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Portrait du candidat Me Bénéwendé Stanislas Sankara

17/11/2015
15:10

Me Bénéwendé Stanislas Sankara: le sankariste à la conquête du palais de Kosyam

Sa candidature validée par le Conseil constitutionnel, Me Bénéwendé Stanislas Sankara est en position dans les starting-blocks, avec 13 autres candidats, à la course à Kosyam du 29 novembre prochain au Burkina Faso. Avec le même slogan, « Pas un pas sans le peuple », le président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) est certain de sa victoire. Portrait.

 Il a le même patronyme (mais sans aucun lien de parenté) que le leader de la Révolution d’août 1983, Thomas Sankara, et s’évertue d’ailleurs, depuis la disparition de celui-ci, à perpétuer ses idéaux. A la tête d’un des plus grands partis sankaristes au Burkina Faso, Bénéwendé Stanislas Sankara est candidat pour la troisième fois, à une élection présidentielle au Burkina Faso. Le scrutin du 29 novembre prochain sera-t-il le bon ? A cette question, la réponse, accompagnée du sourire qui le quitte rarement, est on ne peut plus directe : « Je ne pense pas que je suis un candidat farfelu ». A 56 ans bien sonnés, Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste a, en effet, été désigné par son parti comme candidat à l’élection présidentielle à venir au Burkina Faso. Le natif de Toessin (près de Yako) à une centaine de kilomètres au Nord de Ouagadougou, est avocat de profession, marié et père de trois enfants. C’est précisément en pleine Révolution démocratique et populaire en 1983 que le jeune bachelier, venu du Nord du pays, commence ses études de droit à l’Université de Ouagadougou. « Le débat en son temps entre étudiants était de savoir s’il s’agissait d’une révolution ou d’un simple coup d’Etat. Moi j’étais de ceux qui pensaient que c’était une vraie révolution du fait de l’enthousiasme du peuple burkinabè vis-à-vis des révolutionnaires  et surtout du président Thomas Sankara », se souvient le quinquagénaire. Alors, il n’hésite pas à soutenir le mouvement et devient en 1984 le délégué du Comité de défense de la révolution (CDR) de l’Ecole supérieure de droit, puis membre du comité de l’Université.
L’étudiant CDR « s’exile » par la suite à Abidjan en Côte d’Ivoire pour y faire sa licence (1984), puis la maîtrise et un DEA en droit privé (1986-1987) qu’il ne soutiendra pas, du fait, selon lui, du coup d’Etat du 15 octobre 1987. Resté à Ouagadougou, Bénéwendé Stanislas Sankara est accepté en 1989 comme clerc au cabinet du bâtonnier Benoît Sawadogo et une année plus tard, il fait son premier serment d’avocat stagiaire. Il est ensuite inscrit en 1993 au grand tableau de l’Ordre des avocats après un stage dans un cabinet à Paris. Il crée son propre cabinet le 4 janvier 1994.

Etudiant CDR

Que pense-t-il du métier d’avocat ? « Ma façon de concevoir la vie m’amène à dire que je ne serais heureux qu’avec les autres. Très jeune, j’ai toujours pensé que tout devrait être fait dans l’intérêt de la communauté où je vis. C’est ce qui m’a amené à embrasser le métier d’avocat, parce que je veux défendre mes semblables, autrui », avoue Me Sankara. Son cabinet se forge une réputation en défendant des dossiers politico-judiciaires parfois très sensibles (affaires David Ouédraogo, Thomas Sankara, Norbert Zongo, Ernest Nongman Ouédraogo…) ou en s’investissant aux côtés de travailleurs déflatés (ex- travailleurs de X9, de la RAN, etc.). Le jeune avocat est alors qualifié de défenseur des causes perdues par certains et d’avocat des pauvres, par d’autres. « J’avoue que ce n’était pas facile d’être avocat tête brûlée contre l’ancien pouvoir », confesse-t-il.Les dossiers que défend Me Sankara l’amènent à l’époque à flirter avec la politique, sans vraiment l’exercer. Mais, avoue-t-il, un évènement va radicalement changer la donne : « Si je n’avais pas vu personnellement le corps encore fumant du journaliste Norbert Zongo à Sapouy, peut-être qu’aujourd’hui je ne serais pas venu en politique. Ce déplacement m’a fait découvrir l’horreur et je me suis dit qu’il faut se battre pour qu’une telle chose n’arrive plus dans notre pays ». Nous sommes en décembre 1998. Me Bénéwendé Stanislas Sankara, membre du « Groupe du 14 février» pour réclamer à cor et à cri la lumière sur l’assassinat du journaliste, rejoint en 2000 la Convention panafricaine sankariste (CPS). Mais l’aventure tourne court : « La CPS se voulait le creuset de l’unité de tous les sankaristes et j’ai adhéré à la dynamique. Mais à la réunion qui a suivi immédiatement, j’ai compris que c’était de l’arnaque. Parce que certains voulaient utiliser la CPS pour aller à un gouvernement d’ouverture de Blaise Compaoré ». 

Constance

Accepter à l’époque de collaborer avec le régime de Blaise Compaoré, explique aujourd’hui Me Sankara, reviendrait à trahir le « Groupe du 14 février » et surtout à souiller la mémoire du journaliste Norbert Zongo. Lui et onze de ses camarades sont « vidés » de la CPS. Ils iront créer en décembre 2000, l’Union pour la renaissance/Mouvement sankariste (UNIR/MS).Après deux élections législatives (2002 et 2007 où le parti engrange respectivement 3 et 4 sièges), l’UNIR/MS et la CPS tentent à nouveau en 2009 de créer les conditions d’une véritable union fondée cette fois-ci sur l’orientation politique sankariste. L’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) est portée sur des fonts baptismaux et bénéficie même du renfort de certains responsables du Front des forces sociales (FFS), autre parti sankariste, comme Nestor Bassière. Au sortir des législatives de 2007, Me Sankara devient le premier chef de file de l’opposition politique du Burkina Faso.Arrivé en troisième position à l’élection présidentielle de 2010, avec 4,88% de suffrages exprimés, Bénéwendé Stanislas Sankara voit plus grand cette fois-ci. « Je vais à ces élections avec mes chances. Je fonde mon espoir sur  l’expérience que j’aie durant tout mon parcours. Mais aussi sur la responsabilité du peuple burkinabè à vouloir une véritable alternative, pas un changement pour un changement », souligne-t-il. Athanase Boudo, Secrétaire national chargé des structures de l’UNIR/PS et directeur de campagne du candidat, est du même avis. Compagnon politique de Me Sankara depuis une quinzaine d’années, il estime que leur candidat, au vu de son parcours, « est le seul qui saura répondre aux attentes des Burkinabè ». « Me Sankara est très constant dans ce qu’il fait. Depuis qu’il s’est engagé, il y a une quinzaine d’années à marcher avec le peuple, il n’a jamais dévié. Son attitude donne des repères à la jeunesse et vient nuancer les propos de ceux qui pensent que les politiciens sont tous faux », ajoute Athanase Boudo.En clair, à la présidentielle du 29 novembre, Me Sankara propose aux Burkinabè, son programme « Alternative sankariste » qui, selon lui, constitue une rupture totale avec l’ancien régime. « Nous proposons une véritable justice sociale à travers des réformes qui seront à la hauteur de nos ambitions. C’est-à-dire une réforme de l’administration, de l’armée, en intégrant les plateformes des syndicats. L’on peut organiser le travail en s’attaquant à l’extrême pauvreté, en créant des emplois, en faisant en sorte que l’agriculture et l’élevage soient des leviers du développement », s’explique-t-il. 

De même, une fois élue, l’UNIR/PS entend faire de la lutte contre la pauvreté et l’impunité, son cheval de bataille. Car il est impérieux, poursuit-il, d’assainir la société afin de bâtir un Etat démocratique avec des valeurs d’intégrité. « On se dit pays des Hommes intègres mais c’est une nation en train de s’écrouler du fait de la corruption, de l’impunité, des inégalités. Les Burkinabè sont fatigués des promesses électoralistes. Je suis convaincu que les mentalités ont changé et cela se verra aussi dans les urnes », fustige l’ancien chef de file de l’opposition politique. Son souhait, au soir du 29 novembre, est qu’à travers des élections justes, transparentes et équitables, le Burkina Faso offre à l’Afrique et au monde, un bel exemple réussi de concorde et de tolérance.

Par Sié Simplice HIEN


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