Une concertation entre les associations et ONG pour une meilleure collaboration
Le ministère de la Promotion de la femme a organisé une rencontre d’échange avec les associations et ONG intervenant dans le secteur de la promotion de la femme, le 27 juillet 2010, à Ouagadougou. Il s’est agi de faire le bilan de leurs activités et de dresser de nouvelles perspectives.
En vue de renforcer son partenariat avec les associations et ONG du secteur de la promotion de la femme et à la faveur de l’adoption de la politique nationale genre devant être mise en œuvre par tous les acteurs de développement, le ministère de la Promotion de la femme a initié une rencontre d’échange avec ses collaborateurs.
C’était notamment, les représentants d’environ quatorze mille cent soixante dix neuf (14 179) associations, ONG, coopératives et groupements intervenant aussi bien dans les sous-secteurs de la santé, de l’éducation, de l’économie, des droits catégoriels de la femme et de la jeune fille, que ceux de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement ayant demandé une collaboration avec les services techniques du ministère de la Promotion de la femme.
Et selon la ministre en charge de ce département, Mme Céline Yoda/Konkobo, une telle importance numérique et la diversité de leurs domaines d’intervention devraient permettre non seulement, un plus grand impact sur les indicateurs de développement, mais aussi et surtout, contribuer à accélérer l’amélioration du statut de la femme à tous les niveaux.
Cependant, la concertation entre les différents acteurs connaît des blocages qui se résument à la faible capacité organisationnelle de certaines structures, l’insuffisance de qualification des associations et groupements intervenant dans tous les domaines à la fois et l’insuffisance dans la capitalisation et le suivi des actions de la société civile, etc.
C’est face aux blocages dans la concertation de ces différents acteurs que s’est tenue la rencontre regroupant cent cinquante (150) participants. Ceux-ci ont mené la réflexion sur le thème "Etat des lieux et perspectives de la collaboration entre les organisations de promotion de la femme et le ministère de la Promotion de la femme".
Trois communications ont été dégagées de ce thème et ont porté respectivement sur l’état des lieux et les perspectives de la collaboration entre le ministère et les associations et ONG intervenant dans le secteur de la promotion de la femme, les formes de partenariat entre ce ministère et les Organisations de la société civile (OSC), la politique nationale genre et le processus de mise en œuvre.
De l’avis de la ministre Céline Yoda/Konkobo, il est nécessaire que les associations et ONG intervenant dans le secteur de la promotion de la femme se regroupent par domaine d’intervention pour plus d’efficacité.
Les participants ont relevé les forces et les faiblesses de la collaboration des associations et ONG et proposé des stratégies d’amélioration du partenariat entre les associations et ONG du secteur de la promotion de la femme et le ministère en charge de la question. Ils ont aussi identifié les stratégies de suivi et d’amélioration de la capitalisation des actions des associations et ONG.
Ils ont également suscité la réflexion sur l’idée de mise en place d’un cadre de concertation entre d’une part, les acteurs du secteur de la promotion de la femme et d’autre part, tous les ministères qui collaborent avec les ONG et associations.
Le coordonnateur du Projet de renforcement de l’interface Etat-secteur-privé-société civile (PARECAP), André Richard Ouédraodgo, a salué cette réflexion autour de la problématique de la concertation entre le secteur public et les acteurs non étatiques. "Le PARECAP prômeut à juste titre ce type de concertation", a-t-il affirmé.
Il a expliqué que le PARECAP est disposé à soutenir ces initiatives de concertation parce que convaincu que les dialogues bipartites ou tripartites créent un impact sur la gouvernance. Les efforts de réduction de la pauvreté constituent un outil pour tracer le sillon du progrès.
Il déplore cependant, la disparité et les inégalités en défaveur des femmes malgré les efforts déployés et les progrès enregistrés, ces dernières années. "Cette situation est préjudiciable au développement et à la lutte contre la pauvreté quand on sait que les femmes constituent 51,7% de la population au Burkina Faso", a-t-il précisé. Il a, par ailleurs, encouragé les OSC à poursuivre la mise en place de leur cadre unitaire de dialogue.
Aimée Florentine KABORE
Marie Reine OUEDRAOGO
(Stagiaire)