Construction de l’aéroport de Donsin

L’Etat recherche l’implication du secteur privé

vendredi 30 juillet 2010

Une rencontre d’information pour la réalisation de l’exploitation de l’aéroport internationale de Donsin a eu lieu, le jeudi 29 juillet 2010 à Ouagadougou. L’objet de cette réunion a été d’encourager les opérateurs privés nationaux à contribuer à la construction à hauteur de 45 milliards de FCFA.

La construction et l’exploitation du nouvel aéroport de Donsin est une aubaine pour les opérateurs économiques du Burkina Faso. Ils pourraient en tirer d’énormes profits, si l’on s’en tient à la vision du maître d’ouvrage de l’aéroport international de Donsin. Mais avant de profiter des bénéfices à court et long terme de cet aéroport, il faudra que les opérateurs privés nationaux acceptent d’investir.

Pour inciter les poids lourds de l’économie burkinabè à s’intéresser à ce projet, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), en collaboration avec le maître d’ouvrage de l’aéroport international de Donsin, a tenu une réunion d’information sur la création d’une société d’économie mixte qui sera chargée de la gestion de l’aéroport, le jeudi 29 juillet 2010, à Ouagadougou.

Des explications données par le consultant de l’entreprise chargée de l’exécution des travaux de construction, Marco Vila, il est ressorti que les opérateurs privés burkinabè pourront en tirer profit du business dans divers domaines dont les principaux sont le transport, l’hôtellerie et la restauration. "Nous allons réunir toutes les informations sur le type de projet, les différentes infrastructures qui seront implantées", a dit le directeur général de la CCI-BF, Franck Tapsoba. Avant de préciser : "Nous allons surtout nous intéresser à la rentabilité financière du projet.

Après tout cela, le secteur privé pourra se déterminer au niveau de sa participation". A terme, le nouvel aéroport engloutira la somme de 175 milliards de FCFA. En termes de contribution, l’Etat a besoin de ses partenaires privés, selon le directeur général du maître d’ouvrage, Hippolyte Lingani, la somme de 45 milliards de FCFA.

Ce partenariat public privé doit se dérouler en trois phases. "Le secteur privé investit pour la phase une, sept milliards de FCFA pour en récolter seize et pour la phase deux, il intervient avec huit milliards de FCFA pour près de 70 milliards de gain", a indiquer M. Lingani.

Pour ce dernier, des droits d’exploitation de l’actuel aéroport et de celui de Donsin seront concédées au privé, si toutefois la collaboration se réalisait. En revanche, si les opérateurs privés n’arrivent pas à exploiter leur part, l’Etat prévoit des solutions de rechange ou des sanctions. "Si le secteur privé n’arrive pas à couvrir sa part de 25%, nous verrons comment l’Etat qui est à 10% pourra couvrir cette partie", a expliqué le maître d’ouvrage.

De l’avis de lHippolyte Lingani la concession sera régie par un certain nombre de dispositifs, avec un cahier des charges. Par conséquent, "si le concessionneur n’arrive pas à respecter le cahier des charges il est prévu des clausses qui peuvent aller jusqu’au retrait du contrat" a-t-il poursuivi. Pour la mise en place de la société d’économie mixte, un comité interministériel a été créé.

Il comprend le premier ministère, les ministères en charge des Finances, la CCI-BF et la DAAN. A cette rencontre d’information, les membres représentant cesdits ministères, la CCI-BF, les banques, les opérateurs économiques, le monde aéronautique ont répondu présent. Selon les organisateurs de la réunion, les travaux de construction de l’aéroport débuteront en 2012.

Steven Ozras KIEMTORE

kizozvas@yahoo.fr


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