Brèves internationales
* Paul Kagamé aux Etats-Unis malgré une action judiciaire
Le président rwandais, Paul Kagamé, s’est rendu aux Etats-Unis la semaine dernière, bien qu’une action ait été entamée devant la justice américaine au sujet de la mort de deux présidents africains en 1994.
Les veuves des dirigeants de l’époque, au Burundi et au Rwanda, dont le décès avait provoqué le génocide de 1994, affirment que Paul Kagamé a donné l’ordre d’abattre leur avion, ce que l’intéressé dément. Les veuves de Juvénal Habyarimana et de Cyprien Ntaryamira ne vivent pas aux Etats-Unis mais elles ont porté plainte à Oklahoma City en raison des liens que Paul Kagamé entretient avec l’université, selon leurs avocats.
Elles demandent 350 millions de dollars de dommages et intérêts. Un porte-parole de l’université a déclaré que Paul Kagamé était venu en l’honneur des étudiants et qu’il ne serait pas question de la politique rwandaise. L’avion qui transportait le président Habyarimana - un Hutu - et le président Ntaryamira avait été abattu le 6 avril 1994 au moment où Paul Kagamé était le chef rebelle à la tête du Front patriotique rwandais, qui a chassé le régime génocidaire du pouvoir.
* RDC : Le règne de la terreur des rebelles ougandais
Le chef des affaires humanitaires de l’ONU, John Holmes, a indiqué que des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) avaient tué jusqu’à 100 personnes dans le village environnant de Kpanga. Il a ajouté qu’une enquête était en cours pour faire la lumière sur les circonstances du massacre et déterminer le nombre exact de victimes. Cela porte déjà à plus de 500 le nombre de personnes tuées entre les mois de décembre et mars.
Selon les Nations unies, plus de 300 autres personnes – dont près de la moitié sont des enfants – ont été enlevées par les rebelles ougandais. Tout en reconnaissant que les forces congolaises et ougandaises déployées dans la région pour traquer les combattants de la LRA, ont enregistré certains succès, le coordonnateur des affaires humanitaires de l’ONU, John Holmes, a appelé la communauté internationale à tout mettre en œuvre pour mettre un terme à ce qu’il a décrit comme le règne de la terreur des rebelles ougandais.
* New-York : un attentat déjoué de justesse
Le quartier new-yorkais de Times Square a échappé de peu à un attentat. Un véhicule 4x4 contenant des explosifs a été retrouvé dans la soirée du 1 er mai 2010 entre la 45ème rue et la 7ème avenue. Le quartier des théâtres a été immédiatement évacué et, selon le maire de New York Michael Bloomberg, cela aurait pu être un « événement très meurtrier ». Le président américain Barack Obama a félicité « l’excellent travail de la police » qui a réagi rapidement après l’alerte.
A l’aide d’un robot, l’équipe de déminage a découvert dans la voiture une bombe improvisée, avec trois bombonnes de gaz, deux jerricanes d’essence, des feux d’artifice, une boîte qui semblait contenir de la poudre à munitions, ainsi que deux horloges reliées à des fils électriques. L’engin aurait pu causer une explosion et un incendie sérieux, a affirmé le maire de la ville, Michael Bloomberg. Une enquête est ouverte afin de permettre à la police de connaître qui pourrait avoir été derrière cet attentat et quel pourrait en être le motif.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, celui-ci constitue le douzième attentat déjoué aux Etats Unis.
Rassemblées par Enok KINDO
Sources : AFP, RFI, BBC