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Zuma au bord du précipice

03/02/2016
20:46

Les remous autour de la luxueuse résidence du président sud-africain, Jacob Zuma, continuent d’alimenter et de raviver les tensions dans le pays de Nelson Mandela. Acculé de toute part sur le montant « exorbitant » des travaux de réhabilitation de sa résidence, le président Jacob Zuma est à la croisée des chemins. Il doit dorénavant faire machine arrière et trouver des solutions à cette épineuse question et reconquérir, dans la mesure du possible, la confiance du peuple de la nation arc-en-ciel dont la majorité ne réclame que sa tête. Le scandale dit de « Nkandla », du nom du petit village où se trouve la fameuse bâtisse impériale,  construite à l’image, de la résidence d’été des présidents français, "est un véritable boulet pour , depuis plus de deux ans. C’est même devenu un sujet de railleries dans le pays, depuis qu’une première commission d’enquête parlementaire avait justifié les rénovations par des raisons de sécurité. Qu’à cela ne tienne, un rapport datant de mars 2014 accusait le président d’avoir agrandi sa luxueuse résidence privée aux frais du contribuable et . S’en est suivi un temps de résistance et de tractations entre le pouvoir suprême et les autres couches de la société. Reconnu pour son caractère bien trempé et son sang-froid, le président s’est montré inébranlable dans un premier temps. Mais la fibre de protestation enfle et la pression s’est intensifiée au fur et à mesure que le temps passe. Si avec les épouses du président Jacob Zuma, tout semble bien se passer dans le foyer conjugal,  avec le peuple sud-africain, le divorce plane dans l’air. Il doit désormais faire des concessions pour sauver sa face et celle de son parti, l’ANC. Alors, dans un communiqué officiel il s’est dit prêt à rembourser une partie des 20 millions d’euros de l’argent public utilisés pour rénover sa résidence. Exonéré de toute responsabilité par sa propre majorité parlementaire, mai, Jacob Zuma se croyait encore stable et avait refusé de rembourser un centime, malgré les conclusions de la médiatrice de la République chargée de veiller au bon usage des deniers publics ainsi que la saisine de la Cour constitutionnelle par les principaux partis d’opposition. Il est désormais grand temps de s’incliner devant le droit et la loi. Fatigué et désireux de mettre un terme aux interminables disputes qui pourrissent au jour le jour les relations entre l’Etat et le peuple sud-africain, le chef de l’Etat a proposé que le montant qu’il doit rembourser pour être tranquille soit fixé de manière indépendante et impartiale. Reste à savoir quelle sera la suite de ce dossier, puisqu’en remboursant, la culpabilité de détournement de fonds publics entre en jeu. Sera-t-il question de poursuivre M. Zuma devant les tribunaux? Quelles seront les réactions de l’appareil judiciaire sud-africain et des structures qui se sont levées contre cette gabégie du président Zuma? Une fois de plus, c’est la gestion des deniers publics des dirigeants africains qui est en cause. Il est clair que la rénovation du pied-à-terre d’un président élu n’est pas une priorité absolue pour le peuple. Alors, pourquoi se permettre un tel luxe alors que les terroristes et autres rebelles qui pullulent sur l’ensemble du vieux continent empêchent les économies de prospérer ? Les dirigeants sud-africains devraient se comporter comme le prix Nobel de la paix, le président exemplaire, Nelson Mandela. Ce scandale vient rappeler que tant que les peuples resteront en veille, et que les gardiens de la justice seront véritablement indépendants, la gouvernance « africaine » souffrira moins des maux qui la minent.


- Wanlé Gérard
 COULIBALY
Gerard_coul@yahoo.fr







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