Liberté d’expression

Protestations contre l’arrestation de journalistes en Gambie

mercredi 28 juillet 2010

Une campagne mondiale de dénonciation des violations des droits de l’homme en Gambie a eu lieu, le jeudi 22 juillet 2010 à Ouagadougou . L’objectif était entre autres, d’attirer l’attention des médias du monde, surtout burkinabè, sur la disparition de journalistes dans ce pays.

« Gambie 2010 :arrêtez l’état de peur et assurez la primauté du droit », tel était le thème de la campagne mondiale d’Amnesty International ,le jeudi 22 juillet 2010, contre les violations des droits humains. Cette date coïncide avec la fête nationale de la Gambie, baptisée Journée de la liberté.

C’est la section burkinabè d’Amnesty International qui a tiré sur la sonnette d’alarme, lors d’une conférence de presse, sur ces violations des droits de l’homme. Un coup de gueule qui a eu lieu simultanément dans 14 pays et 19 pays du monde pour, selon le directeur exécutif d’Amnesty International-Burkina (AIBF), Yves Boukari Traoré, alerter les médias du monde, les organisations inter-gouvernementales, notamment l’ONU sur les dénis des droits humains dans cette ex-colonie anglaise.

En Afrique, les défenseurs de droits humains ont informé les journalistes et l’opinion de plusieurs pays, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Liberia, le Nigéria, le Sénégal, le Togo, la Sierra Léone. Pour illustrer ses propos, M. Traoré a cité la disparition du journaliste gambien, Ebrimah Manneh. Son crime a été, a-t-il ajouté, d’imprimer un article critique de la BBC sur le régime gambien. Une situation qui oblige, selon lui, les journalistes à s’auto-censurer.

A cela, s’ajoute l’emprisonnement d’une cinquantaine de Gambiens, Nigérians, Sénégalais, etc. Les plus connus sont le Nigérian Edwin Nebolisa Nwankaeme et l’opposant Femi Peters. Et Christian Zongo, chargé de la campagne contre la mortalité maternelle à AIBF ,de renchérir : « le régime vient de condamner à mort huit hommes accusés de trahison ou de tentative visant à déstabiliser le gouvernement ».

Dans l’annonce d’Amnesty International adressée aux journalistes, lue par le coordonnateur du projet éducation en droits humains, Moussa Ouédraogo, « Amnesty International demande au gouvernement de la Gambie, de mettre fin à la pratique répandue de la détention arbitraire et de torture(…) ». Les actions de protestations d’AIBF se sont poursuivies à travers des séances pétitions-photos, des témoignages de militants engagés.

Alassane KERE


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