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Au  Burkina Faso, nous circulons bien

28/01/2016
00:00

Vous pouvez amener des casques bleus pour règlementer la circulation au Faso, ils échoueront à leur mission. Vous pouvez même ressusciter le RSP et mettre à profit les GSP, ils perdront le face-à-face à l’impasse de l’incivisme burkinabè. Le phénomène semble devenir culturel et sans friser le cynisme, on pourrait même paraphraser avec fatalisme : « Burkina Faso, la circulation de tous les dangers » ou encore être plus apocalyptique : « Burkina Faso, la destination finale à ne pas manquer d’éviter ». C’est intenable, insupportable même ! Comment dans un pays dit des hommes intègres, on ne peut même pas respecter le minimum du code de bon sens ? Depuis les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè est entré dans l’histoire après avoir éconduit en plein midi, un colosse de 27 ans. Ce même peuple ne peut pas souffrir le temps d’une petite minute de respect à un feu tricolore. Ce même peuple est le seul à rouler dans le sens contraire, parfois plus vite que son ombre. Ce même peuple se moque du code de la route et de l’autorité. Parfois, il insulte l’agent de sécurité posté, avant d’appuyer sur l’accélérateur. Ici au Faso, les feux tricolores ont besoin des forces de l’ordre pour se faire respecter. C’est vraiment atypique et les touristes du monde devraient faire un tour au Burkina Faso pour admirer la beauté du désordre national dans les rues. 
Même Dieu semble avoir quitté la circulation ici, on n’est jamais assez prudent chez nous. Il suffit de regarder les archives des chiffres noirs. Combien sont morts au total au cours de l’année écoulée ? Combien seront sacrifiés cette année ? C’est presque l’hécatombe pour user d’euphémisme. Combien de conducteurs de car ont immolé sur l’autel de l’inconscience professionnelle la vie d’un père, d’une mère ou d’un fils ? Combien en tueront-ils cette année ? Ils continueront à dormir au volant, à téléphoner au volant, à même oser griffonner des SMS au volant. Ils continueront de rouler sans permis de conduire et sans frein, en état de fatigue, pire d’ébriété. Ils feront les mêmes tonneaux et les mêmes saltos avec les mêmes scores atroces et macabres. Les familles peuvent toujours pleurer, les compagnies de la mort tueront encore et encore, pour le profit et au grand dam de nos pauvres vies. En attendant que les autorités soient enfin sensibles au massacre que nous subissons chaque jour, nous espérons que cette année la route tuera moins ou ne tuera point. Il faudra donc sévir sans se retenir, sans fléchir, sans même réfléchir, au nom de tous ces honnêtes citoyens qui ne font que passer leur chemin. Il faut être sévère envers tous ces téméraires « brûleurs de feux » qui blessent ou tuent et circulent. On ne prévoit jamais un accident, mais quand on viole le code de la route pour écraser un usager innocent, on devient un criminel. Pourquoi donc accepter le compromis ou la compromission de l’infraction ? Pourquoi négocier avec le policier pour échapper à la contravention et commettre plus loin la même infraction ? Pourquoi d’ailleurs acceptez-vous laisser partir impunément ces criminels brûleurs de feu rouge ? On ne négocie pas avec la loi, parce que la loi est faite pour être respectée. On ne badine pas avec la vie des gens, parce que la vie est sacrée.
Avez-vous vu cette dame bien habillée, fauchée par un véhicule plus pressé que les autres ? Il a brûlé le feu et il a littéralement marché sur « la bonne dame ». Jusqu’à ce que les pompiers hâtent le pas lentement pour tenter d’essayer de la secourir, elle a agonisé sous les roues du bolide jusqu’à trépas. Elle n’a fait aucun faux pas. Elle avait juste commis le péché de respecter son feu et un assassin a brûlé le sien pour arriver à l’heure. Cette dame était la femme de quelqu’un qui l’aimait et la chérissait. Cette dame était la mère d’un garçonnet ou d’une fillette comme le tien, comme la tienne. Tu as tué une mère, tu as tué une épouse, volontairement avec préméditation, puisque tu as délibérément brûlé le feu rouge. Malheureusement, cette chronique passera inaperçue comme les autres, comme le vent, comme la poussière. Parce que ceux qui tuent ne sont pas n’importe qui. Heureusement, il paraît que le slogan « plus rien ne sera comme avant » a été homologué par les nouvelles autorités. Dans la pratique si cela est avéré, la route devrait se contenter d’user nos roues en caoutchouc, plutôt que nos vies en or. Du reste, restons prudents !


Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr





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