L’approche participative produit des résultats tangibles
Le Projet de renforcement des capacités des communes urbaines (PRCCU) a clos sa première phase d’exécution. A cet effet, un atelier-bilan s’est tenu le 29 juillet 2010 à Ouagadougou, au cours duquel les acteurs impliqués dans la décentralisation ont reconnu la pertinence du projet.
Mis en place par le gouvernement burkinabè en 2003, pour accompagner le processus de décentralisation, le Projet de renforcement des capacités des communes urbaines (PRCCU) est arrivé à son terme. Et l’occasion a été donnée, jeudi 29 juillet, de passer en revue les actions menées au profit des six communes bénéficiaires du projet : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Banfora, Kaya et Orodara.
Le PRCCU a eu la particularité de mettre en place une approche participative dans sa démarche, en impliquant populations, maires, Etat et partenaires techniques et financiers dans la réalisation de ses objectifs. Et cela a produit des résultats "positifs".
En effet, le PRCCU a contribué à améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base dans ses communes d’intervention. Et cela, à travers l’appui à la construction et à la réhabilitation d’écoles publiques primaires et d’établissements secondaires, l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, l’électrification des quartiers, la réalisation d’espaces verts.
Des acquis
Le PRCCU a aussi contribué à l’atteinte des objectifs dégagés dans le cadre stratégiue de lutte contre la pauvreté, en ce qui concerne la promotion de l’emploi. Dans cette dynamique, 5 500 emplois temporaires et 7 500 emplois permanents à travers la réalisation de marchés de quartiers, de bornes-fontaines, de jardins maraîchers (dont 80% des emplois profitent aux femmes) ont été créés.
Dans le domaine de la promotion de la gouvernance locale, la possibilité a été donnée aux populations de définir des objectifs et de les atteindre, avec des moyens de mise en œuvre mis en commun. De même, la participation des communautés en tant que partenaires dans le processus de passation des marchés à travers la commission d’attribution des marchés des communes, a été constatée. Toutefois, le PRCCU a connu des difficultés dans sa mise en œuvre.
La mobilisation des acteurs institutionnels n’a pas été à la hauteur des attentes des populations et des autorités locales et une lenteur dans le processus de passation des marchés d’études et de travaux, ainsi que la défaillance de certaines entreprises a été notée. Somme toute, le coordonnateur du PRCCU, Seydou Kaboré, tire un bilan satisfaisant, au regard des acquis engrangés. D’ailleurs, différents intervenants ont plaidé pour qu’une seconde phase du projet puisse être entamée.
Le ministre délégué aux Collectivités territoriales qui a présidé l’atelier s’est montré favorable à la pérennisation du projet et a indiqué que des initiatives seront menées dans ce sens.
Toussaint Abel Coulibaly a surtout, salué la pertinence du projet et a demandé aux communes bénéficiaires de faire bon usage des acquis enregistrés. Outre l’Etat et les populations elles-mêmes, le PRCCU a bénéficié de l’apport financier du PNUD, des Engagements nationaux, à travers la République de Chine (Taïwan), du Luxembourg et de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).
Gabriel SAMA