Enseignant chercheur à l’ENAM, secrétaire général du Premier ministre, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, député à l’Assemblée nationale, président du groupe parlementaire de l’Afrique de l’Ouest au parlement panafricain, Lassané Savadogo est un homme au parcours bien riche. Celui-là même qui déclare avoir comme principale passion la politique est depuis son jeune âge militant actif dans les associations des scolaires et plus tard animateur de la Révolution démocratique et populaire à l’Université de Ouagadougou. Invité de la rédaction de Sidwaya, lundi 15 février 2010, il s’est prêté aux questions des journalistes de Sidwaya pendant plus de trois heures d’horloge. “Je me sens mal à l’aise pour analyser cette affaire”, a-t-il dit par rapport à la démission de Jérôme Bougouma du gouvernement. Lassané Savadogo souligne également que les inondations du 1er septembre ont permis de savoir que les Burkinabè sont très solidaires.Aussi, dit-il, “on ne doit pas focaliser les débats sur l’article 37”. Pour ce juriste ayant participé à la rédaction de la constitution “il faut travailler plus à un meilleur équilibre dans la répartition du pouvoir”. D’autres questions telles que l’organisation des concours, l’absence de commissions d’enquêtes parlementaires, le Gabon, la réforme de l’ONU, les Etats-Unis, le Tchad, la Côte d’Ivoire... sont abordées dans cette interview. Sur la crise ivoirienne, Lassané Savadogo soutient ceci : “Laurent Gbagbo devrait comprendre qu’il n’est pas un président qui possède l’ensemble des prérogatives que confère la constitution ivoirienne”.