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Lucien Marie Noël Bembamba décortique les investissements de la BID au Burkina

02/07/2014
13:22

La coopération entre la Banque islamique de développement et le Burkina Faso date de plusieurs années. Dans cet entretien réalisé, le 24 juin 2014, à l’occasion du quarantième anniversaire de cette institution financière, le gouverneur de la BID pour le Burkina Faso Lucien Marie Noël Bembamba explique, les tenants et aboutissants de ce partenariat pour le « pays des Hommes intègres ».

Sidwaya(S) : Au sortir de la 39e réunion annuelle du groupe de la Banque islamique de développement(BID), est-ce que les nouvelles sont bonnes pour le Burkina Faso ?

Lucien Marie Noël Bembamba (L.M.N.B) : La BID, c’est quarante ans au service du développement de nos pays. En tant que ministre de l’Economie et des Finances, nous devons nous féliciter des actions menées par cette institution. Le Burkina Faso fait partie des pays qui ont le plus bénéficié des financements de la « Société islamique pour le financement du commerce »qui est une structure  créée au sein de la banque. A ce titre, elle a eu à financer la Société des fibres textiles(SOFITEX). Et nous souhaitons que cela s’étende dans plusieurs domaines : l’hydrocarbure, l’exportation et l’énergie. Pour des perspectives, nous allons voir comment avoir un appui institutionnel de cette structure pour nous accompagner en matière d’expertise sur les questions liées au commerce international. A ce niveau, nous avons souhaité qu’on  appuie le ministère en charge du commerce à développer une stratégie en matière d’exportation. 

S : En 40 ans d’existence, qu’est-ce que la BID a apporté concrètement au Burkina Faso ?

L.M.N.B : Aujourd’hui, la BID fait partie des institutions qui interviennent beaucoup au Burkina Faso en termes de  volume, mais aussi, en termes de secteur stratégique. Par exemple, nous avons un certain nombre de projets clés qui ont été financés par la BID à des dizaines de milliards. Dans le domaine de l’agriculture, elle est intervenue pour la construction de plusieurs barrages. Aussi, elle s’est  investie pour divers projets  d’aménagement agricole. Cette banque est également présente dans la réalisation du barrage de Samandeni, la vallée du Sourou, etc. Sur le plan de l’éducation, elle a financé beaucoup de projets dont la dernière en date concerne l’enseignement bilingue franco-arabe. Elle est l’un des bailleurs qui a beaucoup   investi dans le domaine des infrastructures. A titre d’exemple, elle fait partie des principaux bailleurs pour la réalisation de l’aéroport international de Donsin. Comme perspectives en matière  de coopération dans le domaine de l’énergie, nous avons eu son soutien pour aller vers la réalisation de centrale solaire. C’est une coopération de qualité, fructueuse, orientée vers nos priorités de développement et qui ne fait que se renforcer. En faisant  le point à Djeddah nous avons  constaté, que durant les deux dernières années, le volume de financements  reçu de la BID dépasse largement le financement des dix dernières années. C’est une coopération très dynamique et qui  se renforcer davantage.

(S) : Aujourd’hui, le Burkina Faso est cité comme un exemple de réussite de projets. Quel est le secret ?

L.M.N.B : Tous nos partenaires apprécient la qualité de notre administration. Quand ils viennent au Burkina Faso, ils ont en face d’eux, une administration qui est très organisée, des acteurs avec qui, ils peuvent dialoguer.  En somme, des hommes qui maitrisent leurs dossiers. Cela fait que nous arrivons à nous accorder sur les projets. Ce qui est très important. Pour la mise en œuvre, nous avons aussi des mécanismes qui nous permettent d’être cités en exemple tout en mettant des organismes performants pour aller très vite dans la réalisation de nos chantiers. Derrière tout ceci, c’est le sérieux du pays qui est salué. Car, tout est question de bonne gouvernance. Si elle n’y est pas, cela se ressent sur les résultats. Je perçois tous ces encouragements, comme étant une invite à persévérer dans tout ce que nous faisons. Nous sommes sur  la bonne voie, il faut que nous en soyons conscients. Mais ambitieux en terme de projets pour pouvoir atteindre nos objectifs.

(S) : Qu’attendez-vous encore de la BID ?

L.M.N.B : A l’instar de ce que nous allons faire avec la Société islamique pour le financement du commerce, nous souhaitons de la BID, un cadre de référence. Il faut un document de stratégies pour un partenariat qui va définir d’abord les domaines d’intervention, les modalités et puis avoir une programmation de la réalisation des projets. Avant la fin de cette année, une mission viendra à Djeddah pour procéder à la mise en place des documents de stratégies. Par rapport à son intervention, aujourd’hui, le Burkina Faso est sur la voie de l’émergence. Elle a atteint une croissance qui est tributaire notamment des investissements en matière d’infrastructures. Et ce que nous souhaitons de la BID, c’est plus que jamais de nous accompagner en matière de financement d’infrastructures. Notamment en infrastructures routières parce que nous sommes un pays enclavé, où la route est fondamentale si l’on veut écouler nos productions. Donc, il faut qu’elle continue à nous accompagner dans ce domaine. Les infrastructures aussi, veulent dire l’énergie. C’est un domaine extrêmement sensible et je me réjouis que la BID soit pionnière en matière de financement de notre projet d’énergie solaire. Je pense que si nous nous focalisons sur ces secteurs, déjà, on pourra vraiment avoir un partenaire qui nous accompagne et qui va contribuer beaucoup à la réalisation de nos grands chantiers en matière d’infrastructures économiques. Mais bien entendu, les secteurs traditionnels tels que l’éducation, la santé, agriculture…vont demeurer des secteurs importants. De ce fait, nous souhaitons que les principaux chantiers des pays soient au cœur des préoccupations de la BID. Mais surtout, en matière de croissance, qu’on puisse épouser nos visions communes. La croissance ne doit plus être nominale, mais partagée. Que la BID, dans la conception des projets, prenne en compte, cette question de croissance qui créée de l’emploi, des revenus pour les plus pauvres, qui intègre les jeunes et les femmes. Voilà ce que nous souhaitons de la BID. Lorsqu’on conçoit désormais, un projet de développement, ces questions doivent être prises en compte pour qu’on puisse véritablement réaliser notre développement économique et social. Mais, l’un dans l’autre, ce que nous attendons, c’est qu’elle continue à nous appuyer pour nos priorités afin qu’on puisse accroitre les volumes de nos ressources. Et nous avons confiance en la BID pour atteindre nos ambitions.
  
Propos recueillis à Djeddah par : Abdel Aziz NABALOUM
 emirathe@yahoo.fr


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