Les brèves internationales
* Tunisie : le journaliste Taoufik Ben Brik libéré
Après 6 mois de détention, le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik a été libéré mardi 27 avril. Accusé d’avoir agressé une femme, Ben Brik avait été arrêté en octobre et condamné le mois suivant à six mois de prison.
Il a toujours nié les faits, se disant victime d’une machination. Cependant, les autorités ont démenti toute motivation politique et affirment que personne ne doit être au-dessus des lois. Cet opposant notoire au président Zine el Abidine Ben Ali collabore avec plusieurs journaux français. Il avait été poursuivi sur la foi d’une plainte d’une femme, qui lui reprochait de l’avoir agressée et d’avoir endommagé sa voiture lors d’une dispute dans la rue.
L’affaire avait provoqué des tensions diplomatiques entre la France et la Tunisie, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, exprimant sa déception après l’arrestation du journaliste. Le président Ben Ali a dénoncé une "ingérence étrangère" dans les affaires tunisiennes. La Tunisie est sensible aux critiques de l’Union européenne car elle souhaite obtenir un statut de partenaire privilégié de l’UE .
* France : un mandat d’arrêt notifié à Noriega
Arrivé mardi matin en France après son extradition des Etats-unis, l’ancien homme fort du Panama, le général Manuel Noriega, s’est vu signifier son mandat d’arrêt international par le parquet de Paris. La justice française l’accuse de blanchiment d’argent et de drogue.
Le général Noriega conteste la compétence de la France à le juger et conteste les faits qui lui sont reprochés. Ses avocats estiment qu’il ne peut être jugé en France en raison de son immunité d’ancien chef d’Etat et que les faits sont prescrits. Né en 1934 au Panama, Manuel Noriega a fait carrière dans l’armée avant de devenir de facto le dirigeant du pays de 1983 à décembre 1989. Collaborateur de la CIA depuis le début des années 70, il a d’abord été proche de Washington.
Mais son soutien aux dirigeants cubain Fidel Castro et libyen Mouammar Kadhafi, sa proximité avec le cartel colombien de la drogue de Medellin et le fait d’avoir poussé à la démission en 1985, le président élu du Panama, Nicolas Ardito Barletta, lui ont valu de perdre le soutien des Etats-unis. Capturé en 1990 par les Américains, il est condamné en 1982 à Miami pour trafic de drogue, racket, à 40 ans de prison, peine réduite à 17 ans en 1999.
* Belgique : Albert II accepte la démission du gouvernement
Le roi Albert II de Belgique a finalement accepté la démission du gouvernement d’Yves Leterne après l’échec des négociations pour résoudre le différend entre partis flamands et Wallons sur la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Le roi a reçu en audience lundi, le Premier ministre et a accepté la démission que ce dernier lui avait présenté jeudi dernier après l’effondrement de sa coalition. Des élections pourraient désormais être convoquées début juin. Les libéraux flamands avait annoncé jeudi qu’ils quittaient la coalition, accusant leurs homologues francophones et néerlandophones.
L’arrondissement comprend Bruxelles, officiellement bilingue, mais aussi une vingtaine de communes flamandes autour de la capitale. Ce statut mixte permet aux Wallons francophones de voter pour des listes francophones ou néerlandophones, ce que contestent les flamands au nom du principe d’égalité. Cette nouvelle crise politique, liée aux divisions linguistiques, intervient alors que la Belgique doit prendre la présidence tournante de l’Union européenne le 1er juillet prochain.
Rassemblées par Bachirou NANA Sources : AP, Reuters