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Mercure : Résister aux "forces du mal"

26/01/2016
19:30

Le Burkina Faso est confronté à des défis sécuritaires sans précédent en cette période post-transitionnelle. Le sujet est tellement sensible qu’il alimente les conversations à longueur de journées.  Mais les débats menés çà et là,  cachent mal la peur et la psychose qui ont gagné les esprits.

Les attaques terroristes de Ouagadougou, les incendies à répétition de marchés ces jours-ci,  la récente intrusion nocturne d’éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP)  au dépôt d’armes de Yimdi,  sont autant de faits qui ont troublé sérieusement la quiétude de nombre de citoyens.  A tel point que certains redoutent à mettre les pieds  dans  cet  environnement  sécuritaire aussi difficile à l’intérieur qu’à l’extérieur du  pays.   Mais   ce qui importe  plus  à nos yeux, c’est de ne pas se laisser abattre par  les  intimidations des « forces du mal », tapis dans l’ombre.  Ce message a été véhiculé à raison   par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors de la cérémonie d’hommage aux 32 morts de diverses nationalités des attaques terroristes dans la capitale burkinabè. « Le peuple burkinabè n’a jamais marchandé son honneur depuis la nuit des temps et ne s’est jamais plié, ni résigné devant ses ennemis. Face à ce nouveau défi, il se mobilisera comme un seul homme pour opposer une défaite cinglante aux entreprises terroristes sur notre sol »,  a  soutenu de vive voix le chef de l’Etat, comme pour galvaniser ses compatriotes en ces moments délicats. Tous les Burkinabè, du moins ceux qui ne travaillent pas à la déstabilisation  du pays,  doivent  s’approprier cette positivité au lieu de faire montre de   faiblesse psychologique. Ceci est d’autant plus valable que d’aucuns  ont  cédé à la panique  et  meurent actuellement  de trouille.  Bien au contraire, il faut  s’armer de courage  et faire bloc autour des autorités, dans l’optique de vaincre  les  mauvaises âmes, qu’elles soient  du Burkina ou de la nébuleuse Al-qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Nous devons travailler, chacun à sa façon, à accompagner les mesures sécuritaires urgentes prises par les autorités (renforcement des contrôles de police,  fouilles des véhicules, etc.), en vue de minimiser les menaces sécuritaires.  Très souvent,  d’aucuns  croient à tort que la sécurité des biens et des personnes est  exclusivement  une affaire  d’Etat.  C’est mal connaitre les réalités en  la matière.  Tout  citoyen  est  d’abord garant de sa propre sécurité avant l’intervention de la force publique. Une certaine complémentarité entre  l’Etat  et les  administrés  s’impose  dans le domaine de la sécurité,  et les spécialistes ne cessent de le clamer. Toutes considérations écartées,  les  forces de l’ordre ne sont  pas des devins, pour  tout  imaginer ou savoir.  Raison  pour laquelle,  la collaboration avec les populations est nécessaire pour faciliter  le travail aux forces de défense et de sécurité, surtout en cette période hautement sensible et anxiogène.  C’est le moment donc  pour chacun d’ouvrir l’œil et le bon dans son quartier pour donner, au besoin, toute information utile aux autorités compétentes. Il ne doit plus être question de jouer au peureux, et de couvrir  des  individus à même de nuire à la sécurité intérieure  du pays. Tout individu  suspect   doit  être dénoncé,  avant  qu’il  ne fasse preuve de dangerosité. Les scénarios  du genre à fermer les yeux  sur  des  personnes aux mouvements pas catholiques   ne doivent  plus être observés  dans ce contexte d’insécurité  grandissante.  Il faut  beaucoup  plus d’activisme que de passivité.  A   craindre  pour sa seule   vie  en  ne  dénonçant  pas   un   individu  au comportement ou à l’allure suspects  dans  notre entourage,   on peut mettre en danger   plusieurs autres.  Il revient  alors  aux  populations  de  développer le réflexe ou la culture de la dénonciation,  qui sont incontestablement  d’un apport capital  dans la lutte contre l’insécurité  sous toutes ses  formes.  C’est  dans l’union et le courage que nous  pourrons résister  aux  forces  destructrices.

Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr


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