* Côte d’Ivoire : reprise du processus électoral annoncée pour le 10 mai
Le processus électoral ivoirien bloqué depuis le début de l’année doit reprendre le 10 mai avec la relance du traitement des contentieux sur la liste des votants, ont annoncé dimanche, le Premier ministre Guillaume Soro et le président de la Commission électorale indépendante, Youssouf Bakayoko.
"La reprise de cette opération concernera d’abord, la liste dite grise publiée en marge de la liste électorale provisoire et comportant 1,033 million de cas litigieux", indiquent dans un communiqué M. Soro et le président de la Commission électorale indépendante. Sur cette liste, figurent des personnes dont la qualité d’électeur et la nationalité ivoirienne ne sont pas avérées car elles n’ont été retrouvées sur aucun des fichiers retenus pour l’élaboration de la liste.
Le traitement des contentieux avait été suspendu en urgence le 10 février après des violences de militants d’opposition qui manifestaient contre des procès ouverts à la demande du camp du président Laurent Gbagbo en vue de radier de présumés étrangers de la liste
* Cameroun : la police intervient contre des journalistes manifestant à Yaoundé
Les forces de l’ordre sont intervenues lundi à Yaoundé contre des journalistes participant à un rassemblement dans le cadre de la Journée de la liberté de la presse et pour réclamer la lumière sur le décès d’un confrère en détention préventive.
Ce sont entre 200 et 300 personnes répondant à l’appel de l’Union des journalistes du Cameroun qui ont tenté de se diriger vers le siège des services du Premier ministre, Yang Philémon, pour y faire un sit-in lorsqu’elles ont été bloquées à un carrefour par des policiers et gendarmes. Selon les autorités, le rassemblement sur le site projeté a été refusé pour non-respect des délais légaux de déclaration de manifestation publique.
Les manifestants ont été bousculés à coups de matraque. Au moins deux journalistes, un correspondant camerounais de RFI, Polycarpe Essomba et Jean-Baptiste Ketchateng du quotidien privé Mutations, ont eu leurs habits déchirés. Selon le correspondant de l’AFP. le sit-in s’est finalement tenu au carrefour où la manifestation avait été bloquée, sous la surveillance d’un important dispositif policier.
Sur les pancartes des manifestants, on pouvait notamment lire "que la lumière soit faite sur la mort de Bibi Ngoté", du nom du directeur de Cameroun-Express, décédé le 22 avril dernier à la prison de Yaoundé, où il était en détention préventive depuis le 10 mars 2010
* Centrafrique : prolongation du mandat présidentiel examinée par les députés
L’Assemblée nationale centrafricaine a entamé lundi, l’examen d’un projet gouvernemental visant à fixer un cadre juridique à la prolongation du mandat présidentiel au-delà de juin et jusqu’à l’organisation des élections. "Le bureau de l’Assemblée nationale a reçu le texte vendredi 30 avril. C’est la procédure de recevabilité qui commence", a déclaré le responsable à la communication de l’Assemblée, Jean Christophe Touakougou.
Durant cette première phase, "les présidents des groupes parlementaires vont examiner ledit à huis clos. Puis, ce sera ensuite en commission qu’il sera examiné toujours à huis clos", a expliqué M. Touakouzou.
La Centrafrique devait initialement organiser le 25 avril, des élections présidentielle et législatives qui ont ensuite été repoussées au 16 mai. Ces scrutins ont été reportés une deuxième fois à une date non fixée pouvant dépasser le 11 juin, fin prévue de la présidence de François Bozizé.
Le report des élections était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral qui estiment que la Centrafrique ne réunissait pas les conditions pour la tenue de scrutins exempts de contestation. M. Bozizé arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2003 a été élu en 2005
* Niger/Mauritanie : un présumé terroriste mauritanien extradé au Niger
Un présumé terroriste mauritanien, Taghi Ould Youssef qui avait été visé par un mandat d’arrêt international et arrêté en fin 2009, a été extradé de Niamey dans la nuit du dimanche à lundi et remis aux autorités mauritaniennes. "Nous l’avons effectivement reçu, il a été extradé du Niger, par avion", a déclaré à l’AFP, une source sécuritaire sous couvert de l’anonymat.
Selon d’autres sources sécuritaires, Taghi Ould Youssef, avait été l’un des premiers Mauritaniens à intégrer les rangs du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien en 2005. Son départ faisait suite à une vague d’arrestations d’islamites mauritaniens accusés par le régime du colonel Maoouiya Ould Taya (1984-2005) d’entretenir des liens avec le GSPC et le réseau Al Qaïda d’Oussama Ben Laden.
En avril 2008, M. Ould Youssef avait pu s’échapper et gagner le maquis, après une opération contre les "jihadistes" présumés dans un quartier de Nouakchott qui avait fait trois morts. Il s’était ensuite rendu au Niger où il devait selon les autorités nigériennes, mener une mission de recrutement de jihadistes pour le compte de son organisation. Le gouvernement mauritanien avait alors demandé son extradition. Fin 2009, il avait été arrêté et emprisonné au Niger
* Afrique du Sud : le chef de la Ligue des jeunes de l’ANC comparaît devant ses pairs
En Afrique du Sud, le chef de la Ligue des jeunes de l’ANC, Julius Malema, affronte une procédure disciplinaire. Hier, 3 mai, il devrait être entendu pour la première fois, par un jury composé de différents responsables du parti. Il est accusé de mauvais comportement et d’avoir discrédité le parti. Ses provocations ont fini par agacer son propre camp, et il va devoir répondre aux questions de plusieurs dirigeants du parti.
Le mois dernier, il a traité un journaliste de la BBC de "bâtard" avant de l’expulser d’une conférence de presse.
Cette dernière incartade était de trop. Et Jacob Zuma a mis en garde son poulain et l’a sermonné pour avoir discrédité le parti. Malema a transgressé par deux fois les règles de bonne conduite politique : il s’est exprimé sur le meurtre du dirigeant d’extrême droite Eugène Terre Blanche et il a continué de chanter en public le refrain où il est dit "Tuons les Boers, tuons les fermiers blancs". Récemment, le jeune politicien a aussi été attaqué sur son train de vie : montres de valeur, villas de luxe et soirées de champagne. Ses dérapages n’amusent plus les galeries. La plupart des membres du jury devant lequel il comparaît aujourd’hui, ont déjà signifié qu’ils ne supportent plus ses débordements
* Exposition universelle : les différents visages de l’Afrique exposés à Shanghaï
L’exposition universelle de Shanghaï a ouvert ses portes au public, samedi 1er mai 2010 et le restera pendant 6 mois. Au cœur de cette exposition, on peut découvrir une très importante présence africaine. On y découvre la place de l’Afrique, un lieu de rencontre encadré par les pavillons nationaux d’Algérie et de Tunisie, d’Afrique du Sud ou encore du Nigeria. Il y a aussi le grand pavillon commun, qui accueille plusieurs dizaines de pays d’Afrique noire.
Le stand du Togo fait le plein de visiteurs, 100% chinois. Un malien de Shanghaï recruté l’année dernière, pour superviser l’installation du pavillon, semble se satisfaire du démarrage de cette exposition universelle. Mais on aura remarqué que certains stands de la Gambie ou de la Somalie qui se résument à quelques photos, semblent avoir été totalement mis en place par les autorités chinoises. Et au premier jour de l’ouverture de l’exposition, le prestigieux pavillon de l’Afrique du Sud est resté fermé aux visiteurs sans aucune explication o
Rassemblés par Gabriel SAMA
Sources : Jeune Afrique, RFI, AFP.