquel il s’est consacré à la tête du CFOP fut la crédibilisation et l’unification de cette opposition divisée qui n’avait pas la confiance de l’opinion publique. Le nouveau chef de file de l’opposition s’est attaqué au projet de Sénat du Président Blaise Compaoré, qui visait, selon les opposants, à modifier les clauses limitatives du nombre de mandats présidentiels. Les 21 mai, 29 juin et 28 juillet 2013, l’opposition sous sa direction organise des marches et des meetings d’envergure nationale dans plusieurs villes du pays. Le 28 octobre 2014, Zéphirin Diabré et ses amis de l’opposition et de la société civile lancent le dernier assaut, à travers une désobéissance civile, qui va venir à bout du régime Compaoré les 30 et 31 octobre 2014. C’est au regard  de ce bilan de « Zéph »  à la tête du CFOP que le président de l’Union nationale des jeunes de l’UPC, Léonce Zagré, estime qu’il est l’homme qu’il faut à la tête du Burkina Faso. 

Le « burkindi », l’économie du marché et la liberté d’entreprendre

 D’obédience sociale libérale, Zéphirin Diabré estime que l’économie du marché et la liberté d’entreprendre constituent la panacée au sous-développement du Burkina Faso. Pour lui, c’est dans cette liberté d’entreprendre que se crée la richesse du pays avec cependant une nécessité d’équilibrage entre l’Etat et le privé pour permettre la prise en compte des questions sociales. Le programme de société de l’UPC, selon son président, est bâti autour de l’identité culturelle et historique du pays à savoir «le Burkindi». «Nous pensons que les pays avancent lorsqu’ils ont une philosophie nationale qui les guide par-delà les différences idéologiques », avance M. Diabré. Cette offre politique de l’UPC prévoit des urgences à résoudre à savoir les questions de la jeunesse, de la femme, de l’énergie, de la sécurité, de l’éducation, du foncier et de la lutte contre la corruption. En termes de gouvernance, Zéphirin Diabré plaide pour un régime semi-présidentiel avec un système de décentralisation nouvelle qui fasse des régions du pays des pôles de développement. Le système éducatif du Burkina Faso doit connaître une profonde réforme avec l’introduction de l’anglais à partir du CM1 au primaire et de plus de filières techniques dans les universités publiques du Burkina dont le nombre reste insuffisant, selon le président-fondateur de l’UPC. Au plan économique, le candidat rêve d’un Burkina à l’image de la Chine avec une transformation structurelle de l’économie du pays. Pour venir à bout de la pauvreté, cette transformation du secteur économique doit parvenir à une industrie plus forte qui va transformer les produits de l’agriculture à travers l’agro-industrie et à une industrie légère fabriquant des objets « made in Burkina » destinés à inonder le marché des autres pays. Dans cette réforme économique, le candidat propose une mécanisation de l’agriculture et la création d’une banque de développement agricole. Pour mettre en œuvre tous ces grands chantiers, Zéphirin Diabré compte trouver les moyens nécessaires. « Nous qui sommes les familiers de la finance libérale, on peut trouver les ressources qu’il faut. Toutefois, il faut compter d’abord sur ses propres  forces, c’est la base », indique-t-il. Même s’il a un carnet d’adresses bien fourni, il ne compte pas sur l’extérieur pour être élu à  Kosyam. « Ce n’est ni un pays de la sous-région ni un autre pays, quel que soit son rang, qui va venir nous imposer un candidat. Le Burkina Faso n’est pas une colonie de quelqu’un. Le pays appartient aux Burkinabè et ce n’est pas un réseau quelconque qui peut venir nous imposer un président», soutient le président de l’UPC, Zéphirin Diabré.

Par Lassané Osée OUEDRAOGO


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