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Salvador Maurice Yaméogo, candidat à la présidentielle

23/11/2015
20:51

A quelques jours de la fin de la campagne pour la présidentielle du 29 novembre 2015, le candidat du Rassemblement des démocrates pour le Faso (RDF), Salvador Maurice Yaméogo, dresse le bilan à mi-parcours de ses tournées. Il évoque les questions essentielles de son programme de société pour un Burkina nouveau et invite ses compatriotes à accepter le candidat qui sera élu.

Sidwaya (S.): Quel est le bilan à mi-parcours de vos tournées?

Salvador Maurice Yaméogo (S. M. Y.): Le bilan à mon niveau est positif. Nous avons sillonné au moins la moitié des provinces qui étaient prévues dans le cadre des législatives. L’objectif, c’est de pouvoir toucher au moins dix régions, à défaut des 45 provinces. Dans la semaine qui reste, nous allons nous efforcer d’atteindre cet objectif. La campagne se déroule dans des conditions qui ne sont pas faciles, parce que nous avons une configuration où il y a de gros candidats qui ont beaucoup de moyens. Il est honnête de reconnaître que cela nous pose quelques petits problèmes. Dès le  départ,  nous avions opté pour une campagne de proximité, c’est-à-dire aller véritablement vers notre électorat et d’assurer le score plutôt que de viser une mobilisation, nous avons suivi ce cap. Et pour le bilan, il n’y a pas de soucis. Nous avons eu une bonne assemblée générale à Koudougou. Nous sommes passés à Réo, Bobo-Dioulasso, Nouna, dans le Namentenga et nous avons fait Dori, il y a trois jours. A cet effet, nous allons boucler notre programme avec ce que nous avons prévu comme déplacement dans les provinces.

S. : Quel est le message essentiel de votre campagne?

S. M. Y.  : Le message essentiel tient en une phrase. C’est que je suis le candidat d’un Burkina Faso réconcilié avec lui-même d’abord, ensuite solidaire, fier de son passé et confiant en son avenir. C’est là le thème du projet-programme que j’ai soumis. Si vous visitez mon programme, vous verrez qu’au niveau de l’agriculture, de l’élevage, de l’industrie, du commerce, des TIC et de tous les secteurs qui vont contribuer à faire de l’économie burkinabè un tissu solide, il y a des propositions concrètes. Mais elles sont séquencées en deux phases. D’abord, les actions de court terme pour relancer l’économie et restaurer la confiance, rallumer un peu la flamme. Et des actions de moyen et de long terme qui vont consister pour nous, Burkinabè, à définir non pas un modèle, mais un cap nouveau au vu de ce que nous avons traversé et des potentialités qui sont les nôtres, notamment dans le domaine minier et dans les services. C’est de cette façon que j’ai essayé de parler aux populations en leur disant qu’il ne faut pas chercher à éviter l’étape de la réconciliation. Ce n’est pas un programme national qu’on ambitionne. Mais une pause pour permettre au système partisan, c’est-à-dire les partis politiques dans leur ensemble de se reparler comme c’était le cas avant. On était des adversaires et non des ennemis. Alors que malheureusement, on a eu le sentiment que depuis quelques mois, on se regarde plutôt en chiens de faïence. Cela n’est pas normal. Chacun a le droit de prendre sa position, dès lors qu’il s’inscrit dans le cadre de la Constitution, de nos lois et règlements. Et nous devons pouvoir nous parler. Je dis souvent que la montée en puissance des OSC (Organisations  de la société civile, Ndlr) se justifie par cela. Nous allons le dire, le système partisan n’a pas joué véritablement sa partition et il a laissé un vide qui a été occupé par les OSC. De ce fait, nous devons nous recadrer nous-mêmes et travailler en bonne intelligence avec les OSC, chacun dans son registre. Voilà un peu la philosophie d’ensemble de mon programme et de ce que j’ambitionne pour le Burkina.

S.  : Justement, que peut-on retenir de particulier dans votre programme de société pour cette élection présidentielle?

S. M. Y.  : Je pense que ce que l’électorat doit retenir de mon programme, de ma personnalité et de ma vision, c’est que je ne suis pas dans le sensationnel. Je ne suis pas dans les incantations. Le Burkina Faso a théorisé la gouvernance depuis des décennies. Au niveau de l’Etat et des entreprises, on sait ce qu’il faut pour la bonne gouvernance, notamment la séparation des pouvoirs. Pour ce faire, il faut passer à la pratique de la bonne gouvernance. Chacun donne l’impression qu’il découvre la roue. Moi, je ne suis pas tout à fait de ce  point de vue-là. Il faut une rupture, c’est vrai, par rapport à la mauvaise gouvernance. Mais ce n’est pas une rupture par rapport à tout le système. Nous sommes insérés dans l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine, Ndlr). Nous avons une monnaie commune et nous sommes en train de réfléchir à comment optimiser notre politique monétaire dans cet ensemble arrimé à l’euro ou pas. Donc, on ne peut pas faire abstraction de ça pour dire que nous sommes pour la rupture totale et retourner dans un cadre qui était valable à l’époque où il y avait le mur de Berlin. De ce point de vue, je suis le candidat de la raison qui n’exclut pas l’ambition. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau de bain. Cela voudrait dire que depuis 55 ans, nous n’avons rien fait. Qui peut dire cela? Ce n’est pas possible. Il y a beaucoup de domaines dans lesquels nous avons failli. L’insurrection et la Transition nous ont un peu ouvert les yeux. De ce côté, il n’y a aucun problème. On peut très bien partir d’un bilan consensuel de la Transition d’une part, notamment aux plan politique, institutionnel et économique pour revenir, par exemple, à ce que l’autoévaluation et le MAEP (Mécanismes africain d’évaluation par les pairs, Ndlr) avaient produit comme rapport pour le Burkina. C’est un  document, je vous assure, formidable sur le plan politique, social et économique à partir duquel des recommandations avaient été faites pour un plan d’actions pour le gouvernement. Cela n’a jamais été appliqué. On a dépensé beaucoup d’argent pour voir comment on doit procéder, mais on ne l’a pas fait. Voilà l’exemple de mauvaise gouvernance avec lequel il faut rompre définitivement.

S. : Quelles sont vos chances de briguer la magistrature suprême au soir du 29 novembre? 

S. M. Y.  : Là où j’ai été, mon programme a été bien accueilli. J’ai fait quelques plateaux-télé et je n’ai pas eu de mauvais échos. Mais vous savez, la politique est complexe. Si vous regardez la configuration d’avant-insurrection et celle d’aujourd’hui avec les quatorze candidats que l’on connaît, il est évident que j’ai des chances réelles de sortir avec un score, à défaut de remporter cette élection. Aujourd’hui, il y a des partis politiques qui, pour différentes raisons, n’ont pas de candidat à la présidentielle et qui en ont pris acte. Ces partis n’ont pas donné des consignes de vote formelles liées aux élections législatives. Il y a des consignes qu’on donne et celles qu’on ne donne pas. Et il y a un travail de terrain qui se fait. De ce point de vue, je suis très confiant que s’il y a une logique en politique, je ferai un bon score.

S. : Quel est votre dernier appel à  l’électorat?

S. M. Y.  : Ce que je souhaite dire à tous mes compatriotes burkinabè, c’est de se mobiliser pour aller voter. Allez voter votre président le 29 novembre 2015 et élisez vos députés. Le taux de participation sera un indicateur qui pourra montrer que nous avons vraiment retrouvé le chemin de la démocratie. Bien sûr, je souhaite que la majorité vote pour moi, mais il faut qu’il y ait cette liberté de choix. Si j’ai décidé de m’engager, c’est pour matérialiser ce fait qu’on doit être libre de se présenter et que chacun doit être libre de choisir celui qu’il veut. Sous réserve que le vote soit transparent, équitable et qu’il n’y ait pas de contestation, je voudrais que les Burkinabè acceptent celui qui va remporter ces élections. Que ce soit au premier tour ou au second tour de la présidentielle.  

Entretien réalisé par Bakary SON



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